dimanche 29 septembre 2013

J71 et J72

j'ai passé deux jours à trier, jeter, réorganiser, on bureau, les placards, les étagères de livres, ma chambre. ce fut épuisant mais tellement satisfaisant et du coup, je ressens la même chose émotionnellement : envie de me débarrasser de ce qui est inutile, me surcharge, m'encombre et n'a finalement pas beaucoup d'importance.
évidemment, je fais allusion à ces histoires de mecs tellement bizarres. hier soir Christophe a envoyé un message disant qu'il me faisait un coucou au milieu de sa soirée, style il passait une longue soirée. je crois qu'il était avec ses enfants; je n'aime pas parfois sa façon de penser qu'il vit des choses incroyables. ma copine Christine me dit que c'est juste qu'il a envie de partager chacun des moments qui'l vit mais moi je m'en moque.
et puis ce matin il a envoyé un message disant que ces premières pensées vagabondaient vers moi, et que je lui manquais tellement que ça lui donnait le vertige. j'ai détesté lire ça, parce qui'l ne veut pas qu'on organise une rencontre en dehors de ses missions de travail. alors qu'il aille se faire foutre avec son manque. ça rime à quoi d'être en manque ? ça nous apporte quoi ? ça lui apporte quoi ? alors, comme tous ces papiers que je gardais au cas où, j'ai envie de virer cette histoire qui ne sert à rien. il a parlé de venir me voir à Bordeaux ma semaine prochaine où je serai en déplacement pro, et je suis certaine qu'il ne viendra pas. et ça me fout dans une colère qui'l ose en parler, comme si c'était sûr.
Bruno, lui au moins, il se débrouille pour me voir, il s'organise, il accepte juste un moment passé ensemble.
mais même Bruno, qui s'est coupé les cheveux et qui est super mignon, je dois arrêter car ça ne mène à rien et il tombe amoureux je le sens, mais je sais que ce n'est pas mon genre... enfin je ne peux rien envisager avec lui. et puis, ce n'est pas un bon amant.. et ça, ça ne pardonne pas.
bon, je le savais, je le savais qu'un jour Christophe ne me plairait plus. ça fait ça à chaque fois. et là, c'est arrivé.
de toute façon je n'ai pas le temps et marre de gaspiller le mien avec ces appels incessants et mon attente de quelque chose qui ne se fera pas.
allez, la semaine recommence, on verra ce qui se passe.
ce matin j'ai tenu 16 kilomètres et hier 10. et tant mieux parce que cette semaine je n'ai pas été terrible en sport. demain piscine... il faut que les choses reprennent leur place...

vendredi 27 septembre 2013

J69 et J70

mes journées sont archichargées, je n'arrive plus à trouver le courage depuis 3 jours de courir le matin de bonne heure. ce matin, je me suis recouchée.
je ne veux plus voir Bruno ni la bande de copains foireux chez qui notre baiser a eu lieu.
je suis connectée en pensée en écrit en paroles (tél) avec Christophe en permanence, et je dois rester clean pour lui.
les autres, Bruno, ce sont des pauvres gens, ils tournent en rond dans leur couple et leur vie, font des soirées alcoolisées et débridées pour se donner l'illusion de vivre encore un peu. mais qui ? rien, des baisouilles ici ou là mais pas de culture de sorties de partages.
j'ai eu peur qu'ils me virent de leur bande, c'est moi qui me retire.
j'ai mieux à faire.
Bruno attend un signe de moi.
il peut attendre. je n'ai pas assez de temps pour le gaspiller avec un amant médiocre, marié de surcroit et sans grand intérêt... il faut que je me reconcentre. que j'arrête de m'éparpiller...
impératif.
je suis trop fatiguée !!

mercredi 25 septembre 2013

J68

hier, j'ai passé l'après-midi dans une chambre d'hôtel avec Bruno. ce n'est pas un bon amant, loin s'en faut mais il est tendre et caressant et adorable.
il m'a permis de prendre du recul par rapport à Christophe et depuis hier, Christophe et moi ne nous lâchons plus, appels, messages, appels...
hier soir je suis allée à une soirée Meetic avec ma copine, j'ai loupé mon entrainement course à pied, je me sentais légère et heureuse. j'ai parlé avec quelques mecs dont un vraiment chouette mais bon, c'est bon là, je suis au taquet.
je ne sais pas si je recoucherais avec Bruno mais j'ai pris conscience que j'étais super accro à Christophe; il m'a envoyé des photos de lui presque nu, il a une carrure de dingue, larges épaules dos large, grand, charmant...
je craque totalement et je n'aime pas ça.
je déteste ça.
au moins avec Bruno, je suis maitresse du jeu, lui il est à fond, pas moi.
en plus, au niveau boulot, j'ai eu un très bon retour sur un projet rendu et je suis folle de joie.
ce matin, j'ai visité une maison mais ça n'ira pas. dommage.
je sens que je suis en veine. tout me sourit à nouveau si ce n'est ces saloperies de règles qui vont arriver et me font super mal, tout va bien.
il ne me manque plus qu'à voir Christophe à me réchauffer à sa peau à m'enrouler à lui, m'endormir contre lui... j'en crève !

mardi 24 septembre 2013

J67

hier, j'ai vu Bruno. il est venu jusqu'à mon travail du lundi pour passer une heure avec moi. il m'a dit qu'il devait bosser dans le coin. c'est certainement vrai mais c'est un drôle de hasard que ça arrive justement un lundi.
peu importe c'était très sympa.
on s'est retrouvés dans un parc et on s'est embrassés comme des ados sur un banc, emboités l'un dans l'autre. on s'est caressés aussi un peu.
il était tellement bien et moi aussi. il dit qu'il pense à moi sans cesse et qu'il revit comme un adolescent, justement. on se touche, on se caresse du bout des doigts et il dit que sa femme ne fait jamais ça. il me fait penser à mon amour mort. il avait lui aussi été privé de cette chaleur tactile qui est la mienne et il en était fou.
Bruno est adorable, mignon comme tout, mais je ne lui dirai pas, parce que je veux garder de la hauteur sur cette histoire.
on se voit cet après-midi. on va aller à l'hôtel afin de pouvoir faire l'amour tranquillement. et j'aime bien cette idée. de me retrouver enfin nue contre lui.
enfin nue contre un homme.
hier soir, ma voisine m'a prêté sa balance et je me suis pesée. je n'ai pas maigri. avec tout le sport que je fais, je n'ai pas maigri. je suis dégoûtée.
j'ai bien l'intention de perdre trois kilos dans le mois à venir.
Christophe m'a appelée ce matin. enfin !
je n'ai pas lu son message envoyé sur Fb et pas répondu à son texto de la nuit. alors il a réagi. enfin !!!
et il a appelé ce matin.
il m'a dit être frustré de cette distance.
qu'il va se rapprocher le plus possible.
qu'on va se voir bientôt.
la semaine prochaine ou l'autre...
entre temps, j'aurais fait l'amour avec Bruno peut-être plus qu'une fois et j'aurais pris le large, émotionnellement.
j'ai eu si peur de le perdre. alors je vais me protéger.
je vais le faire succomber.
je veux qu'il soit vraiment amoureux de moi.
et je veux garder Bruno dans ma vie aussi.
il est tellement adorable. cette relation me plait beaucoup pour le moment...

dimanche 22 septembre 2013

J66

et voilà c'est reparti, je me renferme, je me mure, je n'ai plus envie de parler, de voir, de contact...
Christophe le mec de Fb n'a pas répondu à mon aveu de déception et j'ai décidé de ne rien commencer avec Bruno. ça va m'attirer des emmerdes et rien d'autre.
en plus, je pense que lui il y met plus d'enjeu que moi, moi c'est pour le fun, lui me parle de voyager ensemble et je ne sais quoi.
je ne veux pas me retrouver avec ce mec un jour sur les bras parce que ça aura clashé avec sa femme. il est mimi mais rien de plus.
c'est Christophe que je veux.
il faut que je me fasse confiance, que je n'intervienne plus jusqu'à ce qui'l revienne. il va revenir, il a dit qu'il était "amoureux" de moi, que penser à moi le rendait heureux... et là, plus de nouvelles.
bon, je dramatise comme chaque fois parce que ses dernières nouvelles datent d'hier alors rien de catastrophique non plus.
mon copain prof de musique, avec qui je suis allée au ciné, me parle de liens qui conduisent mon inconscient à agir toujours de la même façon, même malgré moi, comme des fils qui manipulent les marionnettes... mais quels fils ?
conclusion : j'ai tout replié, je ne m'occupe plus des mecs, je fais silence et retraite.
je ne suis pas faite pour avoir un mec, point barre.

samedi 21 septembre 2013

J65

Bruno m'a donné rendez-vous. un rendez-vous furtif juste pour me voir tranquille, rediscuter de cet instant volé où nous nous sommes embrassés, emballés par l'alcool et le délire d'une soirée et dont nous avons gardé un sentiment doux et étrange. quelque chose de différent d'un baiser volé par l'acool et le délire
il a essayé de tenir, d'oublier les sensations que cela lui a laissées, de ne plus avoir envie d'aller plus loin, de ne pas tenter de me revoir mais il n'a pas réussi; un peu plus d'un mois après, le souvenir est resté gravé obsessionnellement en lui.
donc, il m'a réécrit et a fini par me proposer un rendez-vous. hier soir.
on s'est vus dans un chemin de campagne perdu (enfin, bon, il y avait quand même un mec venu roder dans le coin et là, ça craint un peu...) et nous nous sommes embrassés à nouveau, nous avons parlé beaucoup, nous nous sommes encore embrassés.
il n'aurait pas fallu grand-chose pour que ça dérape mais moi je ne me sentais pas.
d'abord parce que je le connais depuis quelques années, que je connais son épouse, que...
en tout cas, j'ai pu, en le voyant de près, me rendre compte qu'il était très mignon, avec de super beaux yeux, très bien foutu, je n'avais jamais remarqué, en fait je ne l'ai jamais regardé ce mec, des bras musclés... bon, par contre il n'est pas grand.
lui, semble penser que cette "aventure" peut devenir sérieuse. moi je sais que non, et j'espère que cela ne créera pas de dégâts.
en fait, je mens, je sais très bien que ça finira en bordel mais il y a une sorte d'excitation à l'idée de ce bordel.
une sorte d'égoïsme satyre de me dire que peu importe l'issue, je me le serai tapée et il aura aimé ça.
en plus, ça m'aide à relativiser pour Christophe, le mec FB.
je crois que de lui, je tombe peu à peu amoureuse et je lui en veux de n'avoir pas cherché à me voir.
je suis même furax, vexée.
alors je lui ai envoyé un message.
j'ai passé la journée loin de chez moi pour le boulot, je suis rentrée claquée, et j'aurais du en fait dormir contre lui. mais il roule toute la semaine, il était crevé, avait besoin de repos. je ne digère pas de ne pas être assez importante pour qu'il ait envie de faire un effort.
alors je lui ai envoyé un message. je le lui ai dit.
je verrai bien sa réaction.
en attendant, je me "console" avec Bruno. et franchement, ce n'est pas dégueu du tout.
je vais même relancer ce type rencontré il y a sept ans qui m'avait sollicitée cet été et proposé d'être mon amant éternel. alors pourquoi pas ? je vais me griser de corps masculins, arrêter de refuser là où je suis tentée, ça m'évitera de m'attacher à Christophe, une chimère virtuelle, un amoureux à distance.
je suis fâchée, c'est sûr mais ça va passer. je vais m'en occuper très rapidement.
et je réfléchis encore : pourquoi est-ce que les hommes ne tiennent pas jusqu'au bout ? pourquoi lâchent-ils avant ?
je n'en sais rien.
je m'en fous.
je n'ai pas envie de me prendre la tête sur ce que je fais, ne fais pas, devrais faire. je prendrai le temps d'y réfléchir quand je serai vieille. et seule. et désoeuvrée..
donc, bref, certainement jamais..

