je m'étais mise un planning serré, une liste de choses à régler réaliser faire avancer et toute la matinée j'ai tenu le coup. cet après-midi ce fut un peu plus dur et ce soir, alors que je laissais mes enfants à leur père, je me suis laissée piéger par une soirée voisins hyper sympa mais pas efficace question boulot.
les propositions de boulot arrivent de partout, faut que je gère, que j'y arrive, que j'explose cette année.
j'ai eu une longue discussion avec ma seconde, et j'ai adoré, sur le côté réglementé des choses, des consignes, sur les repères familiaux, sociétaux... tout ça en douceur et elle écoutait vraiment... pourvu qu'elle ait entendu.
toujours pas de nouvelles de Bruno. je garde un secret espoir qui me grignote le milieu du ventre, parce que ce serait doux pour mon orgueil mais il me faut être patiente. je suis certaine qu'il me fera signe et j'ai décidé de mettre au moins une semaine à lui répondre, quoi que je réponde, mais je lis en lui, c'est une évidence et je sais qu'il passe son temps à attendre le bon moment, à penser à moi.
pas prétentieux, non non... je l'ai deviné ce type.
il paraît que ce sont les filles qui choisissent les mecs.
admettons...
ses baisers ont été une surprise mais peut-être qu'effectivement c'est le plus réglo de la bande, le plus discret, alors j'ai su être sexy pour le séduire... allez savoir..
en tout cas, je n'ai plus de nouvelles ni de ma copine kiné ni de la bande...
le mec de FB revient un plus présent. j'ai envie de le rencontrer. et pourquoi pas.
je ne tiendrai pas si je bosse comme une folle sans un mec de temps en temps.
bosser comme une folle, je veux bien mais je vais avoir besoin de soutien... il ne me reste qu'à voir ce qu'il va m'arriver.
trois mois que je ne baise plus. je commence à m'inquiéter. je ne deviens pas trop vieille au moins ??
vendredi 30 août 2013
jeudi 29 août 2013
J42
faut croire que je dois ouvrir plus les yeux et être attentive aux belles choses qui arrivent, parce qu'elles arrivent en masse et je me contente de me plaindre, et de me dévaloriser.
d'abord pas mal de versements, du fric donc et des propositions de projets sympas.
et aujourd'hui des propositions de boulot, deux pour être exacte, tentantes.
et mon boulot du jeudi qui s'est super bien passé.
et la rentrée des enfants qui approche.
et la nouvelle organisation à mettre en place.
et la détermination qui se tricote en moi, de façon presque guerrière, cette envie pour une fois d'y arriver, d'être cap de tout gérer, de mener plusieurs projets boulots activités de front et de réussir à bien le faire, de gagner du fric et de vivre confortablement.
qui me renvoie à cette évidence : pas de place pour un mec.
je n'en suis pas ravie, ne croyez pas, mais il est des choix à faire sans tarder et je veux faire celui de l'épanouissement et de la consécration professionnelle.
envie enfin de donner priorité à mes choix avant de penser "choix pour les enfants" et prendre du recul sur les conséquences ou les efforts que ça peut demander aux autres.
aujourd'hui, je suis ma priorité.
franchement, je suis épatée d'être arrivée à ce choix. reste à savoir si je tiendrai..
d'ailleurs j'attends toujours un signe de Bruno... au cas où...
et puis, justement, j'ai fait appeler mon collègue aujourd'hui, au numéro qui m'avait appelé samedi dans la nuit et il m'a dit que c'était un homme qui a répondu.
donc pas la femme de Bruno.
bizarrement, ça m'ôte d'un sacré poids même si j'ai sûrement tendance à me faire un drôle de scénario toute seule.
ça aussi, faut que j'arrête. de me faire des scénarios. je ne dois pas faire de suppositions. et quoi qu'il arrive, ne pas penser que cela vient de moi ou que je suis concernée. faire au mieux et avoir une parole d'or.
4 préceptes à cultiver.
je vais m'y employer.
d'abord pas mal de versements, du fric donc et des propositions de projets sympas.
et aujourd'hui des propositions de boulot, deux pour être exacte, tentantes.
et mon boulot du jeudi qui s'est super bien passé.
et la rentrée des enfants qui approche.
et la nouvelle organisation à mettre en place.
et la détermination qui se tricote en moi, de façon presque guerrière, cette envie pour une fois d'y arriver, d'être cap de tout gérer, de mener plusieurs projets boulots activités de front et de réussir à bien le faire, de gagner du fric et de vivre confortablement.
qui me renvoie à cette évidence : pas de place pour un mec.
je n'en suis pas ravie, ne croyez pas, mais il est des choix à faire sans tarder et je veux faire celui de l'épanouissement et de la consécration professionnelle.
envie enfin de donner priorité à mes choix avant de penser "choix pour les enfants" et prendre du recul sur les conséquences ou les efforts que ça peut demander aux autres.
aujourd'hui, je suis ma priorité.
franchement, je suis épatée d'être arrivée à ce choix. reste à savoir si je tiendrai..
d'ailleurs j'attends toujours un signe de Bruno... au cas où...
et puis, justement, j'ai fait appeler mon collègue aujourd'hui, au numéro qui m'avait appelé samedi dans la nuit et il m'a dit que c'était un homme qui a répondu.
donc pas la femme de Bruno.
bizarrement, ça m'ôte d'un sacré poids même si j'ai sûrement tendance à me faire un drôle de scénario toute seule.
ça aussi, faut que j'arrête. de me faire des scénarios. je ne dois pas faire de suppositions. et quoi qu'il arrive, ne pas penser que cela vient de moi ou que je suis concernée. faire au mieux et avoir une parole d'or.
4 préceptes à cultiver.
je vais m'y employer.
mercredi 28 août 2013
J40 et J41
retour au bercail. les holidays sont rangées c'est une nouvelle année scolaire qui démarre.
je la sens moyen moyen cette année, parce qu'il y a la grande qui part, la seconde qui va me gonfler avec ses histoires de sorties entre copines et que le bac français l'attend à la fin de l'année et le rikiki qui a son brevet qu'il doit assurer.
parce que j'ai le corps en vrac (genoux, chevilles, adducteurs) et que je n'ai pas baisé depuis trois mois, que je ne veux pas qu'on voit mon corps, que j'entends mes copains Hervé et Guy me raconter leur nouvelle histoire et que c'est parsemé de textos toutes les dix minutes et que je détesterai je le sais. mais que je suis quand même comme une grosse truffe à tout régler seule et que je commence à me dire qu'à deux ça peut être cool aussi mais que je ne dois pas être douée car contrairement à mon copain Guy qui trouve toujours très vite une femme avec qui il reste, avec qui il a des projets, moi NON !
parce que je suis de retour chez moi, je guette un texto de Bruno, je me mets à surveiller chaque coin de rue en espérant le croiser dans son véhicule pro. non pas que j'y tiens et que je suis prête à.. mais un mec pret à braver les interdits et les dangers juste pour me redire que m'embrasser ça a été une sacrée claque pour lui et qu'il n'aspire qu'à une chose : se retrouver contre moi, j'avoue que j'aimerais bien vivre ça un peu.. le mec de Fb m'envoie tjs qq petits textos tjs très mimi mais nous ne franchissons pas la barrière et ma copine kiné ne me fait plus signe comme pour confirmer mes doutes sur les retours négatifs qu'elle a eus à cette fameuse soirée.
c'est drôle, on aime en fonction du lieu où on habite, la région le pays, en fonction des gens qui gravitent autour de nous mais si on habitait ailleurs si on vivait sur une autre planète, qui aimerions-nous ? on croit avoir trouver l'âme soeur,vivre avec des gens qq chose d'incroyable mais qu'en aurait-il été si nous avions vécu ailleurs ? "ma meilleure amie", "mon alter ego", ne dépendent que du lieu où on a planté notre tente et nos racines. mais si on avait vécu ailleurs, alors quoi ?
