en allant courir ce matin, à la fraîche, je repensais à la douceur des doigts de Bruno sur ma peau, à la douceur de sa bouche sur mes lèvres, même s'il était empressé.
bizarre sensation de ne pas avoir vécu cette douceur depuis longtemps. mes derniers amants étaient pressés, maladroits, directs.
j'y pensais comme une caresse qui perdure, comme un jolie souvenir à garder.
et il m'a écrit.
il a cherché mon numéro, il a cherché des renseignements sur moi et il m'a écrit. je lui ai répondu et toute la matinée, nos messages se sont succédés, de plus en plus longs, de plus en plus proches de l'envie qui ne nous avait pas quittés de nous revoir.
je pars mercredi matin très tôt pour l'étranger avec mes enfants et ne reviens que dans huit jours.
on a décidé de laisser décanter durant ces huit jours, parce qu'il est marié, parce que ça nous paraît du gros n'importe quoi même si on ne peut pas s'empêcher d'avoir envie.
sa femme lui fait la gueule mais il s'en fout. il dit que ça lui a laissé un souvenir démesuré, qu'il ne pense qu'à moi, que je monopolise ses esprits, qu'il rêve de se retrouver à nouveau contre moi, qu'il n'a pas connu ça depuis tellement longtemps.
je suis contente d'abord parce que je ne suis pas trompée, je savais qu'il pensait à moi que ça l'avait réellement perturbé, même si ensuite il a bien joué le jeu, et contente aussi car ses messages sont réglos, il est respectueux et gentil, tendre aussi. ça ne m'était pas arrivé depuis longtemps aussi ce style de mecs.
je ne suis pas une femme à baiser pour lui, je suis celle qui l'a bouleversé.
et ça le rend fou.
mes mots. ma personnalité; le souvenir de notre "escapade".
il écrit bien, ne fait pas de fautes (si si pour moi c'est important), il est vraiment respectueux envers moi.
je suis contente.
cela me donne une belle énergie parce que depuis cette fameuse soirée, j'en manquais.
suis-je raisonnable si je le revois ensuite ?
si je deviens sa maîtresse ?
saura-t-on ne pas s'attacher ?
peu importe, lui, j'avis envie et je suis contente !
et voilà une célibataire qui déconne, une !
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