vendredi 20 septembre 2013

J63 et J64

Bruno m'a recontactée.
et cette fois-ci nous avons décidé de nous revoir, juste nous revoir, boire un verre, marcher un peu et voir si on tente l'aventure jusqu'au bout.
parce qu'il est marié tout de même. et je connais sa femme. et que je ne veux rien foutre en l'air dans sa vie.
mais comme ma vie à moi n'a aucune contrainte, aucun lien, de mon côté je suis clean
du coup, j'ai pris un peu de distance par rapport au mec Fb. Christophe.
nous ne sommes pas du tout appelés hier et je lui ai dit que ce midi j'allais au restau. je sais qu'il me trouve plus distante, alors j'espère qu'il va réagir, être jaloux, avoir peur de me perdre.
il roule toute la semaine pour son job et n'attend que d'avoir une mission vers chez moi pour qu'on se voit. alors tant pis pour lui, je prends un amant, et peut-être même plusieurs.
j'aurais aimé qu'il s'organise juste pour moi, pas en fonction de son boulot.
je suis déçue mais tant pis.
du coup, je me laisse câliner par l'envie tenace de Bruno.
au moins lui, il prend des risques pour moi.
c'est de ça dont j'ai envie, pas d'un truc tiédasse, ou d'un truc à distance, pas d'un mec qui me dit être amoureux, alors que je ne l'ai jamais vu et qu'il ne s'organise pas pour me voir.
Bruno va même essayer de se libérer 5 minutes pour me voir aujourd'hui. car il ne tient plus. alors, évidemment, il habite à côté mais quand même. quitte à ne plus rester célibataire, je veux vivre du "top". alors, Christophe va devoir se bouger, sinon... il arrivera après tous les autres.
mince alors !

mercredi 18 septembre 2013

J60, J61 et J62

je ne sais plus quoi penser. il devient silencieux dès que je reparle d'une rencontre possible ce weekend et en même temps, il envoie des messages laissant suggérer qu'il est tombé amoureux.
bien sûr, il roule beaucoup toute la semaine et me rejoindre ce weekend serait encore très fatiguant, mais je ne peux m'empêcher de me dire que si vraiment il était amoureux, il ferait cet effort. il ne cesse de me parler du moment où il viendra par chez moi, et de ce temps qu'on pourra partager mais peut-être cela tombera à un moment où moi je serai en déplacement, ou la semaine où j'aurai mes enfants, ou... ce weekend ça aurait été possible. mais loin pour lui.
je ne veux plus rien projeter, et si je croise un autre type pour une nuit qui me plait suffisamment, je dirai oui.
voilà.
j'ai la sensation qu'on fait déjà partie de la vie l'un de l'autre, il me dit que lui aussi, la sensation aussi que je le connais, que je vis avec, mais tout cela reste platonique. qu'adviendra-t-il quand on se verra, quand on se touchera, s'aimera, s'embrassera ?
je n'ai aucune appréhension, je crains juste de ne pas savoir rester investie par cette histoire.

heureusement, j'ai mon sport qui ne me déçoit pas. hier soir entrainement course à pied et ce matin j'ai couru à 5h30, 10 kms, bien plus vite que d'habitude.
je commence à sentir mes jambes qui s'élancent, accélèrent, courent. très agréable cette sensation de maîtriser son corps, de le sentir. je ne cesse de me dire qu'au moins, le sport ne fait aucune promesse en dehors de ces objectifs que je me donne. et comme ça s'améliore, ça me fait du bien.
j'ai maigri, je le sens vraiment.
il faut que je me pèse que je constate sur la balance la différence que mon corps vit.
et j'ai plein de belles choses pro, ça continue.
je m'impose, je change à ce niveau-là aussi.
alors, pourquoi rester branchée sur cet amour à distance qui ne me fait même pas jouir en direct ??

c'est peut-être la meilleure façon de rester une célibataire épanouie ? aimer à distance, platoniquement...

vivement mon futur amant !!!

dimanche 15 septembre 2013

J58 et J59

je me suis sentie envahie, trop "accro" en même temps à ces longs échanges téléphoniques, un temps précieux que je perdais à écouter ses histoires, parce que c'est essentiellement lui qui parle, de ses ex-nanas, de ses soucis passés, de..., gaspillant ce temps précieux dont je manque tant, alors que ma vie se charge de belles choses.
je n'avais pas les enfants mais je n'ai pas pu en profiter pleinement parce que je passais entre deux heures et quatre heures par jour au téléphone avec lui.
cela a, qui plus est, généré cette frustration de ne pas se voir, se toucher, s'aimer en vrai, et cette cruelle constatation pour moi de ce manque que je veux éviter de voir au quotidien.
bref tout ça était trop, et pas forcément trop bien.
j'ai demandé à ce qu'on fasse un break. argumentant un boulot à finir (toujours pas fini d'ailleurs) et la présence de mes enfants. je crois que ça l'a touché. négativement.
il n'a pas été très présent, par messages, est resté distant et hier cela m'a manqué et je me suis inquiétée pour la suite de l'histoire alors que le premier jour j'ai juste eu la sensation de mieux respirer.
alors j'ai envoyé des messages et je l'ai appelé. j'ai craqué. mais distant il est resté.
alors aujourd'hui pas un mot, rien, pas un message FB, pas un texto, j'ai fait silence radio. et j'ai passé une journée merveilleuse. avec les enfants, j'ai appelé ma soeur, ma fille aînée, j'ai été au marché, fait le ménage, fini l'installation de ma chambre, digéré tranquille les 10,3 kms que j'ai faits hier avec mon ex-mari, course officielle en partenariat avec le lycée militaire d'Aix où je me suis éclatée...
bref, je suis en phase de désintoxication complète et là, je crains le pire pour lui car si je vais jusqu'à l'amputation, ce sera fini...
alors qu'on était à deux doigts de se voir, de s'aimer, de commencer réellement une histoire.
ce matin à 6h il m'a envoyé un message FB car il pleuvait fort chez lui, dans lequel il me racontait dans le menu détails ce qui'l a cuisiné pour des amis venus manger chez lui hier soir. rien d'autre. c'ets nul, ça non ? moi je l'ai trouvé bidon pour le coup.
pourtant je sais qu'il a exactement tout pour me faire craquer.
alors bon, demain une nouvelle semaine démarre, j'ai proposé qu'on se voit vendredi soir dans sa maison dans les Cévennes, au début il était super emballé et ensuite il n'a plus réagi comme si cela ne le tentait plus. du coup, je ne vais plus en parler on verra.
Thomas, le type sympa rencontré en Suisse, me propose qu'on mange ensemble quand je vais venir sur Paris en décembre, et franchement, si à ce moment-là, rien n'est fait avec le mec FB, je me laisserai tenter...
je suis un vrai cour d'artichaut, c'est grave, moi je dis.
en tout cas, entre le club de course à pied vendredi soir et les 10 kms hier, je suis accro à mon sport. demain, je reprends la piscine. youpi !!!

vendredi 13 septembre 2013

J56 et J57

il me parlait depuis plus d'une heure au téléphone, il a crié, joyeux, fou de cette nouvelle énergie qui l'habite : "mais je ne veux pas mourir, moi !!" et le silence s'est installé.
impossible de le rappeler. répondeur.
j'ai eu si peur.
j'ai revécu le drame de mon amour mort. j'ai pensé accident, blessures, mort.
fin.
fin.
je me retenais, je tentais de rester lucide, raisonnable, mais la douleur dans mon ventre était réelle, terrifiante. j'ai supplié le Seigneur de m'épargner, pas une deuxième fois à revivre cette perte-là.
j'ai appelé, laissé des messages... en vain.
il a rappelé alors que je rentrais de la zumba. j'aurais pu pleurer de ce soulagement-là !
on a parlé trois heures.
il se raconte, j'évite d'en dire trop quant à moi. je l'écoute, parfois je m'ennuie mais sa voix est devenue ma drogue. cet homme me plait, me comble, me ravit, me remplit.
je veux le voir, le toucher, l'aimer, m'enrouler autour de lui, le laisser m'envelopper.
il est tout ce que je recherche depuis toujours.
je ne veux pas le perdre.
je veux en profiter.
longtemps.
maintenant il faut que je gère, que je me reconcentre, que je travaille.
et que j'arrête d'avoir envie de me coller dans ses bras, contre sa peau, que j'arrête d'avoir envie de l'embrasser quand il me raconte des anecdotes qui me font rire...
bizarre, j'étais tellement forte de cette envie de célibat, de cette force sportive, de cette sérénité émotionnelle...

mercredi 11 septembre 2013

J52, J53, J54, J55

il a écrit que je lui avais manqué. deux jours en flottement dans nos messages, rien de vraiment "coupé", juste un flottement. mais pour lui, l'évidence est apparue. je lui manquais. il était devenu accro.
alors il a avoué, ce qu'il ressentait, ce qu'il pensait de moi, ma pertinence, mon caractère, ma finesse d'esprit, mon corps qu'il devinait sculpté et bien fait... il m'a dit avoir pensé à moi tout l'été, en permanence...
et le cap a été franchi.
avec le mec de FB.
on s'est appelé. on s'est parlé.
des heures.
chaque jour.
matin.
et soir.
ça en devient obsédant, ça me bouffe et je n'avance plus. même physiquement, mes joggings sont amputés. je souffre physiquement. je rêve de nos corps à corps, de m'endormir contre lui, de faire l'amour avec lui, de nager, marcher, rire, parler en tête à tête avec lui.
il semble être comme j'en ai rêvé. beaucoup de choses en communs, beaucoup de différences. un beau vécu, des souffrances et mes mots l'aident à dépasser cette rancoeur de cette souffrance.
il me voit comme son ange. il est ma montagne.
sa voix et chaude et chantante. elle coule en moi quand je raccroche, elle circule dans mes veines, elle m'habite. il m'habite. je ne sais plus rien faire qu'attendre ses messages, ses appels. je suis ridicule, ça me gonfle.
il voulait venir ce soir, me voir. son emploi du temps ne le permet âs. on se verra peut-être vendredi dans dix jours. peut-être. deux nuits ensemble. la confrontation à la vérité.
je veux juste embrasser sa bouche, sentir son sexe rentrer en moi, sentir ses mains caresser mon corps... je veux jouir par lui, me remplir de lui, lui donner du plaisir. ne plus me décoller de son corps.
pourquoi est-ce que je ne peux pas vivre un truc normal ?
une simple rencontre, une évidence, un bonheur simple ?
je vais devoir attendre à chaque fois des semaines avant de le revoir ?

samedi 7 septembre 2013

J51

il y avait ces visages devant moi, ces yeux noirs qui m'évitaient mais m'observaient à la dérobée. c'était à l'époque où "il" était encore vivant, mon amoureux et ces gens-là me disaient bonjour, parlaient avec moi.
évidemment, les choses ont changé et je sais ce que beaucoup d'entre eux pensent.
j'avais fini par me faire une raison, par tirer un trait sur tout cela, mais hier, leurs regards, leur simple présence... pas facile.
du coup, je l'ai revu lui, parlant, tellement gentiment, à ceux qui étaient venus pour lui. disponible, patient, délicat. j'ai revu son grand sourire enfantin sur ses mains grand ouvertes, j'ai entendu sa voix.
ce fut terrible. j'avais réussi à me soigner de tout cela et hier, pouf, plongeon à nouveau.
je me suis alors rendu compte que c'était à cause de moi qu'il était mort, que c'était de ma faute et que je ne valais pas cela. cet homme était si précieux pour tous, tout le monde l'adorait, il était promis à un grand avenir. et il est mort. alors que moi, pauvre sauterelle insipide et sans avenir, j'ai survécu, je suis vivante et je ne fais rien de grand de ma vie, je n'ai pas un avenir incroyable, je ne rends pas heureux des milliers de gens comme il le faisait. ce n'est pas juste. de nous deux, j'aurais du être celle qui devait mourir, il devait rester vivant pour tous ces gens qui l'aiment et ont besoin de lui.
je comprends leurs regards noirs et les reproches qui, même s'ils ne sont pas dits, sont là, au bout de leurs lèvres.
je comprends.
et je suis tellement désolée de tout cela.
tellement.

vendredi 6 septembre 2013

J50

ce matin, il m'a laissé un message sur FB "je t'adore"... comme on était sur un mode "déconne", je ne sais pas si c'est une boutade ou un gentil mot déguisé...
finalement pas de messages téléphoniques mais des messages FB, encore.
je me sens bien physiquement.
ce matin après le jogging et avant la douche je me suis plantée devant le grand miroir de la chambre d'hôtel (je n'en ai pas chez moi) et j'ai été surprise de me trouver pas si mal que ça. mon corps tient la route malgré mes 46 ans, alors je ne dois rien lâcher, et surtout pas le jog et la piscine. d'ailleurs je vais aller nager à midi, puisque j'ai une pause de deux heures. et demain je retournerai courir. faut que je modèle mon corps, que je le muscle sérieusement, que je devienne une super sportive. compétente. parce que j'avoue que les joggings sont assez difficiles en ce moment. au bout de cinq kilomètres mon corps me fait mal, mes cuisses, mes reins, mes genoux. alors je finis les cinq derniers en tirant la langue. ce matin j'ai même failli me crouter. mes pieds se sont défaussés... rattrapage in extremis.
c'est étrange, je ne sais plus bien qui je suis, où je vais, quels sont mes objectifs. je ne prévois plus rien, ne construis rien. je vis et survis au gré des journées et des propositions, des projets.
ce n'est pas vraiment fiable ça, mais je ne sais pas faire autrement.
je me sens inconsistante.
je me retire même de ma tête. j'oublie plein de choses, je ne sais plus bien ce que je veux ou non. je me détache et m'attache trop facilement.
peut-être que je suis en train de perdre la boule ?
peut-être...