en vacances il y avait cet homme, ce patron de restaurant qui m'a dit : quelle pitié de vous rencontrer le dernier jour. et je me suis dit : qu'est-ce qui se serait passé si je l'avais rencontré avant, dans sa vie d'avant meme. non pas que l'homme me plaisait mais juste cette réflexion : j'aurais pu rencontrer cet homme un jour si ma route avait croisé la sienne. on aurait peut-être pu s'aimer. et cette idée que partout dans le monde il y a des gens à aimer et qu'on se cantonne à ceux autour de nous. chaque fois que je me déplace je rencontre des gens, je sympathise. alors mon cercle d'amis me parait bien limité si je pense à tous ces gens sur cette Terre que je n'ai jamais rencontrés. et le nombre de mes amants aussi... je crois qu'il est temps que je bouge, que j'aille vivre ailleurs...
donc Bruno ne m"intéresse pas, je veux juste qu'il me fasse signe pour rassurer mon égo.
au moins ça. même si j'ai senti en lui un mec bien, un mec qui me plairait de "vivre" un peu.
après je crois que ça flatterai la confiance en moi et me permettrait d'avancer à foooond ! mais quelle horreur d'attendre et de ne pouvoir en parler à personne..
j'ai décidé d'arrêter de raconter ce genre d'état d'ame à mes quelques amies. raconter ma vie, mes projets oui. mais pas mes ressentis mes désillusions, mes attentes.
faut que j'arrive à garder mon jardin secret pour moi. c'est important ça.
je la sens moyen moyen cette année, parce qu'il y a la grande qui part, la seconde qui va me gonfler avec ses histoires de sorties entre copines et que le bac français l'attend à la fin de l'année et le rikiki qui a son brevet qu'il doit assurer.
parce que j'ai le corps en vrac (genoux, chevilles, adducteurs) et que je n'ai pas baisé depuis trois mois, que je ne veux pas qu'on voit mon corps, que j'entends mes copains Hervé et Guy me raconter leur nouvelle histoire et que c'est parsemé de textos toutes les dix minutes et que je détesterai je le sais. mais que je suis quand même comme une grosse truffe à tout régler seule et que je commence à me dire qu'à deux ça peut être cool aussi mais que je ne dois pas être douée car contrairement à mon copain Guy qui trouve toujours très vite une femme avec qui il reste, avec qui il a des projets, moi NON !
parce que je suis de retour chez moi, je guette un texto de Bruno, je me mets à surveiller chaque coin de rue en espérant le croiser dans son véhicule pro. non pas que j'y tiens et que je suis prête à.. mais un mec pret à braver les interdits et les dangers juste pour me redire que m'embrasser ça a été une sacrée claque pour lui et qu'il n'aspire qu'à une chose : se retrouver contre moi, j'avoue que j'aimerais bien vivre ça un peu.. le mec de Fb m'envoie tjs qq petits textos tjs très mimi mais nous ne franchissons pas la barrière et ma copine kiné ne me fait plus signe comme pour confirmer mes doutes sur les retours négatifs qu'elle a eus à cette fameuse soirée.
c'est drôle, on aime en fonction du lieu où on habite, la région le pays, en fonction des gens qui gravitent autour de nous mais si on habitait ailleurs si on vivait sur une autre planète, qui aimerions-nous ? on croit avoir trouver l'âme soeur,vivre avec des gens qq chose d'incroyable mais qu'en aurait-il été si nous avions vécu ailleurs ? "ma meilleure amie", "mon alter ego", ne dépendent que du lieu où on a planté notre tente et nos racines. mais si on avait vécu ailleurs, alors quoi ?
en vacances il y avait cet homme, ce patron de restaurant qui m'a dit : quelle pitié de vous rencontrer le dernier jour. et je me suis dit : qu'est-ce qui se serait passé si je l'avais rencontré avant, dans sa vie d'avant meme. non pas que l'homme me plaisait mais juste cette réflexion : j'aurais pu rencontrer cet homme un jour si ma route avait croisé la sienne. on aurait peut-être pu s'aimer. et cette idée que partout dans le monde il y a des gens à aimer et qu'on se cantonne à ceux autour de nous. chaque fois que je me déplace je rencontre des gens, je sympathise. alors mon cercle d'amis me parait bien limité si je pense à tous ces gens sur cette Terre que je n'ai jamais rencontrés. et le nombre de mes amants aussi... je crois qu'il est temps que je bouge, que j'aille vivre ailleurs...
donc Bruno ne m"intéresse pas, je veux juste qu'il me fasse signe pour rassurer mon égo.
au moins ça. même si j'ai senti en lui un mec bien, un mec qui me plairait de "vivre" un peu.
après je crois que ça flatterai la confiance en moi et me permettrait d'avancer à foooond ! mais quelle horreur d'attendre et de ne pouvoir en parler à personne..
j'ai décidé d'arrêter de raconter ce genre d'état d'ame à mes quelques amies. raconter ma vie, mes projets oui. mais pas mes ressentis mes désillusions, mes attentes.
faut que j'arrive à garder mon jardin secret pour moi. c'est important ça.
lundi 26 août 2013
J39
j'ai souvent du mal à assumer de gérer seule les trois enfants, tous différents, dans leur caractère, leur façon d'être, leurs projets, leurs inclinaisons.
mais alors quand on est loin de tout, loin de chez nous, en vacances, c'est pire encore.
je me décarcasse afin de leur faire plaisir, de leur apporter satisfaction, d'accepter leurs envies, de respecter leurs non-envies, de les accompagner dans leurs souhaits, les écouter, les conseiller, les consoler, les rassurer...
et au moindre couac, au moindre "non", ça dérape, ils font le tête, ils se fâchent, se replient, et je me fais l'effet d'être une mauvaise mère, d'être une incapable, je culpabilise et doute, je m'en veux et souffre.
j'en ai assez.
je voudrais pouvoir me faire plaisir, découvrir des pays sans que ça crise pour un oui ou un non, pouvoir faire ce que je veux sans avoir sans cesse à me justifier...
je voudrais souffler, profiter de mon temps comme je l'entends, visiter ce que je souhaite, à mon rythme. là, je reviens de vacances avec une grosse envie de pleurer, une grande sensation d'avoir merdé et un grand souhait de solitude.
seulement à notre retour, ce sera la rentrée et les choses vont recommencer.
jusqu'à présent, les enfants me donnaient de la force et du courage, là je sens qu'ils me lestent et m'empêchent d'avancer sereine. ma confiance en moi en prend un coup et ma belle humeur aussi.
pffuuuu ! va falloir que je me reprenne sévère...
je voudrais souffler, profiter de mon temps comme je l'entends, visiter ce que je souhaite, à mon rythme. là, je reviens de vacances avec une grosse envie de pleurer, une grande sensation d'avoir merdé et un grand souhait de solitude.
seulement à notre retour, ce sera la rentrée et les choses vont recommencer.
jusqu'à présent, les enfants me donnaient de la force et du courage, là je sens qu'ils me lestent et m'empêchent d'avancer sereine. ma confiance en moi en prend un coup et ma belle humeur aussi.
pffuuuu ! va falloir que je me reprenne sévère...
dimanche 25 août 2013
J38
j'ai reçu cette nuit un appel d'un numéro inconnu de mes contacts. j'ai eu une peur bleue que ce soit la femme de Bruno. le truc de fou. je ne sais pas comment je peux savoir si c'est son numéro sans me trahir, sans instiller une certaine méfiance à mon égard, une certaine curiosité tout au moins, et du coup je ne vais pas chercher à savoir, je vais laisser tomber et me rassurer en me disant que je n'ai rien à me reprocher car, malgré quelques textos explicites sur ce qu'on a ressenti l'un l'autre, il ne s'est rien passé avec Bruno.
apprendre à me faire confiance, à arrêter de culpabiliser en permanence, à me positionner toujours dans la peau de celle qui peut décevoir, c'est usant, ça m'use et ne m'aide pas.
si, et je dis bien si, Bruno me recontacte d'ici quelques jours, car je suis sensée rentrer de vacances d'ici quelques jours, je vais l'envoyer sur les roses, gentiment certes car l'homme est adorable et est resté correct, malgré tout, mais sur les roses quand même car je me rends compte que je ne saurai pas vivre, pas supporter de tromper une des filles du groupe, même si ce groupe n'existe plus autour de moi, ou du moins si je n'en fais plus partie. et pour cause.
voilà, cet appel nocturne a été un révélateur de ce qui m'attendait dans une relation adultérienne, car même si je me persuade qu'on ne vit qu'une fois et que j'aurais tort de passer à côté, si je me persuade que de mon côté je suis clean car je ne trompe, moi, personne, on est trop "proches" et géographiquement et amicalement, Bruno et moi pour que nous vivions cela (moi en tout cas) sereinement.
ma chérie suisse est retombée de haut de sa love-story avec un homme marié, comme si soudain, elle était devenue en droit d'attendre quelque chose et qu'elle découvrait qu'il ne se passerait rien d'autre que cette relation parallèle que la folie de l'interdit à distance. il habite le Mexique, il est marié, a deux enfants, ils n'ont passé qu'une nuit ensemble...
bon, peu importe, le coup de fil de cette nuit a été comme un réveil-matin dans mes illusions de femme désirée..
quelle connerie !
apprendre à me faire confiance, à arrêter de culpabiliser en permanence, à me positionner toujours dans la peau de celle qui peut décevoir, c'est usant, ça m'use et ne m'aide pas.
si, et je dis bien si, Bruno me recontacte d'ici quelques jours, car je suis sensée rentrer de vacances d'ici quelques jours, je vais l'envoyer sur les roses, gentiment certes car l'homme est adorable et est resté correct, malgré tout, mais sur les roses quand même car je me rends compte que je ne saurai pas vivre, pas supporter de tromper une des filles du groupe, même si ce groupe n'existe plus autour de moi, ou du moins si je n'en fais plus partie. et pour cause.
voilà, cet appel nocturne a été un révélateur de ce qui m'attendait dans une relation adultérienne, car même si je me persuade qu'on ne vit qu'une fois et que j'aurais tort de passer à côté, si je me persuade que de mon côté je suis clean car je ne trompe, moi, personne, on est trop "proches" et géographiquement et amicalement, Bruno et moi pour que nous vivions cela (moi en tout cas) sereinement.
ma chérie suisse est retombée de haut de sa love-story avec un homme marié, comme si soudain, elle était devenue en droit d'attendre quelque chose et qu'elle découvrait qu'il ne se passerait rien d'autre que cette relation parallèle que la folie de l'interdit à distance. il habite le Mexique, il est marié, a deux enfants, ils n'ont passé qu'une nuit ensemble...
bon, peu importe, le coup de fil de cette nuit a été comme un réveil-matin dans mes illusions de femme désirée..
quelle connerie !
samedi 24 août 2013
J37
ça fait huit jours qu'a eu lieu le dérapage avec Bruno, six jours qu'il m'a envoyé des textos, et je commence à tourner en rond dans ma tête, à attendre d'autres messages de lui, à attendre qu'il me dise qu'il n'en peut plus, que malgré les jours qui passent l'envie de moi ne le quitte pas, l'émotion de ce moment volé vécu est toujours présente en lui et que c'est dur pour lui.
mais rien, pas un message et je n'ai rien trouvé de mieux que de me tordre salement la cheville aujourd'hui.
je sens que je perds l'équilibre dans cette histoire bancale. je n'ai rien à attendre de cette histoire, il est marié, et on prend de gros risques en tentant une aventure parallèle, je ne veux pas foutre le bordel dans sa vie, je veux quelqu'un qui m'aime profondément, avec qui j'ai le plaisir de passer de super moments, libre et joyeuse...
je crois que c'est par orgueil, par entêtement, par connerie que je m'accroche à ce petit moment.
j'ai vécu ça si souvent de vouloir désespérément un homme, comme Laurent ce jeune de 21 ans qui aurait pu être mon fils et sur qui j'ai craqué complètement, j'ai cherché des infos sur lui, j'ai essayé de trouver un moyen de le contacter, je ne pensais qu'à ça, ça devenait obsessionnel, et puis, on s'est revus et l'histoire de cul a eu lieu. un truc un peu fou, ou j'avais plus du double de son âge mais où on s'en foutait, on s'entendait bien à plein de niveaux différents. et puis, pouf, il est parti ailleurs, et je n'en ai plus rien eu à faire. rien du tout.
c'est une question de temps.
dans un mois, j'aurais tiré un trait sur tout cela.
mais là, en attendant, ça me bouffe la tête. de plus en plus.
et j'enrage.
mais rien, pas un message et je n'ai rien trouvé de mieux que de me tordre salement la cheville aujourd'hui.
je sens que je perds l'équilibre dans cette histoire bancale. je n'ai rien à attendre de cette histoire, il est marié, et on prend de gros risques en tentant une aventure parallèle, je ne veux pas foutre le bordel dans sa vie, je veux quelqu'un qui m'aime profondément, avec qui j'ai le plaisir de passer de super moments, libre et joyeuse...
je crois que c'est par orgueil, par entêtement, par connerie que je m'accroche à ce petit moment.
j'ai vécu ça si souvent de vouloir désespérément un homme, comme Laurent ce jeune de 21 ans qui aurait pu être mon fils et sur qui j'ai craqué complètement, j'ai cherché des infos sur lui, j'ai essayé de trouver un moyen de le contacter, je ne pensais qu'à ça, ça devenait obsessionnel, et puis, on s'est revus et l'histoire de cul a eu lieu. un truc un peu fou, ou j'avais plus du double de son âge mais où on s'en foutait, on s'entendait bien à plein de niveaux différents. et puis, pouf, il est parti ailleurs, et je n'en ai plus rien eu à faire. rien du tout.
c'est une question de temps.
dans un mois, j'aurais tiré un trait sur tout cela.
mais là, en attendant, ça me bouffe la tête. de plus en plus.
et j'enrage.
vendredi 23 août 2013
J36
il y a de drôles d'idées qui me traversent l'esprit lorsque je déambule dans ces rues inconnues, dans ces paysages d'un pays que je n'avais jamais visité : notamment celle de réussir à percer, à être au top. pourquoi certains y arrivent-ils et pas moi ?
parce que j'ai la trouille, ça je le sais. mais pourquoi ?
manque de confiance en moi ? OK. mais encore ?
manque de talent peut-être ? et pourtant je perdure malgré les années.
manque d'envergure certes. et puis déjà un lourd bagage qui pèse sur mes épaules et qui brouillent les cartes.
il n'empêche, je pourrais décider de devenir belle comme une actrice américaine, perdre une dizaine de kilos, durcir mon fessier, et devenir intouchable. relever les épaules, la tête et travailler mon style.
arrêter de flipper dès que j'entreprends quelque chose et surtout arrêter d'entreprendre dix choses à la fois. faire une chose après l'autre, prendre le temps qu'il faut pour cela, mais bien les faire.
j'en ai assez de ces états d'âme en montagnes russes, je voudrais vivre sur une ligne de conduite professionnelle stable, qui me garantisse une certaine sérénité.
comment fait-on ?
par où commence-t-on ?
comment faire durer cela ?
y croire jusqu'au bout ? s'en se décourager ?
il y a pourtant cette évidence que certains y arrivent et qu'ils ne sont pas forcément plus futés que moi.
il va vraiment falloir que je me secoue.
parce que j'ai la trouille, ça je le sais. mais pourquoi ?
manque de confiance en moi ? OK. mais encore ?
manque de talent peut-être ? et pourtant je perdure malgré les années.
manque d'envergure certes. et puis déjà un lourd bagage qui pèse sur mes épaules et qui brouillent les cartes.
il n'empêche, je pourrais décider de devenir belle comme une actrice américaine, perdre une dizaine de kilos, durcir mon fessier, et devenir intouchable. relever les épaules, la tête et travailler mon style.
arrêter de flipper dès que j'entreprends quelque chose et surtout arrêter d'entreprendre dix choses à la fois. faire une chose après l'autre, prendre le temps qu'il faut pour cela, mais bien les faire.
j'en ai assez de ces états d'âme en montagnes russes, je voudrais vivre sur une ligne de conduite professionnelle stable, qui me garantisse une certaine sérénité.