jeudi 5 septembre 2013

J49

ouh la la ! je deviens accro au mec de FB, c'est grave. je ne pense qu'à ses messages, sur FB et sur mon téléphone. il me fait rire, il est cultivé, il est gentil...
je me suis mise à rêver de lui, je suis obsédée par notre rencontre.
ça devient débile... ça tombe bien parce que je suis partie en Suisse et qu'on devrait ne plus s'envoyer de messages, ça va me faire du bien de faire un break...
il faut que je décroche de ce type. et dire que je ne l'ai pas encore rencontré... qu'est-ce qui va se passer ? est-ce qu'on va se plaire ? est-ce que le courant va passer pareil ?
je rêve de m'endormir contre son grand corps de 1m85, sa stature de maître nageur. de sentir ses longues mains de pianiste sur mon corps.
il va me rassurer ce type je le sens, me dorlotter, me faire rire, on fera la bagarre et aussi l'amour et on se fera des balades en moto et on se retirera dans sa maison des Cévennes, j'écrirai au calme et il ira faire sa vie.
on s'est dit qu'on partirait ensemble au Maroc, est-ve que ça va se faire finalement ?
la super célibataire, je te jure !!
bon, sinon, Bruno n'a toujours pas fait signe et c'est con parce que ça m'aurait aidé à décrocher de l'autre.
y'a un mois j'étais dans le même état pour Gilles, le beau dos de la piscine... certes, on ne s'envoyait pas des messages toute la journée mais je fondais littéralement sur lui et là, c'est sur un autre.
demain je vais voir un tas de gens, un tas de mecs... pourvu que je craque sur l'un d'entre eux pour oublier le maître nageur !
pourvu !

mercredi 4 septembre 2013

J46, J47, J48

ouh la ! c'est la rentrée, ça se sent, j'ai du retard dans mes articles.
car oui, ça y est tout le monde a repris le chemin du boulot. la grande a testé la fac à Strasbourg, les autres leur bahut habituel. la maison va être plus calme. et en plus cette année on va mettre en place la garde alternée. je devrais souffler un peu. mettre à exécution mes projets.
n'empêche, c'est une nouvelle ère qui débute, un changement dans notre zone familiale et je ne sais pas comment ça va évoluer, comment je vais prendre tout cela. quelle en sera l'issue ?
ma tortue est morte et ça occasionne un grand chagrin pour moi. c'est terrible. je me sens pas capable de m'occuper d'une bête, d'une plante, de rien... je me dis qu'elle n'a pas eu de chance de vivre avec moi, que ce n'est pas juste pour elle. et que j'adore cet animal, sa lenteur, sa sagesse et sa grosse carapace qui est si belle. on l'a enterrée avec mon fils.
je crois qu'il serait temps d'avoir une chouette maison avec un chouette amoureux et souffler, me poser.
je n'ai pas eu de nouvelles de Bruno et j'avoue que ça m'étonne car je sais qu'il pense à moi. attend-il que je l'appelle, lui fasse signe ? ce n'est pas possible, c'est lui l'homme marié. peu importe, ça m'aide à m'éloigner de cette idée que je dirai oui s'il me contactait.
et puis, avec le mec de Fb, on s'écrit tout le temps. hier c'était de jolies formules autour d'auteurs classiques, c'était très beau.
pourvu que je le rencontre un jour...

dimanche 1 septembre 2013

J44 et J45


cet homme a tout pour plaire : il fait de la moto, il aime d'ailleurs les belles motos, les répare, les soigne.
il fait la cuisine, prépare des savoureux petits déjeuners, a du goût pour les mets raffinés. il connait mon thé préféré. il est maître nageur, donc c'est vous dire s'il aime nager et s'il est bien foutu. il connaît les marques de fringues sympas, lit, a de la culture, a des amis, a une maison dans les Cévennes, ressemble à Mel Gibson au même âge, il est drôle, s'amuse à la bagarre, est attentionné, gentil, grand, ah oui, j'ai oublié ce détail important : il mesure 1m85. il n'a pas l'air d'avoir de soucis d'argent.
alors qu'est-ce qu'il fout tout seul ?
pourquoi n'a-t-il pas d'amoureuse ?
moi je ne dis rien, mais comme j'ai l'air de lui plaire, si quand on ira se boire un coup ensemble, ça le fait, je ne résisterai pas, c''est certain. je me vois déjà m'endormir enroulée derrière lui, ou lui enroulée autour de moi. 

vendredi 30 août 2013

J43

je m'étais mise un planning serré, une liste de choses à régler réaliser faire avancer et toute la matinée j'ai tenu le coup. cet après-midi ce fut un peu plus dur et ce soir, alors que je laissais mes enfants à leur père, je me suis laissée piéger par une soirée voisins hyper sympa mais pas efficace question boulot.
les propositions de boulot arrivent de partout, faut que je gère, que j'y arrive, que j'explose cette année.
j'ai eu une longue discussion avec ma seconde, et j'ai adoré, sur le côté réglementé des choses, des consignes, sur les repères familiaux, sociétaux... tout ça en douceur et elle écoutait vraiment... pourvu qu'elle ait entendu.
toujours pas de nouvelles de Bruno. je garde un secret espoir qui me grignote le milieu du ventre, parce que ce serait doux pour mon orgueil mais il me faut être patiente. je suis certaine qu'il me fera signe et j'ai décidé de mettre au moins une semaine à lui répondre, quoi que je réponde, mais je lis en lui, c'est une évidence et je sais qu'il passe son temps à attendre le bon moment, à penser à moi.
pas prétentieux, non non... je l'ai deviné ce type.
il paraît que ce sont les filles qui choisissent les mecs.
admettons...
ses baisers ont été une surprise mais peut-être qu'effectivement c'est le plus réglo de la bande, le plus discret, alors j'ai su être sexy pour le séduire... allez savoir..
en tout cas, je n'ai plus de nouvelles ni de ma copine kiné ni de la bande...
le mec de FB revient un plus présent. j'ai envie de le rencontrer. et pourquoi pas.
je ne tiendrai pas si je bosse comme une folle sans un mec de temps en temps.
bosser comme une folle, je veux bien mais je vais avoir besoin de soutien... il ne me reste qu'à voir ce qu'il va m'arriver.
trois mois que je ne baise plus. je commence à m'inquiéter. je ne deviens pas trop vieille au moins ??

jeudi 29 août 2013

J42

faut croire que je dois ouvrir plus les yeux et être attentive aux belles choses qui arrivent, parce qu'elles arrivent en masse et je me contente de me plaindre, et de me dévaloriser.
d'abord pas mal de versements, du fric donc et des propositions de projets sympas.
et aujourd'hui des propositions de boulot, deux pour être exacte, tentantes.
et mon boulot du jeudi qui s'est super bien passé.
et la rentrée des enfants qui approche.
et la nouvelle organisation à mettre en place.
et la détermination qui se tricote en moi, de façon presque guerrière, cette envie pour une fois d'y arriver, d'être cap de tout gérer, de mener plusieurs projets boulots activités de front et de réussir à bien le faire, de gagner du fric et de vivre confortablement.
qui me renvoie à cette évidence : pas de place pour un mec.
je n'en suis pas ravie, ne croyez pas, mais il est des choix à faire sans tarder et je veux faire celui de l'épanouissement et de la consécration professionnelle.
envie enfin de donner priorité à mes choix avant de penser "choix pour les enfants" et prendre du recul sur les conséquences ou les efforts que ça peut demander aux autres.
aujourd'hui, je suis ma priorité.
franchement, je suis épatée d'être arrivée à ce choix. reste à savoir si je tiendrai..
d'ailleurs j'attends toujours un signe de Bruno... au cas où...
et puis, justement, j'ai fait appeler mon collègue aujourd'hui, au numéro qui m'avait appelé samedi dans la nuit et il m'a dit que c'était un homme qui a répondu.
donc pas la femme de Bruno.
bizarrement, ça m'ôte d'un sacré poids même si j'ai sûrement tendance à me faire un drôle de scénario toute seule.
ça aussi, faut que j'arrête. de me faire des scénarios. je ne dois pas faire de suppositions. et quoi qu'il arrive, ne pas penser que cela vient de moi ou que je suis concernée. faire au mieux et avoir une parole d'or.
4 préceptes à cultiver.
je vais m'y employer.

mercredi 28 août 2013

J40 et J41

retour au bercail. les holidays sont rangées c'est une nouvelle année scolaire qui démarre.
je la sens moyen moyen cette année, parce qu'il y a la grande qui part, la seconde qui va me gonfler avec ses histoires de sorties entre copines et que le bac français l'attend à la fin de l'année et le rikiki qui a son brevet qu'il doit assurer.
parce que j'ai le corps en vrac (genoux, chevilles, adducteurs) et que je n'ai pas baisé depuis trois mois, que je ne veux pas qu'on voit mon corps, que j'entends mes copains Hervé et Guy me raconter leur nouvelle histoire et que c'est parsemé de textos toutes les dix minutes et que je détesterai je le sais. mais que je suis quand même comme une grosse truffe à tout régler seule et que je commence à me dire qu'à deux ça peut être cool aussi mais que je ne dois pas être douée car contrairement à mon copain Guy qui trouve toujours très vite une femme avec qui il reste, avec qui il a des projets, moi NON !
parce que je suis de retour chez moi, je guette un texto de Bruno, je me mets à surveiller chaque coin de rue en espérant le croiser dans son véhicule pro. non pas que j'y tiens et que je suis prête à.. mais un mec pret à braver les interdits et les dangers juste pour me redire que m'embrasser ça a été une sacrée claque pour lui et qu'il n'aspire qu'à une chose : se retrouver contre moi, j'avoue que j'aimerais bien vivre ça un peu.. le mec de Fb m'envoie tjs qq petits textos tjs très mimi mais nous ne franchissons pas la barrière et ma copine kiné ne me fait plus signe comme pour confirmer mes doutes sur les retours négatifs qu'elle a eus à cette fameuse soirée.
c'est drôle, on aime en fonction du lieu où on habite, la région le pays, en fonction des gens qui gravitent autour de nous mais si on habitait ailleurs si on vivait sur une autre planète, qui aimerions-nous ? on croit avoir trouver l'âme soeur,vivre avec des gens qq chose d'incroyable mais qu'en aurait-il été si nous avions vécu ailleurs ? "ma meilleure amie", "mon alter ego", ne dépendent que du lieu où on a planté notre tente et nos racines. mais si on avait vécu ailleurs, alors quoi ?
en vacances il y avait cet homme, ce patron de restaurant qui m'a dit : quelle pitié de vous rencontrer le dernier jour. et je me suis dit : qu'est-ce qui se serait passé si je l'avais rencontré avant, dans sa vie d'avant meme. non pas que l'homme me plaisait mais juste cette réflexion : j'aurais pu rencontrer cet homme un jour si ma route avait croisé la sienne. on aurait peut-être pu s'aimer. et cette idée que partout dans le monde il y a des gens à aimer et qu'on se cantonne à ceux autour de nous. chaque fois que je me déplace je rencontre des gens, je sympathise. alors mon cercle d'amis me parait bien limité si je pense à tous ces gens sur cette Terre que je n'ai jamais rencontrés. et le nombre de mes amants aussi... je crois qu'il est temps que je bouge, que j'aille vivre ailleurs...
donc Bruno ne m"intéresse pas, je veux juste qu'il me fasse signe pour rassurer mon égo.
au moins ça. même si j'ai senti en lui un mec bien, un mec qui me plairait de "vivre" un peu.
après je crois que ça flatterai la confiance en moi et me permettrait d'avancer à foooond ! mais quelle horreur d'attendre et de ne pouvoir en parler à personne..
j'ai décidé d'arrêter de raconter ce genre d'état d'ame à mes quelques amies. raconter ma vie, mes projets oui. mais pas mes ressentis mes désillusions, mes attentes.
faut que j'arrive à garder mon jardin secret pour moi. c'est important ça.