comment fait-on ?
par où commence-t-on ?
comment faire durer cela ?
y croire jusqu'au bout ? s'en se décourager ?
il y a pourtant cette évidence que certains y arrivent et qu'ils ne sont pas forcément plus futés que moi.
il va vraiment falloir que je me secoue.
jeudi 22 août 2013
J35
l'évasion il n'y a rien de telle.
le jogging du matin fut à la fois terriblement dur avec les 5 premiers kilomètres en montée très raide, mais aussi très satisfaisant, courir là sur cette île, avec un magnifique paysage de lever du jour qui m'accompagnait c'était juste trop bien.
j'étais heureuse, je me sentais vivante; j'y retourne demain, je dois essayer de m'améliorer.
je prends du temps pour lire pour écrire pour dormir. des choses que je ne fais jamais chez moi.
et quel bonheur !
cette coupure était impérative.
je ne me maquille plus, je laisse mon corps bronzer, je mange peu... et je me trouve moche bien entendu et mal foutue mais c'est comme si ça passait au second plan.
ici, loin de tout, loin du monde, je peux m'oublier.
je pense avec amusement au mec FB qui est lui aussi dans un village de France perdu, sans connexion, à un de mes ex qui m'a adressé un mail tendre, à ce super beau mec qui m'a draguée fut un temps que j'ai repoussé et qui a donc cessé mais qui revient doucettement... je pense à ce type qui me propose de devenir mon amant en septembre.
je pourrais faire ça, avoir différents amants, au gré de mes envies, sans m'attacher, sans habitude ni rdv fixés.
et puis, je pense à Bruno.
parmi tous ceux-là, il pourrait être celui qui est plus régulier, celui qui ressent vraiment des émotions fortes quand il m'embrasse, ma petite gourmandise, mon dessert préféré.
je pense que dans ses bras, je serais bien. mais il y a tant d'hommes que je voudrais "tenter" que je ne veux pas rester sur lui. lui qui est marié, ceci dit, et qui ne ressemble en rien à l'homme à aimer dont je me faisais le portrait.
bref, mes rêves sont agités même si ma tête se pose.
encore cinq jours de répit.
le jogging du matin fut à la fois terriblement dur avec les 5 premiers kilomètres en montée très raide, mais aussi très satisfaisant, courir là sur cette île, avec un magnifique paysage de lever du jour qui m'accompagnait c'était juste trop bien.
j'étais heureuse, je me sentais vivante; j'y retourne demain, je dois essayer de m'améliorer.
je prends du temps pour lire pour écrire pour dormir. des choses que je ne fais jamais chez moi.
et quel bonheur !
cette coupure était impérative.
je ne me maquille plus, je laisse mon corps bronzer, je mange peu... et je me trouve moche bien entendu et mal foutue mais c'est comme si ça passait au second plan.
ici, loin de tout, loin du monde, je peux m'oublier.
je pense avec amusement au mec FB qui est lui aussi dans un village de France perdu, sans connexion, à un de mes ex qui m'a adressé un mail tendre, à ce super beau mec qui m'a draguée fut un temps que j'ai repoussé et qui a donc cessé mais qui revient doucettement... je pense à ce type qui me propose de devenir mon amant en septembre.
je pourrais faire ça, avoir différents amants, au gré de mes envies, sans m'attacher, sans habitude ni rdv fixés.
et puis, je pense à Bruno.
parmi tous ceux-là, il pourrait être celui qui est plus régulier, celui qui ressent vraiment des émotions fortes quand il m'embrasse, ma petite gourmandise, mon dessert préféré.
je pense que dans ses bras, je serais bien. mais il y a tant d'hommes que je voudrais "tenter" que je ne veux pas rester sur lui. lui qui est marié, ceci dit, et qui ne ressemble en rien à l'homme à aimer dont je me faisais le portrait.
bref, mes rêves sont agités même si ma tête se pose.
encore cinq jours de répit.
mercredi 21 août 2013
J34
c'est incroyable comme le fait de partir loin de chez soi permet de laisser derrière soi les pensées encombrantes.
je viens de traverser des kilomètres en avion puis en bus et je me sens juste plus légère qu'hier.
finies les questions, les obsessions, les tergiversations.
ici le temps n'est que bien être et découvertes, répit hors de la vie et des ennuis.
j'ai hâte d'enfiler mes baskets pour aller courir dans l'île demain matin.
Gilles, le mec de FB, Bruno et les autres, vous voilà partis au fin fond de la cuvette des toilettes, vous ne m'intéressez plus, aucun d'entre vous, et je veux juste profiter de cette parenthèse pour nettoyer un peu mon esprit encombré.
je suis une oursonne, toujours bien heureuse dans sa grotte, à ne pas voir grand monde, à gérer ma vie comme je veux, mais je dois bien admettre que prendre le large, aller respirer un autre air, fermer la porte de chez soi et traverser d'autres rues que celles de mon village, voir d'autres visages que ceux rencontrés chaque jour, c'est tellement tellement bienfaisant.
encore une fois, j'avais peur de ce voyage, une appréhension incompréhensible, argumentée par la tonne de papiers à régler, la période trop tardive, mes projets à rendre. mais finalement, quel pied !!!
quand je reviendrai, j'y verrai plus clair, c'est certain;
je viens de traverser des kilomètres en avion puis en bus et je me sens juste plus légère qu'hier.
finies les questions, les obsessions, les tergiversations.
ici le temps n'est que bien être et découvertes, répit hors de la vie et des ennuis.
j'ai hâte d'enfiler mes baskets pour aller courir dans l'île demain matin.
Gilles, le mec de FB, Bruno et les autres, vous voilà partis au fin fond de la cuvette des toilettes, vous ne m'intéressez plus, aucun d'entre vous, et je veux juste profiter de cette parenthèse pour nettoyer un peu mon esprit encombré.
je suis une oursonne, toujours bien heureuse dans sa grotte, à ne pas voir grand monde, à gérer ma vie comme je veux, mais je dois bien admettre que prendre le large, aller respirer un autre air, fermer la porte de chez soi et traverser d'autres rues que celles de mon village, voir d'autres visages que ceux rencontrés chaque jour, c'est tellement tellement bienfaisant.
encore une fois, j'avais peur de ce voyage, une appréhension incompréhensible, argumentée par la tonne de papiers à régler, la période trop tardive, mes projets à rendre. mais finalement, quel pied !!!
quand je reviendrai, j'y verrai plus clair, c'est certain;
mardi 20 août 2013
J33
je tergiverse seule avec mes réflexions entre le "ça risque de poser dix mille emmerdes" car sa femme est une sacrée teigne, que déjà elle lui fait la gueule, alors elle va le traquer, le surveiller, elle ne va pas lâcher prise comme ça. et le "ça serait dommage de se priver" parce que je sais combien la vie est pleine de surprises, mauvaises ou bonnes et que bon...
alors imaginons les deux cas de figure :
1) j'ai une aventure avec Bruno. je cède finalement à l'envie, déraisonnable, soit, de le voir en cachette, coucher avec lui en cachette, bref devenir sa maîtresse, son amante, son à-côté.
d'abord, je suis persuadée qu'il va être basculé bien plus qu'il ne l'imagine, qu'il va devenir accro et qu'il ne va plus penser qu'à ça. pas difficile de penser ça quand je vois combien déjà un baiser le met dans tous ses états... et il risque de changer. d'être plus heureux, plus léger, peut-être même plus distrait. elle va se douter que quelque chose a changé dans la vie de son mari et, de ça je suis certaine, elle va le pister, surveiller ses textos, ses déplacements pros... si elle découvre, je vais passer dans la bande pour la briseuse de couples, la pute, la salope célibataire qui fout le bordel... car bien entendu JE serai la responsable, moi qui suis célibataire et donc ne trompe personne, moi qui ai été collée contre un mur par un mari débordant d'envie de moi. mais il sera entendu qu'il n'y aura qu'une fautive : moi !
en même temps pour être honnête, je m'en fous du groupe, parce que j'ai été en grosse peine, personne n'a été là pour moi et que je n'ai rien à leur prouver et que je ne suis pas moi amoureuse de Bruno. et ne le serai jamais je pense. mais bon, beaucoup d'emmerdes.
pour quoi in fine ? une relation entre parenthèses, avec un homme qui, je l'espère, sera un amant ému et fou de moi. pas un homme qui veut une femme idéale pour se recaser ou une future compagne compatible, ou une partenaire de jeux sexuels débridés. non juste un homme qui a été complètement perturbé par un baiser échangé avec moi.
est-ce que ça en vaut la peine ? ne puis-je pas patiemment attendre de croiser un autre homme, célibataire et libre donc, un homme charismatique comme je les aime, grand, peut-être aussi musclé du dos que le beau Gilles de la piscine (comme je ne fais que courir en ce moment, je ne vais plus nager et ne le vois donc plus...) ? un homme beau, intelligent, drôle et surtout disponible pour moi ??
ça doit exister, je devrais trouver..
2) je refuse d'avoir une relation avec Bruno, parce que finalement au bout de huit jours de vacances loin de mon pays, loin de lui, loin de cette étrange soirée alcoolisée, j'aurai oublié, comme ça me le fait à chaque fois, ou j'aurai décanté, ou j'aurai flashé sur un autre homme ou... bref, pu importe, je ne m'aventure finalement pas là-dedans.
j'évite les possibles emmerdes, je déculpabilise, Bruno peut être surveillé par sa femme, il reste irréprochable et peut-être finira-t-elle par ne plus faire la gueule, tout cela sera oublié et on va se revoir au cours d'une soirée. bingo ! ça c'est sûr que nos coeurs vont subir un électrochoc et que ce sera difficile de faire "comme ci". mais peut-être que j'exagère, que les choses vont rentrer dans l'ordre. que je vais pouvoir réintégrer la bande la tête haute, n'avoir rien à me reprocher, rester droite.
mais alors quoi ? je me priverai de cette émotion-là ? je prendrai toujours mes décisions en fonction d'une bande de péquenots qui picolent et fument du shit, vieillissent et le vivent mal, s'emmerdent dans leur couple, peut-être même dans leur vie et se donnent l'illusion tous les weekends de vivre une vie formidable ?
je me priverai de cet amant doux et fou de moi ? et je mourrai trois jours après, écrasée par une voiture sans savoir à côté de quoi j'étais passée ?
non, c'est sûr, lorsque je mets les deux cas de figures bout à bout, il en ressort que je devrais tenir et ne rien débuter. ce serait peut-être lâche mais bien plus confortable et vivable.
comme je ne sais plus vraiment, j'ai décidé de m'accrocher à quelques pensées bouddhistes, qui m'ont bien aidée lorsqu'il y a six ou sept ans, j'allais mal.
je dois virer ces questionnements de ma tête, me concentrer sur les belles choses, reprendre la course avec plus de sérieux, je sens que je galère chaque jour, je piétine. reprendre mes projets, me remettre doucement au dessin...
bref, j'ai largement de quoi occuper mon esprit ailleurs.
et je dois le faire.
on part de main avec mes enfants, de bonne heure.
alors, je laisse Bruno dans un coin et on verra...
alors imaginons les deux cas de figure :
1) j'ai une aventure avec Bruno. je cède finalement à l'envie, déraisonnable, soit, de le voir en cachette, coucher avec lui en cachette, bref devenir sa maîtresse, son amante, son à-côté.
d'abord, je suis persuadée qu'il va être basculé bien plus qu'il ne l'imagine, qu'il va devenir accro et qu'il ne va plus penser qu'à ça. pas difficile de penser ça quand je vois combien déjà un baiser le met dans tous ses états... et il risque de changer. d'être plus heureux, plus léger, peut-être même plus distrait. elle va se douter que quelque chose a changé dans la vie de son mari et, de ça je suis certaine, elle va le pister, surveiller ses textos, ses déplacements pros... si elle découvre, je vais passer dans la bande pour la briseuse de couples, la pute, la salope célibataire qui fout le bordel... car bien entendu JE serai la responsable, moi qui suis célibataire et donc ne trompe personne, moi qui ai été collée contre un mur par un mari débordant d'envie de moi. mais il sera entendu qu'il n'y aura qu'une fautive : moi !
en même temps pour être honnête, je m'en fous du groupe, parce que j'ai été en grosse peine, personne n'a été là pour moi et que je n'ai rien à leur prouver et que je ne suis pas moi amoureuse de Bruno. et ne le serai jamais je pense. mais bon, beaucoup d'emmerdes.
pour quoi in fine ? une relation entre parenthèses, avec un homme qui, je l'espère, sera un amant ému et fou de moi. pas un homme qui veut une femme idéale pour se recaser ou une future compagne compatible, ou une partenaire de jeux sexuels débridés. non juste un homme qui a été complètement perturbé par un baiser échangé avec moi.
est-ce que ça en vaut la peine ? ne puis-je pas patiemment attendre de croiser un autre homme, célibataire et libre donc, un homme charismatique comme je les aime, grand, peut-être aussi musclé du dos que le beau Gilles de la piscine (comme je ne fais que courir en ce moment, je ne vais plus nager et ne le vois donc plus...) ? un homme beau, intelligent, drôle et surtout disponible pour moi ??
ça doit exister, je devrais trouver..
2) je refuse d'avoir une relation avec Bruno, parce que finalement au bout de huit jours de vacances loin de mon pays, loin de lui, loin de cette étrange soirée alcoolisée, j'aurai oublié, comme ça me le fait à chaque fois, ou j'aurai décanté, ou j'aurai flashé sur un autre homme ou... bref, pu importe, je ne m'aventure finalement pas là-dedans.
j'évite les possibles emmerdes, je déculpabilise, Bruno peut être surveillé par sa femme, il reste irréprochable et peut-être finira-t-elle par ne plus faire la gueule, tout cela sera oublié et on va se revoir au cours d'une soirée. bingo ! ça c'est sûr que nos coeurs vont subir un électrochoc et que ce sera difficile de faire "comme ci". mais peut-être que j'exagère, que les choses vont rentrer dans l'ordre. que je vais pouvoir réintégrer la bande la tête haute, n'avoir rien à me reprocher, rester droite.
mais alors quoi ? je me priverai de cette émotion-là ? je prendrai toujours mes décisions en fonction d'une bande de péquenots qui picolent et fument du shit, vieillissent et le vivent mal, s'emmerdent dans leur couple, peut-être même dans leur vie et se donnent l'illusion tous les weekends de vivre une vie formidable ?
je me priverai de cet amant doux et fou de moi ? et je mourrai trois jours après, écrasée par une voiture sans savoir à côté de quoi j'étais passée ?
non, c'est sûr, lorsque je mets les deux cas de figures bout à bout, il en ressort que je devrais tenir et ne rien débuter. ce serait peut-être lâche mais bien plus confortable et vivable.
comme je ne sais plus vraiment, j'ai décidé de m'accrocher à quelques pensées bouddhistes, qui m'ont bien aidée lorsqu'il y a six ou sept ans, j'allais mal.
je dois virer ces questionnements de ma tête, me concentrer sur les belles choses, reprendre la course avec plus de sérieux, je sens que je galère chaque jour, je piétine. reprendre mes projets, me remettre doucement au dessin...
bref, j'ai largement de quoi occuper mon esprit ailleurs.
et je dois le faire.
on part de main avec mes enfants, de bonne heure.
alors, je laisse Bruno dans un coin et on verra...
lundi 19 août 2013
J32
en allant courir ce matin, à la fraîche, je repensais à la douceur des doigts de Bruno sur ma peau, à la douceur de sa bouche sur mes lèvres, même s'il était empressé.
bizarre sensation de ne pas avoir vécu cette douceur depuis longtemps. mes derniers amants étaient pressés, maladroits, directs.
j'y pensais comme une caresse qui perdure, comme un jolie souvenir à garder.
et il m'a écrit.
il a cherché mon numéro, il a cherché des renseignements sur moi et il m'a écrit. je lui ai répondu et toute la matinée, nos messages se sont succédés, de plus en plus longs, de plus en plus proches de l'envie qui ne nous avait pas quittés de nous revoir.