lundi 26 août 2013

J39

j'ai souvent du mal à assumer de gérer seule les trois enfants, tous différents, dans leur caractère, leur façon d'être, leurs projets, leurs inclinaisons.
mais alors quand on est loin de tout, loin de chez nous, en vacances, c'est pire encore.
je me décarcasse afin de leur faire plaisir, de leur apporter satisfaction, d'accepter leurs envies, de respecter leurs non-envies, de les accompagner dans leurs souhaits, les écouter, les conseiller, les consoler, les rassurer...
et au moindre couac, au moindre "non", ça dérape, ils font le tête, ils se fâchent, se replient, et je me fais l'effet d'être une mauvaise mère, d'être une incapable, je culpabilise et doute, je m'en veux et souffre.
j'en ai assez.
je voudrais pouvoir me faire plaisir, découvrir des pays sans que ça crise pour un oui ou un non, pouvoir faire ce que je veux sans avoir sans cesse à me justifier...
je voudrais souffler, profiter de mon temps comme je l'entends, visiter ce que je souhaite, à mon rythme. là, je reviens de vacances avec une grosse envie de pleurer, une grande sensation d'avoir merdé et un grand souhait de solitude.
seulement à notre retour, ce sera la rentrée et les choses vont recommencer.
jusqu'à présent, les enfants me donnaient de la force et du courage, là je sens qu'ils me lestent et m'empêchent d'avancer sereine. ma confiance en moi en prend un coup et ma belle humeur aussi.
pffuuuu ! va falloir que je me reprenne sévère...


dimanche 25 août 2013

J38

j'ai reçu cette nuit un appel d'un numéro inconnu de mes contacts. j'ai eu une peur bleue que ce soit la femme de Bruno. le truc de fou. je ne sais pas comment je peux savoir si c'est son numéro sans me trahir, sans instiller une certaine méfiance à mon égard, une certaine curiosité tout au moins, et du coup je ne vais pas chercher à savoir, je vais laisser tomber et me rassurer en me disant que je n'ai rien à me reprocher car, malgré quelques textos explicites sur ce qu'on a ressenti l'un l'autre, il ne s'est rien passé avec Bruno.
apprendre à me faire confiance, à arrêter de culpabiliser en permanence, à me positionner toujours dans la peau de celle qui peut décevoir, c'est usant, ça m'use et ne m'aide pas.
si, et je dis bien si, Bruno me recontacte d'ici quelques jours, car je suis sensée rentrer de vacances d'ici quelques jours, je vais l'envoyer sur les roses, gentiment certes car l'homme est adorable et est resté correct, malgré tout, mais sur les roses quand même car je me rends compte que je ne saurai pas vivre, pas supporter de tromper une des filles du groupe, même si ce groupe n'existe plus autour de moi, ou du moins si je n'en fais plus partie. et pour cause.
voilà, cet appel nocturne a été un révélateur de ce qui m'attendait dans une relation adultérienne, car même si je me persuade qu'on ne vit qu'une fois et que j'aurais tort de passer à côté, si je me persuade que de mon côté je suis clean car je ne trompe, moi, personne, on est trop "proches" et géographiquement et amicalement, Bruno et moi pour que nous vivions cela (moi en tout cas) sereinement.
ma chérie suisse est retombée de haut de sa love-story avec un homme marié, comme si soudain, elle était devenue en droit d'attendre quelque chose et qu'elle découvrait qu'il ne se passerait rien d'autre que cette relation parallèle que la folie de l'interdit à distance. il habite le Mexique, il est marié, a deux enfants, ils n'ont passé qu'une nuit ensemble...
bon, peu importe, le coup de fil de cette nuit a été comme un réveil-matin dans mes illusions de femme désirée..
quelle connerie !

samedi 24 août 2013

J37

ça fait huit jours qu'a eu lieu le dérapage avec Bruno, six jours qu'il m'a envoyé des textos, et je commence à tourner en rond dans ma tête, à attendre d'autres messages de lui, à attendre qu'il me dise qu'il n'en peut plus, que malgré les jours qui passent l'envie de moi ne le quitte pas, l'émotion de ce moment volé vécu est toujours présente en lui et que c'est dur pour lui.
mais rien, pas un message et je n'ai rien trouvé de mieux que de me tordre salement la cheville aujourd'hui.
je sens que je perds l'équilibre dans cette histoire bancale. je n'ai rien à attendre de cette histoire, il est marié, et on prend de gros risques en tentant une aventure parallèle, je ne veux pas foutre le bordel dans sa vie, je veux quelqu'un qui m'aime profondément, avec qui j'ai le plaisir de passer de super moments, libre et joyeuse...
je crois que c'est par orgueil, par entêtement, par connerie que je m'accroche à ce petit moment.
j'ai vécu ça si souvent de vouloir désespérément un homme, comme Laurent ce jeune de 21 ans qui aurait pu être mon fils et sur qui j'ai craqué complètement, j'ai cherché des infos sur lui, j'ai essayé de trouver un moyen de le contacter, je ne pensais qu'à ça, ça devenait obsessionnel, et puis, on s'est revus et l'histoire de cul a eu lieu. un truc un peu fou, ou j'avais plus du double de son âge mais où on s'en foutait, on s'entendait bien à plein de niveaux différents. et puis, pouf, il est parti ailleurs, et je n'en ai plus rien eu à faire. rien du tout.
c'est une question de temps.
dans un mois, j'aurais tiré un trait sur tout cela.
mais là, en attendant, ça me bouffe la tête. de plus en plus.
et j'enrage.

vendredi 23 août 2013

J36

il y a de drôles d'idées qui me traversent l'esprit lorsque je déambule dans ces rues inconnues, dans ces paysages d'un pays que je n'avais jamais visité : notamment celle de réussir à percer, à être au top. pourquoi certains y arrivent-ils et pas moi ?
parce que j'ai la trouille, ça je le sais. mais pourquoi ?
manque de confiance en moi ? OK. mais encore ?
manque de talent peut-être ? et pourtant je perdure malgré les années.
manque d'envergure certes. et puis déjà un lourd bagage qui pèse sur mes épaules et qui brouillent les cartes.
il n'empêche, je pourrais décider de devenir belle comme une actrice américaine, perdre une dizaine de kilos, durcir mon fessier, et devenir intouchable. relever les épaules, la tête et travailler mon style.
arrêter de flipper dès que j'entreprends quelque chose et surtout arrêter d'entreprendre dix choses à la fois. faire une chose après l'autre, prendre le temps qu'il faut pour cela, mais bien les faire.
j'en ai assez de ces états d'âme en montagnes russes, je voudrais vivre sur une ligne de conduite professionnelle stable, qui me garantisse une certaine sérénité.
comment fait-on ?
par où commence-t-on ?
comment faire durer cela ?
y croire jusqu'au bout ? s'en se décourager ?
il y a pourtant cette évidence que certains y arrivent et qu'ils ne sont pas forcément plus futés que moi.
il va vraiment falloir que je me secoue.

jeudi 22 août 2013

J35

l'évasion il n'y a rien de telle.
le jogging du matin fut à la fois terriblement dur avec les 5 premiers kilomètres en montée très raide, mais aussi très satisfaisant, courir là sur cette île, avec un magnifique paysage de lever du jour qui m'accompagnait c'était juste trop bien.
j'étais heureuse, je me sentais vivante; j'y retourne demain, je dois essayer de m'améliorer.
je prends du temps pour lire pour écrire pour dormir. des choses que je ne fais jamais chez moi.
et quel bonheur !
cette coupure était impérative.
je ne me maquille plus, je laisse mon corps bronzer, je mange peu... et je me trouve moche bien entendu et mal foutue mais c'est comme si ça passait au second plan.
ici, loin de tout, loin du monde, je peux m'oublier.
je pense avec amusement au mec FB qui est lui aussi dans un village de France perdu, sans connexion, à un de mes ex qui m'a adressé un mail tendre, à ce super beau mec qui m'a draguée fut un temps que j'ai repoussé et qui a donc cessé mais qui revient doucettement... je pense à ce type qui me propose de devenir mon amant en septembre.
je pourrais faire ça, avoir différents amants, au gré de mes envies, sans m'attacher, sans habitude ni rdv fixés.
et puis, je pense à Bruno.
parmi tous ceux-là, il pourrait être celui qui est plus régulier, celui qui ressent vraiment des émotions fortes quand il m'embrasse, ma petite gourmandise, mon dessert préféré.
je pense que dans ses bras, je serais bien. mais il y a tant d'hommes que je voudrais "tenter" que je ne veux pas rester sur lui. lui qui est marié, ceci dit, et qui ne ressemble en rien à l'homme à aimer dont je me faisais le portrait.
bref, mes rêves sont agités même si ma tête se pose.
encore cinq jours de répit.

mercredi 21 août 2013

J34

c'est incroyable comme le fait de partir loin de chez soi permet de laisser derrière soi les pensées encombrantes.
je viens de traverser des kilomètres en avion puis en bus et je me sens juste plus légère qu'hier.
finies les questions, les obsessions, les tergiversations.
ici le temps n'est que bien être et découvertes, répit hors de la vie et des ennuis.
j'ai hâte d'enfiler mes baskets pour aller courir dans l'île demain matin.
Gilles, le mec de FB, Bruno et les autres, vous voilà partis au fin fond de la cuvette des toilettes, vous ne m'intéressez plus, aucun d'entre vous, et je veux juste profiter de cette parenthèse pour nettoyer un peu mon esprit encombré.
je suis une oursonne, toujours bien heureuse dans sa grotte, à ne pas voir grand monde, à gérer ma vie comme je veux, mais je dois bien admettre que prendre le large, aller respirer un autre air, fermer la porte de chez soi et traverser d'autres rues que celles de mon village, voir d'autres visages que ceux rencontrés chaque jour, c'est tellement tellement bienfaisant.
encore une fois, j'avais peur de ce voyage, une appréhension incompréhensible, argumentée par la tonne de papiers à régler, la période trop tardive, mes projets à rendre. mais finalement, quel pied !!!
quand je reviendrai, j'y verrai plus clair, c'est certain;

mardi 20 août 2013

J33

je tergiverse seule avec mes réflexions entre le "ça risque de poser dix mille emmerdes" car sa femme est une sacrée teigne, que déjà elle lui fait la gueule, alors elle va le traquer, le surveiller, elle ne va pas lâcher prise comme ça. et le "ça serait dommage de se priver" parce que je sais combien la vie est pleine de surprises, mauvaises ou bonnes et que bon...
alors imaginons les deux cas de figure :
1) j'ai une aventure avec Bruno. je cède finalement à l'envie, déraisonnable, soit, de le voir en cachette, coucher avec lui en cachette, bref devenir sa maîtresse, son amante, son à-côté.
d'abord, je suis persuadée qu'il va être basculé bien plus qu'il ne l'imagine, qu'il va devenir accro et qu'il ne va plus penser qu'à ça. pas difficile de penser ça quand je vois combien déjà un baiser le met dans tous ses états... et il risque de changer. d'être plus heureux, plus léger, peut-être même plus distrait. elle va se douter que quelque chose a changé dans la vie de son mari et, de ça je suis certaine, elle va le pister, surveiller ses textos, ses déplacements pros... si elle découvre, je vais passer dans la bande pour la briseuse de couples, la pute, la salope célibataire qui fout le bordel... car bien entendu JE serai la responsable, moi qui suis célibataire et donc ne trompe personne, moi qui ai été collée contre un mur par un mari débordant d'envie de moi. mais il sera entendu qu'il n'y aura qu'une fautive : moi !
en même temps pour être honnête, je m'en fous du groupe, parce que j'ai été en grosse peine, personne n'a été là pour moi et que je n'ai rien à leur prouver et que je ne suis pas moi amoureuse de Bruno. et ne le serai jamais je pense. mais bon, beaucoup d'emmerdes.
pour quoi in fine ? une relation entre parenthèses, avec un homme qui, je l'espère, sera un amant ému et fou de moi. pas un homme qui veut une femme idéale pour se recaser ou une future compagne compatible, ou une partenaire de jeux sexuels débridés. non juste un homme qui a été complètement perturbé par un baiser échangé avec moi.
est-ce que ça en vaut la peine ? ne puis-je pas patiemment attendre de croiser un autre homme, célibataire et libre donc, un homme charismatique comme je les aime, grand, peut-être aussi musclé du dos que le beau Gilles de la piscine (comme je ne fais que courir en ce moment, je ne vais plus nager et ne le vois donc plus...) ? un homme beau, intelligent, drôle et surtout disponible pour moi ??
ça doit exister, je devrais trouver..
2) je refuse d'avoir une relation avec Bruno, parce que finalement au bout de huit jours de vacances loin de mon pays, loin de lui, loin de cette étrange soirée alcoolisée, j'aurai oublié, comme ça me le fait à chaque fois, ou j'aurai décanté, ou j'aurai flashé sur un autre homme ou... bref, pu importe, je ne m'aventure finalement pas là-dedans.
j'évite les possibles emmerdes, je déculpabilise, Bruno peut être surveillé par sa femme, il reste irréprochable et peut-être finira-t-elle par ne plus faire la gueule, tout cela sera oublié et on va se revoir au cours d'une soirée. bingo ! ça c'est sûr que nos coeurs vont subir un électrochoc et que ce sera difficile de faire "comme ci". mais peut-être que j'exagère, que les choses vont rentrer dans l'ordre. que je vais pouvoir réintégrer la bande la tête haute, n'avoir rien à me reprocher, rester droite.
mais alors quoi ? je me priverai de cette émotion-là ? je prendrai toujours mes décisions en fonction d'une bande de péquenots qui picolent et fument du shit, vieillissent et le vivent mal, s'emmerdent dans leur couple, peut-être même dans leur vie et se donnent l'illusion tous les weekends de vivre une vie formidable ?
je me priverai de cet amant doux et fou de moi ? et je mourrai trois jours après, écrasée par une voiture sans savoir à côté de quoi j'étais passée ?

non, c'est sûr, lorsque je mets les deux cas de figures bout à bout, il en ressort que je devrais tenir et ne rien débuter. ce serait peut-être lâche mais bien plus confortable et vivable.

comme je ne sais plus vraiment, j'ai décidé de m'accrocher à quelques pensées bouddhistes, qui m'ont bien aidée lorsqu'il y a six ou sept ans, j'allais mal.
je dois virer ces questionnements de ma tête, me concentrer sur les belles choses, reprendre la course avec plus de sérieux, je sens que je galère chaque jour, je piétine. reprendre mes projets, me remettre doucement au dessin...
bref, j'ai largement de quoi occuper mon esprit ailleurs.
et je dois le faire.
on part de main avec mes enfants, de bonne heure.
alors, je laisse Bruno dans un coin et on verra...

lundi 19 août 2013

J32

en allant courir ce matin, à la fraîche, je repensais à la douceur des doigts de Bruno sur ma peau, à la douceur de sa bouche sur mes lèvres, même s'il était empressé.
bizarre sensation de ne pas avoir vécu cette douceur depuis longtemps. mes derniers amants étaient pressés, maladroits, directs.
j'y pensais comme une caresse qui perdure, comme un jolie souvenir à garder.
et il m'a écrit.
il a cherché mon numéro, il a cherché des renseignements sur moi et il m'a écrit. je lui ai répondu et toute la matinée, nos messages se sont succédés, de plus en plus longs, de plus en plus proches de l'envie qui ne nous avait pas quittés de nous revoir.
je pars mercredi matin très tôt pour l'étranger avec mes enfants et ne reviens que dans huit jours.
on a décidé de laisser décanter durant ces huit jours, parce qu'il est marié, parce que ça nous paraît du gros n'importe quoi même si on ne peut pas s'empêcher d'avoir envie.
sa femme lui fait la gueule mais il s'en fout. il dit que ça lui a laissé un souvenir démesuré, qu'il ne pense qu'à moi, que je monopolise ses esprits, qu'il rêve de se retrouver à nouveau contre moi, qu'il n'a pas connu ça depuis tellement longtemps.
je suis contente d'abord parce que je ne suis pas trompée, je savais qu'il pensait à moi que ça l'avait réellement perturbé, même si ensuite il a bien joué le jeu, et contente aussi car ses messages sont réglos, il est respectueux et gentil, tendre aussi. ça ne m'était pas arrivé depuis longtemps aussi ce style de mecs.
je ne suis pas une femme à baiser pour lui, je suis celle qui l'a bouleversé.
et ça le rend fou.
mes mots. ma personnalité; le souvenir de notre "escapade".
il écrit bien, ne fait pas de fautes (si si pour moi c'est important), il est vraiment respectueux envers moi.
je suis contente.
cela me donne une belle énergie parce que depuis cette fameuse soirée, j'en manquais.
suis-je raisonnable si je le revois ensuite ?
si je deviens sa maîtresse ?
saura-t-on ne pas s'attacher ?
peu importe, lui, j'avis envie et je suis contente !
et voilà une célibataire qui déconne, une !

dimanche 18 août 2013

J31

je n'en reviens pas, ça fait 31 jours, un mois d'été que je parle de mes émois de femme célibataire.
et conclusion : je suis toujours célibataire, je n'ai pas baisé une seule fois et je n'ai fait que délirer sur les uns et les autres.
un bilan plutôt mitigé, faut avouer.
aujourd'hui c'est à Bruno que je pense. un homme marié, pas vraiment un intello, un copain du groupe que je fréquente quelques fois.
voilà, la réussite totale. on applaudit bien fort !
bon, si je suis ma logique dans deux jours, je n'y penserai plus.
et ce serait bien, d'ailleurs.
ce qui m'amuse dans tout cela, ce sont les copines qui ont toutes un "copain" à me présenter.
un mec seul, comme moi, qui a du mal à se caser car il est trop gentil, il bosse trop, il court trop...
vendredi soir c'était Martine, qui au cours de la fameuse soirée "n'importequoi" m'a parlé de Luke.
un mec tout à fait génial qui est un fou de sport, courir et nager, il en a besoin tous les jours sinon il déprime, alors quelle nana peut comprendre qu'il doit se lever de très bonne heure pour courir ou le soir en rentrant du boulot, ne pas pouvoir se déplacer quelque part sans chercher une piscine pour pouvoir faire quelques longueurs.
voilà, à priori ce Luc-là il est pour moi, le compagnon de kilomètres avalés, des gorgées d'e&au chlorées ingurgitées...
ouais pourquoi pas ? passer sa vie entre les baskets les palmes et le lit pour baiser.. parce que bon, hein, faut pas exagérer...
résultat : Martine est partie samedi matin sans me laisser ses coordonnées et la promesse de Luc avec elle.
on s'en fout.
mais ça me fait bien rire.
faut-il vraiment que je sois casée pour être normale ?
bon, ceci dit, je fais quoi avec Bruno, moi ???

samedi 17 août 2013

J28, J29 et J30

dur de rester assidue dans les écrits.
trop de choses dans ma vie en ce moment, ou plutôt dans ma non-vie, dans celle qui se spiritualise et non se matérialise.
pour une célibataire qui se réclamait fière de l'être, je vis une période de chaos au niveau des mecs.
il y a ceux qui nagent, ceux qui écrivent sur Fb et puis, les autres.
vendredi soir méga soirée avec la bande de copains de d'habitude. soirée très alcoolisée où je me sentais heureuse d'être là.
trop peut-être.
j'avais envie de boire, de penser, de me défouler. je n'avais pas les enfants, j'étais libre de ne pas penser qu'à moi.
mal m'en pris.
j'ai trop bu. vraiment.
alors d'abord j'ai fait une chute dans un ravin de ronces dans le jardin de l'hôte et ensuite je me suis faite branchée par des copains que je connais depuis des années, un qui se sépare, un qui est marié. ils m'ont embrassée, j'ai à peine réagi. juste pour leur dire non quand ils sont devenus empressés, mais je les ai laissés m'embrasser. et je me sens pas à la hauteur.
même si ce n'est pas facile d'être la seule célibataire du groupe à chaque fois et même si j'étais très imbibée,, j'aurais du avoir plus de retenue. surtout qu'une de femmes de ces hommes-là a vu le manège entre son mec et moi et s'est tirée finalement au matin alors qu'on dormait tous dans nos duvets chez elle, laissant son mec sur les lieux et emportant sa colère.
bizarre d'ailleurs parce que ce copain-là, Bruno, je n'ai jamais fait gaffe à lui en tant que mec, c'était mon copain et voilà. j'ai eu quelques accrochages avec sa femme, je ne l'aime pas beaucoup mais je joue le jeu. et là, Bruno m'a collée contre un mur derrière la maison et m'a embrassée et caressée et j'ai aimée. et on a évoqué le fait de se voir, de s'appeler en douce bien sûr. mais on a fini par se dire que ce serait une connerie et on n'en a plus reparlé. va savoir. je crois que j'aimerais bien avoir une liaison avec lui.
il a l'air assez chouette. au petit matin on a parlé deux heures sur les femmes, leur évolution et leur émancipation. je crois que c'est ce qui a fini d'énerver sa femme.
tant mieux.
quelle conne.
du coup, je suis vaccinée contre ces soirées. avec eux surtout.
va falloir que je me tourne vers d'autres copains, plus ceux)là, je sature.
le mec de Fb m'a envoyé des textos mais je n'ai rien compris, je n'ai pas répondu depuis plus rien. là aussi je sature. jeudi soir il m'avait écrit qu'il était en vrac alors j'avais tenté de le faire rire, de lui remonter le moral. mais ça me saoule tous ces mecs.
besoin de calme.

mercredi 14 août 2013

J27

je ne sais pas à quoi ça tient, les hormones peut-être, le cycle hormonal féminin qui fait qu'à certaines périodes on se sent super bien (période d'ovulation) et à d'autres trop nulle (période des menstrues) ou alors l'histoire de ma chère amie qui a mis les sens en émoi...
mais voilà, après avoir déliré sur Gilles, puis sur le mec FB, voire sur le frère du mort en moto, mon ex-amant donc, je me retrouve comme au démarrage de ce blog, avec cette certitude que je ne veux pas d'un mec que je suis vraiment bien célibataire, que ma vie est riche et belle et que les mecs ça me fait chier.
je suis invitée presque chaque soir par des potes, je passe des journées remplies, je sportive à fond et après plusieurs jours à m'interroger sur mon envie d'un mec, le comportement le meilleur à adopter pour séduire, sur les histoires des uns et des autres qui semblaient se préciser, voire se pérenniser, comme si je regrettais de ne pas moi arriver à ce type de relations amoureuses, je me dis aujourd'hui que décidément non, je n'ai pas envie de me prendre la tête avec une love-story, que même si mon célibat proclamé peut être un tue-l'amour et un vrai repoussoir, je m'en moque, je n'ai pas enviez de "jouer" les romantiques sentimentales, je suis trop bien seule, limite un peu sauvage et agressive et j'emmerde tout le monde, même ceux qui osent dire que c'est certainement une protection ou je ne sais quoi...
on me dit que je pète la forme, que j'ai maigri, que je dégage de belles ondes. et je réalise que dès que je fais rentrer une ombre masculine dans mon tableau, je me nécrose, me morfonds, me tords le ventre, réfléchis trop et me brouille les idées.
pas la peine.
je finirai seule et épanouie, mais je m'en fous bien.
grande gueule et rentre-dedans ? tant pis, je n'ai pas envie de faire d'efforts de concessions, juste pour espérer qu'un mec s'intéressera à moi, n'aura pas envie de partir au loin, de me fuir.je me sens bien en rebelle célibataire, en oursonne sauvage et inaccessible.
tant pis pour mes vieux jours, je trouverai bien des potes pour m'héberger, ici ou là, quand les heures seront trop sombres.
mais plus de pensées désirs espoirs envers un mec, je le promets.

mardi 13 août 2013

J26

mon copain le prof de cinéma est venu me voir pour me raconter ses vacances. on a un rapport grand frère/petite soeur mais pendant quelque temps les gens pensaient qu'on était ensembles, ou qu'on aurait pu. non.il ne me plait physiquement pas du tout. et je le connais trop, je connais trop son caractère profond pour le vouloir en amoureux. et puis ses enfants et les miens sont de trèèèès bons amis, ça ne serait pas vivable de mélanger amitié et amour. mais je sais que je corresponds au type de femmes qu'il aime.
bref, mon "grand frère" prof de cinéma sort d'une histoire de trois ans avec une femme plus jeune que lui et très jolie physiquement, un peu poupée Barbie, ce qui ne lui ressemble pas du tout, mais comme il me l'avoue il y avait une attirance physique très forte. après intellectuellement, il est resté un peu frustré. elle n'est pas comme "nous", ça c'est certain et j'ai beau lui avoir dit à plusieurs reprises, je crois qu'et d'une, il était flatté de sortir avec une femme charmante et précieuse comme elle, et de clamer à ceux qui voulaient l'entendre qu'elle était très amoureuse de lui, et de deux il faisait la nique à son ex, qui l'a quitté pour un plus jeune, un plus "bidon" ça c'est certain mais un plus "sexy" ça c'est indéniable aussi. donc il a pu avec cette Barbie girl, montrer qu'il plaisait encore et surtout qu'il ne restait pas seul.
mais la Barbie voulait un vrai foyer, un autre bébé et mon "grand frère" ne s'est pas senti. il a pris de la distance, voire les jambes à son cou.
beaucoup de blablas, de disputes, de séparations/réconciliations et trois ans après enfin il lâche prise. la femme aux tenues rose bonbons a disparu de sa vie.
et tout ça grâce à ?
une autre, évidemment.
car je suis certaine que l'histoire tiendrait tant bien que mal comme c'est le cas depuis plus d'un an, s'il n'avait croisé à une soirée une prof de français/comédienne et qu'il n'avait par la suite entretenu une correspondance épistolaire durant ces trois semaines de vacances. elle semble être exactement ce qu'il attendait. il semble être exactement ce qu'elle attendait. ils vont partir cinq jours en Italie. il s'est occupé de tout.
du coup, on a discuté sur "mon cas". il dit que je suis vraiment extra mais qu'à force de clamer et de montrer mon désir de solitude et d'indépendance, je n'encourage pas les potentielles belles histoires.
je me dis qu'un homme séduit par moi, bravera ces barrières que je semble mettre, j'en suis sûre. mais je réfléchis à ce qu'il m'a dit.
du coup, le mec de Fb m'a écrit longuement cette nuit et ce matin après le jogging, je lui ai répondu d'une façon un peu "spéciale", plus "câline"...
il a quelque chose de très particulier.
et j'ai envie de m'endormir une nuit contre lui. juste pour voir.
ma copine "suisse" va passer la nuit avec son amour d'enfance. même s'il est marié et repart vivre au Mexique, elle en rêve et je crois que ça n'en restera pas là. je l'envie, je m'en rends compte. même si j'aime tellement vivre ce que je veux comme je veux, je l'envie du romantisme de cette histoire.