je pars mercredi matin très tôt pour l'étranger avec mes enfants et ne reviens que dans huit jours.
on a décidé de laisser décanter durant ces huit jours, parce qu'il est marié, parce que ça nous paraît du gros n'importe quoi même si on ne peut pas s'empêcher d'avoir envie.
sa femme lui fait la gueule mais il s'en fout. il dit que ça lui a laissé un souvenir démesuré, qu'il ne pense qu'à moi, que je monopolise ses esprits, qu'il rêve de se retrouver à nouveau contre moi, qu'il n'a pas connu ça depuis tellement longtemps.
je suis contente d'abord parce que je ne suis pas trompée, je savais qu'il pensait à moi que ça l'avait réellement perturbé, même si ensuite il a bien joué le jeu, et contente aussi car ses messages sont réglos, il est respectueux et gentil, tendre aussi. ça ne m'était pas arrivé depuis longtemps aussi ce style de mecs.
je ne suis pas une femme à baiser pour lui, je suis celle qui l'a bouleversé.
et ça le rend fou.
mes mots. ma personnalité; le souvenir de notre "escapade".
il écrit bien, ne fait pas de fautes (si si pour moi c'est important), il est vraiment respectueux envers moi.
je suis contente.
cela me donne une belle énergie parce que depuis cette fameuse soirée, j'en manquais.
suis-je raisonnable si je le revois ensuite ?
si je deviens sa maîtresse ?
saura-t-on ne pas s'attacher ?
peu importe, lui, j'avis envie et je suis contente !
et voilà une célibataire qui déconne, une !
bizarre sensation de ne pas avoir vécu cette douceur depuis longtemps. mes derniers amants étaient pressés, maladroits, directs.
j'y pensais comme une caresse qui perdure, comme un jolie souvenir à garder.
et il m'a écrit.
il a cherché mon numéro, il a cherché des renseignements sur moi et il m'a écrit. je lui ai répondu et toute la matinée, nos messages se sont succédés, de plus en plus longs, de plus en plus proches de l'envie qui ne nous avait pas quittés de nous revoir.
je pars mercredi matin très tôt pour l'étranger avec mes enfants et ne reviens que dans huit jours.
on a décidé de laisser décanter durant ces huit jours, parce qu'il est marié, parce que ça nous paraît du gros n'importe quoi même si on ne peut pas s'empêcher d'avoir envie.
sa femme lui fait la gueule mais il s'en fout. il dit que ça lui a laissé un souvenir démesuré, qu'il ne pense qu'à moi, que je monopolise ses esprits, qu'il rêve de se retrouver à nouveau contre moi, qu'il n'a pas connu ça depuis tellement longtemps.
je suis contente d'abord parce que je ne suis pas trompée, je savais qu'il pensait à moi que ça l'avait réellement perturbé, même si ensuite il a bien joué le jeu, et contente aussi car ses messages sont réglos, il est respectueux et gentil, tendre aussi. ça ne m'était pas arrivé depuis longtemps aussi ce style de mecs.
je ne suis pas une femme à baiser pour lui, je suis celle qui l'a bouleversé.
et ça le rend fou.
mes mots. ma personnalité; le souvenir de notre "escapade".
il écrit bien, ne fait pas de fautes (si si pour moi c'est important), il est vraiment respectueux envers moi.
je suis contente.
cela me donne une belle énergie parce que depuis cette fameuse soirée, j'en manquais.
suis-je raisonnable si je le revois ensuite ?
si je deviens sa maîtresse ?
saura-t-on ne pas s'attacher ?
peu importe, lui, j'avis envie et je suis contente !
et voilà une célibataire qui déconne, une !
dimanche 18 août 2013
J31
je n'en reviens pas, ça fait 31 jours, un mois d'été que je parle de mes émois de femme célibataire.
et conclusion : je suis toujours célibataire, je n'ai pas baisé une seule fois et je n'ai fait que délirer sur les uns et les autres.
un bilan plutôt mitigé, faut avouer.
aujourd'hui c'est à Bruno que je pense. un homme marié, pas vraiment un intello, un copain du groupe que je fréquente quelques fois.
voilà, la réussite totale. on applaudit bien fort !
bon, si je suis ma logique dans deux jours, je n'y penserai plus.
et ce serait bien, d'ailleurs.
ce qui m'amuse dans tout cela, ce sont les copines qui ont toutes un "copain" à me présenter.
un mec seul, comme moi, qui a du mal à se caser car il est trop gentil, il bosse trop, il court trop...
vendredi soir c'était Martine, qui au cours de la fameuse soirée "n'importequoi" m'a parlé de Luke.
un mec tout à fait génial qui est un fou de sport, courir et nager, il en a besoin tous les jours sinon il déprime, alors quelle nana peut comprendre qu'il doit se lever de très bonne heure pour courir ou le soir en rentrant du boulot, ne pas pouvoir se déplacer quelque part sans chercher une piscine pour pouvoir faire quelques longueurs.
voilà, à priori ce Luc-là il est pour moi, le compagnon de kilomètres avalés, des gorgées d'e&au chlorées ingurgitées...
ouais pourquoi pas ? passer sa vie entre les baskets les palmes et le lit pour baiser.. parce que bon, hein, faut pas exagérer...
résultat : Martine est partie samedi matin sans me laisser ses coordonnées et la promesse de Luc avec elle.
on s'en fout.
mais ça me fait bien rire.
faut-il vraiment que je sois casée pour être normale ?
bon, ceci dit, je fais quoi avec Bruno, moi ???
et conclusion : je suis toujours célibataire, je n'ai pas baisé une seule fois et je n'ai fait que délirer sur les uns et les autres.
un bilan plutôt mitigé, faut avouer.
aujourd'hui c'est à Bruno que je pense. un homme marié, pas vraiment un intello, un copain du groupe que je fréquente quelques fois.
voilà, la réussite totale. on applaudit bien fort !
bon, si je suis ma logique dans deux jours, je n'y penserai plus.
et ce serait bien, d'ailleurs.
ce qui m'amuse dans tout cela, ce sont les copines qui ont toutes un "copain" à me présenter.
un mec seul, comme moi, qui a du mal à se caser car il est trop gentil, il bosse trop, il court trop...
vendredi soir c'était Martine, qui au cours de la fameuse soirée "n'importequoi" m'a parlé de Luke.
un mec tout à fait génial qui est un fou de sport, courir et nager, il en a besoin tous les jours sinon il déprime, alors quelle nana peut comprendre qu'il doit se lever de très bonne heure pour courir ou le soir en rentrant du boulot, ne pas pouvoir se déplacer quelque part sans chercher une piscine pour pouvoir faire quelques longueurs.
voilà, à priori ce Luc-là il est pour moi, le compagnon de kilomètres avalés, des gorgées d'e&au chlorées ingurgitées...
ouais pourquoi pas ? passer sa vie entre les baskets les palmes et le lit pour baiser.. parce que bon, hein, faut pas exagérer...
résultat : Martine est partie samedi matin sans me laisser ses coordonnées et la promesse de Luc avec elle.
on s'en fout.
mais ça me fait bien rire.
faut-il vraiment que je sois casée pour être normale ?
bon, ceci dit, je fais quoi avec Bruno, moi ???
samedi 17 août 2013
J28, J29 et J30
dur de rester assidue dans les écrits.
trop de choses dans ma vie en ce moment, ou plutôt dans ma non-vie, dans celle qui se spiritualise et non se matérialise.
pour une célibataire qui se réclamait fière de l'être, je vis une période de chaos au niveau des mecs.
il y a ceux qui nagent, ceux qui écrivent sur Fb et puis, les autres.
vendredi soir méga soirée avec la bande de copains de d'habitude. soirée très alcoolisée où je me sentais heureuse d'être là.
trop peut-être.
j'avais envie de boire, de penser, de me défouler. je n'avais pas les enfants, j'étais libre de ne pas penser qu'à moi.
mal m'en pris.
j'ai trop bu. vraiment.