lundi 12 août 2013

J25

il est des femmes qui rendent les hommes fous. ils ne peuvent se résoudre à ne pas vouloir les séduire, peu importe ce que ça leur coûte en énergie, orgueil, temps et parfois argent.
ce sont certainement des femmes exceptionnelles et les hommes doivent le sentir.
pour ma part, j'ai le chic pour que les hommes craquent assez vite, qu'ils essaient et très vite abandonnent. je ne peux pas dire qu'aucun homme jamais ne s'est accroché pour me séduire, mais d'abord, je ne vous dis pas quels hommes et puis, souvent soit ils abandonnent malgré un début de lien parce qu'ils ont peur, parce qu'ils ne se sentent plus à la hauteur, parce que j'en-sais-rien-moi, soient ils réussissent à me mettre dans leur lit et alors là c'est plié, je suis "la femme du reste de leur vie" et ils ne font plus aucun effort.
bref, je m'interroge beaucoup sur ce que je dois inspirer aux hommes.
je serais certainement surprise de découvrir ce qu'il en est.
mais il est clair que je ne suis pas le genre de femme qu'on regrette d'avoir perdue.
si, il existe deux hommes sur cette Terre qui ont exprimé et expriment encore ça. mais d'abord, ceux-là, ils ne m'intéressent plus et puis, ils n'ont rien fait en temps voulu pour me garder.

ce matin, il y avait l'enterrement du prof de gymn. je me suis rapprochée de Gilles et je lui ai parlé. je l'ai même fait presque pleurer en lui parlant de sa relation inexistante avec ses enfants. du coup, il s'est éloigné, je n'ai pas osé proposer qu'un de ces jours, on boive un coup, on aille au ciné ou un-truc-du-genre.
j'ai trouvé que sa vie était triste. il ne part pas en vacances, il reste ici entre piscine, vélo et marchés nocturnes, il ne voit plus ses enfants qu'il ne comprend plus (sa fille en tout cas), il surveille l'évolution de sa maladie et de sa guérison.
j'exagère certainement mais je ne suis pas certaine de vouloir un mec qui ne se promène qu'en chaussures Quetchua. c'est con parce que, bon, il a l'air d'avoir beaucoup morflé et il s'en sort bien. mais jouer les compagnes "infirmières" je ne sais pas si j'en aurais le cran. et puis, cette sale manie que j'ai de mettre les pieds dans le plat, sérieusement.
en tout cas, il n'est pas resté à mes côtés, et il n'y avait plus la même "magie" qu'à la piscine. je l'ai fait fuir...
et puis, mister FB n'a envoyé aucun message depuis hier fin d'après-midi. là encore je ne saisis pas. il était sensé prendre son ordi parce qu'il ne voulait pas se passer de mes messages, il me file son numéro de portable pour qu'on reste connectés et pffuuuiiii ! plus rien. l'ai-je déçu ? effrayé ?
qu'est-ce qui cloche chez moi que les hommes se tirent comme ça, sans insister, au bout d'un moment que je trouve court. mister FB, je ne l'ai jamais éconduit. je n'ai pas été séductrice, je suis restée drôle, cool, sympa, enjouée. et justement il aimait bien, il disait que j'étais son booster d'énergie..
alors quoi ?
du coup, alors que j'allais vraiment super bien, je m'interroge et me trouve nulle, infoutue de séduire, infoutue surtout de la faire sur du long terme.
nulle.
nulle.
nulle.
ça me réussit hein de sortir de ma carapace ???
trop bien !

dimanche 11 août 2013

J24

c'est très étrange cette faculté d'éteindre le feu aussi vite qu'il ne s'est enflammé.
hier j'ai passé ma journée à guetter mon portable en espérant qu'il allait proposé qu'on se rencontre quelque part. et comme rien n'a été proposé et encore moins envisagé, je me suis vexée, j'ai réfléchi me souvenant que jamais il n'avait écrit qu'il pouvait/voulait me voir et j'ai laissé décanter;
mon plus grand travers c'est mon orgueil, oh boudiou !, je veux bien croire que ça m'a sauvée parfois mais qu'est-ce que ça me bouffe cet orgueil.
alors voilà, le mec il est dans le coin, il écrit "je te tiens au courant pour bousculer les plans" et ? rien ! de rien !
ce genre de faux-plans, on me le fait une fois, pas deux.
j'ai tout rangé vite fait bien fait, les torsions dans le ventre, les yeux qui guettent le message sur le portable, les impatiences.
j'ai écrit cool un ou deux textos, j'ai décidé irrémédiablement que je n'aurais jamais ce mec en face de moi et encore moins dans mon lit, ma vie... et je respire à nouveau tranquille.
il m'a envoyé des photos stupides de verres de cocktails, ou de chaises sur une terrasse. je m'en branle.
et de lui aussi.
je joue les femmes cools, sympas, drôles... comme avant.. mais... il a loupé le coche.
moi je ne regrette rien, il y a Gilles que je verrai demain à l'enterrement, et cet homme qui me propose d'être mon amant éternel.
pas besoin de me prendre la tête avec un type qui n'assume rien et qui habite loin.
heureusement que j'ai cette faculté pour amputer.
je suis à nouveau positionnée dans ma vie de célibataire, j'ai failli perdre le cap, quelle idiote !
demain matin, jog à la fraîche aussi longtemps que je peux.
et boulot l'après-midi.
fini, j'ai tout plié. comme en camping. la tente, les chaises, l'auvent... replier l'emplacement "mister Fb"... c'est tellement facile la vie !

samedi 10 août 2013

J23

vingt-trois jours que je vous abreuve de mes réflexions de célibataire.
et là, ce matin à l'aube, mister Fb m'a laissé un message pour dire qu'il venait dans mon coin avec son numéro de portable. du coup, avant de partir courir, je lui ai envoyé un texto...
après tout, depuis hier, je me dis que je ne veux pas gâcher les belles chances qui me sont proposées.
seulement voilà, il n'est déjà plus vraiment dans mon coin, faut qu'il se débrouille pour se libérer et moi en fin d'après-midi j'ai des choses prévues.
donc, je sens gros comme une maison qu'on ne se verra pas et je suis comme une collégienne en stress, incapable de penser à autre chose.
alors que je voulais bosser un peu...
j'ai une grosse appréhension de le voir, d'être déçu, comme dans ces rencontres par des sites de rencontre, sites dont je ne comprends pas l'existence, ou du moins envers lesquels je clame mon refus d'y adhérer...
et là, je suis presque dans la même situation : une rencontre après des échanges de messages.
j'en arriverais presque à espérer que ça foire et qu'on ne réussisse pas à se trouver un moment pour se voir. ça permettrait de rester dans l'incertitude et moi, de retomber dans la solitude qui me fait du bien...
parce que si d'aventure on se plait, il se passera quoi ?
il habite loin de chez moi, j'adore ma région, je ne peux pas vivre ailleurs...
et alors quoi ? une relation à distance ? un truc où on s'attend tout le temps ?
bof bof...
allez, va, je vais me convaincre qu'il vaut mieux qu'on ne se voit pas.. et qu'on reste dans cette sorte de mystère non révélé...

vendredi 9 août 2013

J22

il a appelé pour me dire que le prof de sport était mort dans un accident de moto. là. quelques heures avant son appel.
d'abord ce prof de sport je le connaissais, surtout son frère d'ailleurs qui a un charme fou et en use et abuse. la preuve j'y ai succombé. et je n'ai jamais regretté tant à l'époque ça m'a aidée.
ça m'a aidée cette histoire avec le frère du prof de sport parce que mon "amoureux" venait de se faire happer par son épouse dont il n'avait pas encore divorcé, qui lui avait parlé d'opération, d'hôpital, ... et lui, en homme presque parfait qu'il tentait encore d'être il était retourné à ses côtés, parce qu'il ne pouvait pas l'abandonner, il l'avait déjà fait assez souffrir, la vie l'avait déjà assez fait souffrir comme ça, alors il avait tourné le dos à notre merveilleux amour et était retourné avec elle, chez eux.
moi j'ai vraiment cru mourir et je ne suis pas morte, la preuve, mais cette histoire avec le frère de ce prof m'a aidée vraiment. cet homme au charme et au charisme fous se débrouillait dans son emploi du temps surchargé pour me voir tous les soirs, il m'envoyait des tas de textos tous passionnés... un truc dingue. qui m'a sauvée.
et mon "amoureux" justement est revenu finalement quelques mois après, me disant qu'il ne pouvait respirer sans moi et nous avons alors décidé d'aller jusqu'au bout cette fois, de nous installer ensemble. j'ai eu du mal à lâcher l'histoire un peu dingue avec mon amant, mais je l'ai fait.
et mon amoureux s'est finalement tué en moto, un dimanche soir, jour de l'anniversaire de ma grande fille en venant nous voir.
je me retrouve presque quatre ans après, avec le frère de mon "sauveur" de l'époque qui meurt de la même façon presque que mon amoureux.
j'avais décidé de ne plus voir de signes nulle part, d'arrêter de voir des signes, de ne plus y faire attention, de regarder ailleurs, passer son chemin et vivre le plus légère possible.
je me suis fait rattraper ce soir. je ne sais pas ce que tout ça signifie mais voilà, je cogite.

et je me dis que j'avais presque oublié combien la vie peut être brutale et surprenante et que je dois m'en souvenir pour ne rien gâcher, pour oser, comme avec Gilles notamment, lui que j'ai à peine regardé ce matin à la piscine, à qui je n'ai pas parlé depuis une semaine...
je dois oser, même si avoir un homme n'est pas ce qui me préoccupe mais je ne dois plus hésiter dans ce que je voudrais faire. je dois foncer, putain !

jeudi 8 août 2013

J20 et J21

j'essaie de rester régulière mais je n'arrive pas toujours à écrire chaque jour. souvent tous les deux jours.
hier, une vague connaissance m'envoie un message pour me raconter (c'est un homme) qu'il s'est inscrit sur un site de rencontres "adopte-un-mec" et qu'il y a rencontré une jeune femme qui semblait lui plaire. ils ont entamé une relation, il habite en ville, elle à la campagne (ne m'en demandez pas plus, je ne vous livre que les infos qu'il a données), et ils se voyaient, régulièrement ? ça je n'en sais rien, mais tout avait l'air de bien se passer, la femme était "chouette" m'a-t-il écrit, la relation aussi.
pourtant, il ne se sentait pas amoureux, et gardait ses sentiments pour lui. on n'est pas obligés d'être fous d'amour, surtout si on s'est choisis sur un catalogue à distance, pour être bien avec quelqu'un.
mais voilà le hic qui pointe son nez, la fameuse rencontrée a posé la question. sentait-elle qu'il était distant ? voulait-elle se persuader qu'elle pouvait inspirer un amour fou à un homme croisé sur la toile ? voulait-elle se remarier dans les semaines qui suivent ? (problème de papiers pas en règle ? oui, je suis vilaine mais bon... avouez qu'elle cherche !) : elle lui a demandé s'il était amoureux. l'horreur !
je crois que je ne demanderai jamais ça. je m'interrogerai sur moi, est-ce qu'il me plait ? est-ce que j'ai envie de continuer ? mais pas sur ses sentiments à lui, ça non. s'il continue à me baiser, et bien en plus, mais qu'il ne m'aime pas, ça le regarde. s'il se force même mais que moi je prends mon pied, tant pis pour lui ! personne ne demande à personne de se sacrifier, je pars de ce principe, donc tant pis pour celui qui reste sans envie. bref, elle a demandé, il a dit : non, désolé, pas amoureux. elle l'a viré.
je trouve ça trop drôle.
ce n'est pas un coup de foudre dans la rue, l'histoire date de quelques mois, si peu, c'est un tricotage maille par maille, rang par rang d'une histoire, et il faudrait avoir déjà tout le package, l'amour, les sentiments, la défaillance, le manque, le désespoir passionnel...
je ne comprends pas.
mais ça va avec mon incompréhension du fait qu'on fréquente ce genre de sites.
je sais, mes copines me disent, moi je voyage, je rencontre du monde, je suis impliquée dans des trucs, je vois du monde. certain(e)s vont à 8 heures dans un bureau d'où ils/elles sortent à 19 heures, toujours les mêmes deux ou trois personnes avec qui on partage son bureau et personne d'autre. difficile de faire des rencontres dans ce cas, je le concède.
mais moi, je suis une fille de l'instinct, une primitive, une sauvage. faut que je vibre pour que ça fonctionne...
avez-vous déjà essayé vous, les sites de rencontres ?