alors d'abord j'ai fait une chute dans un ravin de ronces dans le jardin de l'hôte et ensuite je me suis faite branchée par des copains que je connais depuis des années, un qui se sépare, un qui est marié. ils m'ont embrassée, j'ai à peine réagi. juste pour leur dire non quand ils sont devenus empressés, mais je les ai laissés m'embrasser. et je me sens pas à la hauteur.
même si ce n'est pas facile d'être la seule célibataire du groupe à chaque fois et même si j'étais très imbibée,, j'aurais du avoir plus de retenue. surtout qu'une de femmes de ces hommes-là a vu le manège entre son mec et moi et s'est tirée finalement au matin alors qu'on dormait tous dans nos duvets chez elle, laissant son mec sur les lieux et emportant sa colère.
bizarre d'ailleurs parce que ce copain-là, Bruno, je n'ai jamais fait gaffe à lui en tant que mec, c'était mon copain et voilà. j'ai eu quelques accrochages avec sa femme, je ne l'aime pas beaucoup mais je joue le jeu. et là, Bruno m'a collée contre un mur derrière la maison et m'a embrassée et caressée et j'ai aimée. et on a évoqué le fait de se voir, de s'appeler en douce bien sûr. mais on a fini par se dire que ce serait une connerie et on n'en a plus reparlé. va savoir. je crois que j'aimerais bien avoir une liaison avec lui.
il a l'air assez chouette. au petit matin on a parlé deux heures sur les femmes, leur évolution et leur émancipation. je crois que c'est ce qui a fini d'énerver sa femme.
tant mieux.
quelle conne.
du coup, je suis vaccinée contre ces soirées. avec eux surtout.
va falloir que je me tourne vers d'autres copains, plus ceux)là, je sature.
le mec de Fb m'a envoyé des textos mais je n'ai rien compris, je n'ai pas répondu depuis plus rien. là aussi je sature. jeudi soir il m'avait écrit qu'il était en vrac alors j'avais tenté de le faire rire, de lui remonter le moral. mais ça me saoule tous ces mecs.
besoin de calme.
trop de choses dans ma vie en ce moment, ou plutôt dans ma non-vie, dans celle qui se spiritualise et non se matérialise.
pour une célibataire qui se réclamait fière de l'être, je vis une période de chaos au niveau des mecs.
il y a ceux qui nagent, ceux qui écrivent sur Fb et puis, les autres.
vendredi soir méga soirée avec la bande de copains de d'habitude. soirée très alcoolisée où je me sentais heureuse d'être là.
trop peut-être.
j'avais envie de boire, de penser, de me défouler. je n'avais pas les enfants, j'étais libre de ne pas penser qu'à moi.
mal m'en pris.
j'ai trop bu. vraiment.
alors d'abord j'ai fait une chute dans un ravin de ronces dans le jardin de l'hôte et ensuite je me suis faite branchée par des copains que je connais depuis des années, un qui se sépare, un qui est marié. ils m'ont embrassée, j'ai à peine réagi. juste pour leur dire non quand ils sont devenus empressés, mais je les ai laissés m'embrasser. et je me sens pas à la hauteur.
même si ce n'est pas facile d'être la seule célibataire du groupe à chaque fois et même si j'étais très imbibée,, j'aurais du avoir plus de retenue. surtout qu'une de femmes de ces hommes-là a vu le manège entre son mec et moi et s'est tirée finalement au matin alors qu'on dormait tous dans nos duvets chez elle, laissant son mec sur les lieux et emportant sa colère.
bizarre d'ailleurs parce que ce copain-là, Bruno, je n'ai jamais fait gaffe à lui en tant que mec, c'était mon copain et voilà. j'ai eu quelques accrochages avec sa femme, je ne l'aime pas beaucoup mais je joue le jeu. et là, Bruno m'a collée contre un mur derrière la maison et m'a embrassée et caressée et j'ai aimée. et on a évoqué le fait de se voir, de s'appeler en douce bien sûr. mais on a fini par se dire que ce serait une connerie et on n'en a plus reparlé. va savoir. je crois que j'aimerais bien avoir une liaison avec lui.
il a l'air assez chouette. au petit matin on a parlé deux heures sur les femmes, leur évolution et leur émancipation. je crois que c'est ce qui a fini d'énerver sa femme.
tant mieux.
quelle conne.
du coup, je suis vaccinée contre ces soirées. avec eux surtout.
va falloir que je me tourne vers d'autres copains, plus ceux)là, je sature.
le mec de Fb m'a envoyé des textos mais je n'ai rien compris, je n'ai pas répondu depuis plus rien. là aussi je sature. jeudi soir il m'avait écrit qu'il était en vrac alors j'avais tenté de le faire rire, de lui remonter le moral. mais ça me saoule tous ces mecs.
besoin de calme.
mercredi 14 août 2013
J27
je ne sais pas à quoi ça tient, les hormones peut-être, le cycle hormonal féminin qui fait qu'à certaines périodes on se sent super bien (période d'ovulation) et à d'autres trop nulle (période des menstrues) ou alors l'histoire de ma chère amie qui a mis les sens en émoi...
mais voilà, après avoir déliré sur Gilles, puis sur le mec FB, voire sur le frère du mort en moto, mon ex-amant donc, je me retrouve comme au démarrage de ce blog, avec cette certitude que je ne veux pas d'un mec que je suis vraiment bien célibataire, que ma vie est riche et belle et que les mecs ça me fait chier.
je suis invitée presque chaque soir par des potes, je passe des journées remplies, je sportive à fond et après plusieurs jours à m'interroger sur mon envie d'un mec, le comportement le meilleur à adopter pour séduire, sur les histoires des uns et des autres qui semblaient se préciser, voire se pérenniser, comme si je regrettais de ne pas moi arriver à ce type de relations amoureuses, je me dis aujourd'hui que décidément non, je n'ai pas envie de me prendre la tête avec une love-story, que même si mon célibat proclamé peut être un tue-l'amour et un vrai repoussoir, je m'en moque, je n'ai pas enviez de "jouer" les romantiques sentimentales, je suis trop bien seule, limite un peu sauvage et agressive et j'emmerde tout le monde, même ceux qui osent dire que c'est certainement une protection ou je ne sais quoi...
on me dit que je pète la forme, que j'ai maigri, que je dégage de belles ondes. et je réalise que dès que je fais rentrer une ombre masculine dans mon tableau, je me nécrose, me morfonds, me tords le ventre, réfléchis trop et me brouille les idées.
pas la peine.
je finirai seule et épanouie, mais je m'en fous bien.
grande gueule et rentre-dedans ? tant pis, je n'ai pas envie de faire d'efforts de concessions, juste pour espérer qu'un mec s'intéressera à moi, n'aura pas envie de partir au loin, de me fuir.je me sens bien en rebelle célibataire, en oursonne sauvage et inaccessible.
tant pis pour mes vieux jours, je trouverai bien des potes pour m'héberger, ici ou là, quand les heures seront trop sombres.
mais plus de pensées désirs espoirs envers un mec, je le promets.
mais voilà, après avoir déliré sur Gilles, puis sur le mec FB, voire sur le frère du mort en moto, mon ex-amant donc, je me retrouve comme au démarrage de ce blog, avec cette certitude que je ne veux pas d'un mec que je suis vraiment bien célibataire, que ma vie est riche et belle et que les mecs ça me fait chier.
je suis invitée presque chaque soir par des potes, je passe des journées remplies, je sportive à fond et après plusieurs jours à m'interroger sur mon envie d'un mec, le comportement le meilleur à adopter pour séduire, sur les histoires des uns et des autres qui semblaient se préciser, voire se pérenniser, comme si je regrettais de ne pas moi arriver à ce type de relations amoureuses, je me dis aujourd'hui que décidément non, je n'ai pas envie de me prendre la tête avec une love-story, que même si mon célibat proclamé peut être un tue-l'amour et un vrai repoussoir, je m'en moque, je n'ai pas enviez de "jouer" les romantiques sentimentales, je suis trop bien seule, limite un peu sauvage et agressive et j'emmerde tout le monde, même ceux qui osent dire que c'est certainement une protection ou je ne sais quoi...