mardi 6 août 2013

J18 et J19

hier à la piscine, il y avait Gilles. et alors que je parlais à mon copain prof de musique, sur le bord du bassin (moi dehors, lui dans l'eau), on s'est fait des signes et des sourires avec Gilles mais ça en est resté là. ce que je suis gourde parfois.
et mister FB m'envoie même en vacances d'adorables petits messages.
bon, ceci dit, le sujet de notre conversation avec mon copain prof de musique c'était le film de la veille "partir" avec Kristin Scott-Thomas, Yvan Attal et Sergi Lopez sur l'adultère ou plutôt ce coup de foudre qui atteint le coeur d'une femme mariée et qui la laisse juste complètement décontenancée. avec cette hésitation entre le confort et l'acquis et l'incertitude du lendemain.
cette culpabilité de faire passer cet amour passionnel qui la bouleverse avant la famille, les enfants, ce foyer construit au fur et à mesure des années, souvent à coup de sacrifices parfois, d'abandons, de compromis... la femme se demande si elle n'est pas égoïste si elle a le droit, si ce qu'elle ressent n'est pas juste un comblement d'un manque inavoué avec des années d'une relation peut-être complice certainement partagée mais pas réellement amoureuse.
en parallèle vient cette certitude qu'on ne vit qu'une fois que la vie peut être courte et réservée de nombreuses surprises et qu'un tel coup de foudre, une telle passion, on ne doit pas passer à côté, on ne doit pas ne pas la vivre. parce qu'une fois vieille et fatiguée par cette vie devenue monotone à côté de ce mari qu'elle n'aime plus et qu'elle a choisi pourtant de ne pas quitter, elle regrettera, elle repassera le fil de cette passion qu'elle a refusée et elle se dira qu'elle a eu tort, qu'elle a tout gâché, qu'elle a laissé passer sa chance. comme trouver un juste équilibre entre ces sentiments contradictoires ?
entre être juste et être soi.
entre penser aux autres d'abord quitte à se faire du mal à soi, ou être heureuse pour soi mais aussi pour les autres qui nous verront heureuse comme jamais.

ensuite est venue la discussion sur l'égoïsme du mari quitté qui préfère détruire que d'accepter. qui préfère voir sa femme malheureuse avec lui qu'heureuse avec un autre.
c'est terrible ce sentiment amoureux, souvent couplé à l'orgueil. si aimer est sensé être la chose la plus merveilleuse, ce me semble être un sacré argument pour créer la zizanie et la catastrophe.
se sentir dépendant de l'autre dans cet élan nouveau et passionnel au point de parfois tout foutre en l'air sans réfléchir, et ne se sentir exister que par le couple qui donne une réponse publique rassurante à la société qui nous entoure est tout aussi destructeur.
je ne crois pas qu'aimer justement autant de souffrances, autant de méchancetés. aimer quelqu'un c'est aussi accepter de le voir heureux... même ailleurs.
je crois qu'on confond amour et reconnaissance, amour et orgueil, amour et dépendance.
j'aimerais bien savoir qui peut prétendre avoir vraiment aimer avec ce sentiment d'abnégation qui va avec...

dimanche 4 août 2013

J17

j'essaie de me persuader qu'il est moche, qu'il a un défaut physique terrible, j'ai déjà vu qu'il a un souci de mâchoire, mais sur quelques photos il est assez mignon tout de même.
alors, vraiment, je fouille, je cherche, je regarde ce que je peux trouver sur lui et je me persuade. il doit avoir un problème de prononciation avec une mâchoire comme la sienne. ou avec sa maladie, il doit être assis dans un fauteuil roulant, ou il marche avec une canne ou...
il est maître nageur dit-il et il m'a raconté qu'à partir d'aujourd'hui il fait un entraînement piscine tous les matins. est-ce peut-être aussi à cause de cette maladie ? comme Gilles ?
il faut que je lui invente des tas de tares afin de ne pas continuer à penser à lui toute la journée.
après tout, j'étais "obsédée" par Gilles et ça m'a passé. alors, pourquoi pas lui aussi ?
il est parti hier à l'aube sur la route de ses vacances. il a écrit : ce n'était pas prévu mais j'emporte mon ordi parce que je ne pourrais pas me passer de tes interventions".
résultat : dès que je peux aller jeter un oeil j'y vais. et pour l'instant aucun signe de lui.
tant mieux ! pourvu qu'il m'oublie et que moi aussi.
j'ai déjà vécu une histoire comme ça. un truc délirant, passionnel.
le gars m'a écrit via FB. on se connaissait, disait-il, il m'avait contactée sept ans avant pour des projets. appelée. et nos conversations avaient eu un effet sur lui tel que sept ans après il avait eu envie de me recontacter. au départ, je l'ai repoussé, sèche et cassante comme je sais le faire. ça lui a plu, il semble, il a insisté avec humour.
et peu à peu il a raconté sa vie. remplie de noir, de malheurs, de désespoir. mais toujours avec humour. j'ai raconté aussi. et un jour, pourquoi comment je ne sais plus, mais peut-être en fait que c'était toujours sous-jacent, le ton a changé et on s'est "inventé" une vie parallèle. on vivait aux côtés l'un de l'autre, on se touchait et se voyait même si on habitait loin. on partageait notre quotidien comme deux vrais amants. alors j'ai pris ma voiture et je suis allée chez lui. il avait une gamine handicapée, lui ne pouvait pas venir, j'y suis allée. Cinq heures de route aller, cinq heures de route retour et le battle de mon fils à ne pas louper. weekend intense, à bien des niveaux et pour nous physiquement et émotionnellement une rencontre incroyable. je n'ai pas voulu voir que nous dormions dans un canapé inconfortable dans le salon pendant que sa fille avait son lit, que cette enfant prenait une place trop importante, que l'homme galérait financièrement. je n'ai vu que la merveilleuse entente entre nous deux.
l'histoire s'est poursuivie bien sûr, surtout qu'ensuite il partait en Ecosse voir son autre fille et que nous sommes restés dix jours sans contact et que j'ai senti très douloureusement le manque de lui...
à son retour, on avait franchi un cap. je lui avait manqué aussi. on se parlait par webcam, on s'écrivait sans cesse des petits mots, on vivait réellement l'un avec l'autre. passionnel. il me rendait profondément heureuse.
on a essayé d'organiser des weekends mélangeant mon boulot et nos revoyures, mais il s'attachait et ces envies de nous deux juste nous deux, ça ne collait pas avec la terrible responsabilité qu'il avait envers sa fille handicapée. lors d'un weekend chez lui, où évidemment encore sa fille était là et demandait toutes les attentions, le malaise s'est installé, terrifiant pour moi. je suis partie le coeur en vrac, sachant que c'était fini, je ne voulais pas continuer sur une base de "bricolage de sentiments". encore aujourd'hui, j'y pense et même si je sais qu'il avait un lourd passé qu'il traînait toujours derrière lui, une amertume de vie, et tant de cicatrices non soignées, même si je sais que son avenir est focalisé par la vie de cette enfant qui peut mourir d'un instant à l'autre, je ne peux m'empêcher de ressentir beaucoup d'amour pour lui.
bref, tout cela pour dire que les envolées passionnelles grâce aux messages à distance, aux intentions que l'on grossit, aux sensations que l'on exagère, c'est facile. s'imaginer l'autre et quand la réalité nous rattrape, retomber dans une évidence de "banalité" qui casse tout le charme, c'est facile.
alors avec "mister Fb", je ne veux pas recommencer ça.
déjà je n'ai pas parlé de moi. je lui pose des questions sur lui, il a l'air d'avoir beaucoup souffert aussi (décidément je les attire... ;)) mais lorsqu'il évoque ces moments difficiles et ses rancoeurs, je le rabroue et l'engueule. je ne veux pas entendre ses plaintes.
donc, on se connait si peu, lui encore moins que moi.
et déjà je pense à lui toute la journée.
psit psit ! à éviter !


samedi 3 août 2013

J16

bon, ben, voilà je me suis faite piéger comme une bleue, j'aurais du voir venir quand même... ça sentait le truc à plein nez...
les échanges virtuels on connait et entre un homme et une femme il y a toujours un moment où ça dérape. je m'étais préparée, j'ai cadenassé, mais l'homme est chouette, merde et à force de tous ces messages chaque jour, on est arrivés à ceux que je voulais éviter. en même temps, l'"érotisme" c'est mon boulot du moment alors forcément, on en a parlé.
il est vraiment étrange ce type, tellement "gentleman" et moi je le rembarre sans cesse avec mes gros sabots, mon langage dur.
mais là, hier soir  et surtout ce matin, ça a dérapé.
et comme une conne, j'ai pensé à lui toute la journée.
heureusement, il se casse demain pour 4 semaines ici ou là, en congé, et ça permettra de décanter.
de toute façon, avec moi, c'est souvent pareil, je m'emballe et ensuite je me lasse.
je carbure à fond (en pensées) sur le type pendant plusieurs jours et puis, hop, d'un coup sec, je n'ai plus envie d'y penser.
je croise les doigts pour que ça me passe vite parce qu'il habite loin, il a une maladie "incurable", et il va avoir un boulot de commercial sur les routes.
en plus, ce matin, il n'y avait pas Gilles à la piscine.
bon, allez, je vais être patiente et laisser retomber la mayonnaise. en plus, je l'ai un peu rudoyé ce soir et j'ai la sensation d'avoir tout gâché. comme d'hab !
ce n'est pas bien grave.
demain à 6h je fais une course de sprint avec ma coatch et ensuite j'enchaine sur une journée chargée... alors, bon, j'aurais décanté..
pas le moment de flancher, j'étais si bien en célibataire...

vendredi 2 août 2013

J14 et J15

hier c'était la journée "centre de formation". je travaille hors de chez moi. je m'occupe d'étudiants en formation. bref, je suis prof. tuteur. donc je pars tôt et rentre en fin d'après-midi. comme tous les gens en fait. sauf que les autres jours de la semaine, je bosse autrement.
ça fait quelque temps que je me sens moins motivée pour aller bosser au centre mais hier c'était une vraie chouette journée. et avec mon cher J-la finance on a bien rigolé. il me donne de belles idées pour mes projets, on se stimule, on se respecte.
c'est étrange cette sensation de m'être glissée dans une autre peau, une autre vie.
ou plutôt d'avoir arraché à mon cahier de vie les pages d'avant et de recommencer à écrire sur des feuilles vierges, blanches, propres, attirantes et prometteuses.
je ne ressens plus aucun regret, aucune peine, aucune désolation pour ce qui a pu m'arriver de malheureux, pour ces hommes qui n'ont pas su m'aimer comme je le voulais, ces morts qui m'ont mise KO par leur absence, les occasions que j'ai manquées, les choses que je n'ai pas faites, les rêves qui m'ont nourrie et pourrie aussi...
aujourd'hui j'ai arraché tout cela de mon esprit, je me dis : voilà c'est comme ça, il y a ceux qui correspondent et ceux qui pas, ceux qui vivent et ceux qui pas, il y a ce chemin qui fut le mien et qui me permet aujourd'hui d'être si bien...
je ne sais pas comment expliquer justifier quantifier cette indulgence par rapport à tous ces "ratés" de ma vie, mais rien ne m'inspire colère, désolation, rage, peine, regret.
rien.
ce matin j'ai couru 21,7 kilomètres, j'étais si bien. un semi-marathon quand même ! je n'avais jamais réussi à faire cette distance là. en fait, je n'avais jamais essayé.
j'ai adoré. adoré. adoré.

je ne peux m'empêcher de m'interroger : est-ce qu'un jour, je vais retomber de cet état bienheureux qui est le mien, est-ce qu'un jour à nouveau, je vais me dire que la vie est dure, moche et que je n'ai plus envie de tenir le coup ?
pourvu que non, pourvu que non, pourvu que non...
je suis si bien, simplement.

mercredi 31 juillet 2013

J13

on est déjà mercredi. veille de jeudi (le jeudi c'est le jour de mon 2e boulot).
dans cinq jours je récupère mes enfants et même si je les adore, trois semaines pour respirer un peu ce fut trop court.
adieu mes joggings et la natation comme je le veux. hier, j'ai été courir le matin et le soir. 22 kilomètres en tout. le pied !
et aujourd'hui piscine. avec le beau Gilles. on n'a pas échangé un seul mot, pas un seul regard. je suis en période "je me recroqueville".
je verrai vendredi.
sinon tant pis.
la vie est belle, quoi qu'il arrive.
il y a ce type aussi, avec qui je discutais depuis plusieurs jours sur Facebook.
il est plutôt mignon et drôle même si je sens des décalages entre nous, et aujourd'hui, alors qu'on déconnait il m'a sorti son couplet style que c'était un mec trop gentil, que les femmes s'étaient foutues de lui, qu'il s'était bien fait avoir, que la vie est une belle escroquerie. apparemment il a une maladie incurable et ça fait huit ans qu'il est en sursis... c'est ma chance de ne tomber que sur des mecs comme ça en ce moment..
je n'aime pas du tout les gens qui se lamentent. ça date de mon enfance, ma mère se plaignait toujours de sa situation de pauvre femme misérable, abandonnée par son mari..
je m'étais jurée que jamais je ne ferais ça..
bon, pour être honnête, je l'ai fait.
après la mort de mon amoureux.
et j'entendais toujours la même réponse : "tu as vécu un truc horrible, incroyable, je ne sais même pas comment tu tiens encore debout, tu es tellement forte, ma pauvre..."
aujourd'hui je ne veux plus que l'on me plaigne, même pour en retirer certains avantages.
je ne veux plus qu'on me considère, ni me considérer comme une pauvre femme qui a vécu des trucs très durs.
je n'arrive même plus à penser à ces moments difficiles, tant ils me paraissent appartenir à une autre vie.
et les gens qui se plaignent, qui ont des propos style "je ne suis tombé que sur des malfaisantes", "je suis trop gentil" "j'ai élevé mes enfants seul et je les ai prévenus que ma vie c'est de la merde" !!
c'est terrible ce genre de propos... du moins, je trouve.
j'espère croiser un type positif, optimiste sur les années à vivre demain, un mec heureux, quoi qu'il lui soit arrivé.. ben, Gilles, je crois qu'il est comme ça, maintenant... parce qu'avant il était plus stressé plus aussi..

bon, j'essaierai de lui parler vendredi...

mardi 30 juillet 2013

J12

j'ai croisé Christophe dans le village aujourd'hui.
Christophe est le compagnon de Marie.
j'aime bien Marie, on sent en elle un reste de ruralité mais elle est intelligente et sensible. avant, on allait à la piscine ensemble parfois entre midi et deux, et on se racontait nos histoires. à cette époque je n'allais pas bien et elle était adorable, toujours à l'écoute de mes confidences éplorées.
et puis Christophe et Marie sont partis au Cap vert avec leurs trois enfants dont un bébé nouvellement né. une petite fille. Lou.
pour Marie, le départ fût dur, Christophe est ethnologue, il y allait pour le boulot, mais Marie laissait en plan une structure éditoriale associative, des ami(e)s, une vie accomplie.
ce fût pourtant pour Marie que le retour fût dur aussi.
elle nous écrivait de longs messages plaintifs à leur arrivée au Cap vert, rien n'allait et elle galérait seule avec les trois enfants pendant que Christophe bossait.
et puis... faut croire qu'elle s'est adaptée, mais elle ne voulait plus revenir.
elle avait rencontré des gens fabuleux là-bas, noué de belles amitiés.
un an, c'était trop court.

la dernière fois que j'ai vu Marie c'était à une soirée "tzigane" il y a un mois. quand je lui ai demandé comment elle allait, elle s'est mise à pleurer en me disant qu'elle venait de passer une année difficile. mais qu'elle n'avait pas envie d'en parler. don't act.
évidemment, je lui avais raconté juste avant mon bien-être actuel, les projets qu'on me proposait, le sport, la confiance revenue.
et je crois que je l'ai éloignée avec mes belles nouvelles.

j'ai croisé Christophe dans le village aujourd'hui et je lui ai parlé de la réussite de mon aînée, son bac avec mention, son acceptation dans une école sélective, son départ pour Strasbourg avec bourse et félicitations. je riais et je sentais que quelque chose coinçait quelque part.
il félicitait ma fille mais je sentais cette amertume de ceux qui n'y arriveront pas aussi bien et qui le déplorent. leur aîné s'intègre mal au collège, surtout après cette année loin de ses copains.
et je crois que Marie panique pour cela aussi.
donc, même si Christophe était content pour ma fille, il aurait préféré ne pas entendre ça. je le sentais.

tout comme mon copain Christian qui ne m'invite plus parce que son fils a du passer les épreuves de rattrapage du bac (je n'ai même pas osé téléphoner pour savoir s'il avait réussi finalement...) et qu'il en a été profondément affecté, comme si son honneur tout entier avait été là bafoué.

du coup, je m'interroge. est-ce que je n'étais intéressante que lorsque j'allais mal ?
est-ce que ça rassure les gens de voir la peine d'autrui, ils se disent qu'ils ne sont pas les seuls à galérer, ou, au contraire, que eux, au moins, ils ne galèrent pas alors que d'autres, les pauvres ?
je me sens légèrement mise à l'écart depuis que tout va bien dans ma vie.
mais ce n'est pas un don du ciel, j'ai choisi d'aller bien, j'ai lutté pour cela, j'ai tout mis en oeuvre pour cela. et je n'ai pas envie de me sentir coupable de n'avoir que de bonnes nouvelles à confier.
si ?


lundi 29 juillet 2013

J11

je me suis réveillée avec la tête qui tournait et les yeux gonflés comme si j'avais pleuré toute la nuit. l'orage grondait et la pluie tombait à seaux. je ne suis pas allée courir. j'irai cet après-midi, l'air est resté frais, il ne faut plus que je mange avant.
je me suis enfilée quatre tartines de confiture, ce que je ne fais jamais. d'abord parce que le sucre ce n'est pas mon truc, je fais une sorte d'intolérance au sucre, et parce les tartines le matin à part avec du fromage et du jambon, ce n'est pas mon truc non plus.
je comptais faire ci et ça dans la journée, je vais simplifier mon emploi du temps, ça me permettra de bosser en plus.
j'ai mal à une oreille, je ne sais pas si c'est à forcer de mastiquer du chewing-gum ou si, comme je l'entends dire, il y a un "vent" d'otites qui traine mais je me sens moins vive, c'est sûr.
pourvu que ce ne soit pas un contrecoup de l'absence de Gilles hier... je plaisante bien sûr mais... on ne sait jamais... j'ai beau savoir encaisser et me vanter d'être rodée à toute épreuve et en premier chef la solitude, peut-être que... ça a joué sur mon moral... et donc sur mon physique...
hier, justement, je discutais avec la jolie Cé qui vient de perdre sa meilleure amie, compagne de vie de trente ans, qui s'est suicidée. parce qu'elle ne supportait plus la mort de sa fille depuis plusieurs années. le poids du chagrin était trop lourd à porter, elle n'en avait plus le courage.
et Cé me dit qu'elle sent son corps qui "myopathise". donc elle ne sent plus son corps. parce que son amie est partie, qu'elle se sent abandonnée, ou coupable peut-être de n'avoir pas su soulager sa douleur.
d'accord, elle a un problème à la base, problème qu'elle gère en en freinant les désastreuses conséquences (comme Gilles... oui, bon, ça va, j'arrête avec lui...) mais là, elle n'y arrive plus et elle sent une dégradation de son problème. son corps l'abandonne alors que sa tête tente farouchement de chasser les mauvaises pensées. elle est amputée de son amie. et elle le sent.
voilà, le corps comme acteur de nos souffrances d'âme.
le corps dit, divulgue, montre, annonce, dénonce.
c'est pour cette raison que j'ai toujours aimé l'homéopathie. chercher à comprendre d'abord ce qui nous a blessés, perturbés, dérangés, attaqués, avant de trouver un chemin pour soigner les maux que notre corps manifeste.
rien de tel que le jogging tout à l'heure pour m'obliger à chasser cet état un peu flou dans lequel je suis aujourd'hui.
allez, zou...

dimanche 28 juillet 2013

J10

Gilles n'était pas à la piscine aujourd'hui. je me suis dit, très hypocrite : j'espère que c'est de bon augure, qu'il a trouvé une nana (en deux jours ça paraît peu probable, mais vous savez combien on est de mauvaise foi quand on est une femme et qu'on parle d'un homme) ou qu'il a été dans sa famille pour un weekend entouré.
ou bien il est parti en vacances.
il n'empêche.
alors que depuis deux jours, j'échange des dizaines de messages avec un type sur facebook, un maître-nageur passionné par la moto, sympa et mignon comme tout.
alors que j'ai enfin accepté un rendez-vous avec cet homme rencontré il y a sept ans et avec qui je n'avais fait qu'échanger une correspondance délicieusement poétique, puis délicieusement érotique... pour finalement cesser tout échange, de façon un peu brute, ce qui avait eu l'heur de me faire enrager, voire me blesser et ça avait engendré de belles créations, in fine.
il m'avait relancée il y a quelques semaines en disant : tu as du oublier. pas moi.
évidemment, il ne faut pas me chercher comme ça, je n'aime pas qu'on décide de ma vie à ma place, de mes oublis à ma place, de mes souvenirs à ma place.
très vite, l'envie était revenue, cette envie construite à partir de messages bien rédigés, des messages qui touchent au but, qui font mouche. et puis, l'envie était repartie aussi vite. allez savoir. parce que je me suis dit que c'était trop facile pour lui, il revenait quand cela lui disait et il suffisait d'écrire des mots bien choisis pour que l'étincelle reparte. il venait et repartait à son gré et je devais attendre qu'il me fasse signe pour espérer quelque chose. donc j'ai dit : stop, on arrête, je n'ai plus envie.
et puis, parce que je pense un peu trop à Gilles, je me suis dit qu'il fallait que je fasse baisser la pression. alors je lui ai : après tout, proposez-vous un rendez-vous.
et il a répondu rapidement et propose qu'on se voit en septembre.
espérons que je ne sois ni morte ni enterrée ni desséchée d'ici septembre. sinon il ne lui restera de moi qu'une envie comme un os à ronger...
en même temps, je n'arrive pas à boucler mon boulot alors penser à un rendez-vous actuellement, ça serait pure folie.
bref, alors que... je me suis sentie en colère de l'absence de Gilles, comme si je lui en voulais de m'abandonner.
alors j'ai nagé vite, je me suis explosé les cuisses et je me suis à peine faite plaisir.
et j'ai détesté ça.
demain j'irai à l'aube courir pour défouler le reste d'agacement qui perdure.
et dire que j'avais dit : plus aucun mec.
trop forte la fille !

samedi 27 juillet 2013

J9

il a dit : "j'ai travaillé mon mental et c'est grâce à ça que je m'en suis sorti. ça m'a vraiment beaucoup aidé."
évidemment, j'ai de suite pensé à la chanson de Grand Corps malade "un mental de résistant" et là, alors que je rame sur mon travail, que j'essaie de toutes mes forces de me discipliner, je n'y arrive pas.
cet après-midi, j'irai au musée Granet, au restaurant puis à l'opéra avec ma frangine, et je devrais réussir à travailler pour "avoir le droit de" passer des moments de pause, mais je flâne, je bats la campagne, mon esprit s'envole, je me fais du thé, j'écris à mes amies, je m'épile les sourcils... bref, je déconne.

le mental je l'ai pour me lever le matin de très bonne heure et aller courir, je l'ai pour faire dix longueurs de plus à la piscine, mais pas pour rester concentrée.
ma copine kiné me dit que c'est parce que je suis surdouée, que dès que j'ai un projet en tête, s'il ne se finit pas très vite, je m'ennuie, je suis déjà dans l'après, dans un autre projet.
c'est gentil voire flatteur mais ça ne fait pas avancer le scmilblick...

il a dit aussi qu'il avait travaillé la méditation et que lui qui était toujours speed ("comme toi", a-t-il ajouté, ouais OK ça va...) il était devenu plus réfléchi, plus posé. et qu'au bout de trois ans de pratique, il donnait maintenant des cours de méditation.

j'ai déjà essayé le yoga une année, juste avant mon accident de voiture qui m'a laissé quatre cervicales en vrac, et effectivement ça m'avait bien apaisée, mais je n'ai pas envie de ne plus être speed. être speed c'est ma marque de fabrique, alors... mais faire de la méditation sous l'oeil sombre et professionnel de Gilles ? pourquoi pas...
allez, chiche, à la rentrée, en plus du club de course à pied et de la zumba, je m'inscris à la méditation ?
espérons que ça me coatche pour mon travail et que je devienne plus disciplinée..
espérons.