on me dit que je pète la forme, que j'ai maigri, que je dégage de belles ondes. et je réalise que dès que je fais rentrer une ombre masculine dans mon tableau, je me nécrose, me morfonds, me tords le ventre, réfléchis trop et me brouille les idées.
pas la peine.
je finirai seule et épanouie, mais je m'en fous bien.
grande gueule et rentre-dedans ? tant pis, je n'ai pas envie de faire d'efforts de concessions, juste pour espérer qu'un mec s'intéressera à moi, n'aura pas envie de partir au loin, de me fuir.je me sens bien en rebelle célibataire, en oursonne sauvage et inaccessible.
tant pis pour mes vieux jours, je trouverai bien des potes pour m'héberger, ici ou là, quand les heures seront trop sombres.
mais plus de pensées désirs espoirs envers un mec, je le promets.
mardi 13 août 2013
J26
mon copain le prof de cinéma est venu me voir pour me raconter ses vacances. on a un rapport grand frère/petite soeur mais pendant quelque temps les gens pensaient qu'on était ensembles, ou qu'on aurait pu. non.il ne me plait physiquement pas du tout. et je le connais trop, je connais trop son caractère profond pour le vouloir en amoureux. et puis ses enfants et les miens sont de trèèèès bons amis, ça ne serait pas vivable de mélanger amitié et amour. mais je sais que je corresponds au type de femmes qu'il aime.
bref, mon "grand frère" prof de cinéma sort d'une histoire de trois ans avec une femme plus jeune que lui et très jolie physiquement, un peu poupée Barbie, ce qui ne lui ressemble pas du tout, mais comme il me l'avoue il y avait une attirance physique très forte. après intellectuellement, il est resté un peu frustré. elle n'est pas comme "nous", ça c'est certain et j'ai beau lui avoir dit à plusieurs reprises, je crois qu'et d'une, il était flatté de sortir avec une femme charmante et précieuse comme elle, et de clamer à ceux qui voulaient l'entendre qu'elle était très amoureuse de lui, et de deux il faisait la nique à son ex, qui l'a quitté pour un plus jeune, un plus "bidon" ça c'est certain mais un plus "sexy" ça c'est indéniable aussi. donc il a pu avec cette Barbie girl, montrer qu'il plaisait encore et surtout qu'il ne restait pas seul.
mais la Barbie voulait un vrai foyer, un autre bébé et mon "grand frère" ne s'est pas senti. il a pris de la distance, voire les jambes à son cou.
beaucoup de blablas, de disputes, de séparations/réconciliations et trois ans après enfin il lâche prise. la femme aux tenues rose bonbons a disparu de sa vie.
et tout ça grâce à ?
une autre, évidemment.
car je suis certaine que l'histoire tiendrait tant bien que mal comme c'est le cas depuis plus d'un an, s'il n'avait croisé à une soirée une prof de français/comédienne et qu'il n'avait par la suite entretenu une correspondance épistolaire durant ces trois semaines de vacances. elle semble être exactement ce qu'il attendait. il semble être exactement ce qu'elle attendait. ils vont partir cinq jours en Italie. il s'est occupé de tout.
du coup, on a discuté sur "mon cas". il dit que je suis vraiment extra mais qu'à force de clamer et de montrer mon désir de solitude et d'indépendance, je n'encourage pas les potentielles belles histoires.
je me dis qu'un homme séduit par moi, bravera ces barrières que je semble mettre, j'en suis sûre. mais je réfléchis à ce qu'il m'a dit.
du coup, le mec de Fb m'a écrit longuement cette nuit et ce matin après le jogging, je lui ai répondu d'une façon un peu "spéciale", plus "câline"...
il a quelque chose de très particulier.
et j'ai envie de m'endormir une nuit contre lui. juste pour voir.
ma copine "suisse" va passer la nuit avec son amour d'enfance. même s'il est marié et repart vivre au Mexique, elle en rêve et je crois que ça n'en restera pas là. je l'envie, je m'en rends compte. même si j'aime tellement vivre ce que je veux comme je veux, je l'envie du romantisme de cette histoire.
bref, mon "grand frère" prof de cinéma sort d'une histoire de trois ans avec une femme plus jeune que lui et très jolie physiquement, un peu poupée Barbie, ce qui ne lui ressemble pas du tout, mais comme il me l'avoue il y avait une attirance physique très forte. après intellectuellement, il est resté un peu frustré. elle n'est pas comme "nous", ça c'est certain et j'ai beau lui avoir dit à plusieurs reprises, je crois qu'et d'une, il était flatté de sortir avec une femme charmante et précieuse comme elle, et de clamer à ceux qui voulaient l'entendre qu'elle était très amoureuse de lui, et de deux il faisait la nique à son ex, qui l'a quitté pour un plus jeune, un plus "bidon" ça c'est certain mais un plus "sexy" ça c'est indéniable aussi. donc il a pu avec cette Barbie girl, montrer qu'il plaisait encore et surtout qu'il ne restait pas seul.
mais la Barbie voulait un vrai foyer, un autre bébé et mon "grand frère" ne s'est pas senti. il a pris de la distance, voire les jambes à son cou.
beaucoup de blablas, de disputes, de séparations/réconciliations et trois ans après enfin il lâche prise. la femme aux tenues rose bonbons a disparu de sa vie.
et tout ça grâce à ?
une autre, évidemment.
car je suis certaine que l'histoire tiendrait tant bien que mal comme c'est le cas depuis plus d'un an, s'il n'avait croisé à une soirée une prof de français/comédienne et qu'il n'avait par la suite entretenu une correspondance épistolaire durant ces trois semaines de vacances. elle semble être exactement ce qu'il attendait. il semble être exactement ce qu'elle attendait. ils vont partir cinq jours en Italie. il s'est occupé de tout.
du coup, on a discuté sur "mon cas". il dit que je suis vraiment extra mais qu'à force de clamer et de montrer mon désir de solitude et d'indépendance, je n'encourage pas les potentielles belles histoires.
je me dis qu'un homme séduit par moi, bravera ces barrières que je semble mettre, j'en suis sûre. mais je réfléchis à ce qu'il m'a dit.
du coup, le mec de Fb m'a écrit longuement cette nuit et ce matin après le jogging, je lui ai répondu d'une façon un peu "spéciale", plus "câline"...
il a quelque chose de très particulier.
et j'ai envie de m'endormir une nuit contre lui. juste pour voir.
ma copine "suisse" va passer la nuit avec son amour d'enfance. même s'il est marié et repart vivre au Mexique, elle en rêve et je crois que ça n'en restera pas là. je l'envie, je m'en rends compte. même si j'aime tellement vivre ce que je veux comme je veux, je l'envie du romantisme de cette histoire.
lundi 12 août 2013
J25
il est des femmes qui rendent les hommes fous. ils ne peuvent se résoudre à ne pas vouloir les séduire, peu importe ce que ça leur coûte en énergie, orgueil, temps et parfois argent.
ce sont certainement des femmes exceptionnelles et les hommes doivent le sentir.
pour ma part, j'ai le chic pour que les hommes craquent assez vite, qu'ils essaient et très vite abandonnent. je ne peux pas dire qu'aucun homme jamais ne s'est accroché pour me séduire, mais d'abord, je ne vous dis pas quels hommes et puis, souvent soit ils abandonnent malgré un début de lien parce qu'ils ont peur, parce qu'ils ne se sentent plus à la hauteur, parce que j'en-sais-rien-moi, soient ils réussissent à me mettre dans leur lit et alors là c'est plié, je suis "la femme du reste de leur vie" et ils ne font plus aucun effort.
bref, je m'interroge beaucoup sur ce que je dois inspirer aux hommes.
je serais certainement surprise de découvrir ce qu'il en est.
mais il est clair que je ne suis pas le genre de femme qu'on regrette d'avoir perdue.
si, il existe deux hommes sur cette Terre qui ont exprimé et expriment encore ça. mais d'abord, ceux-là, ils ne m'intéressent plus et puis, ils n'ont rien fait en temps voulu pour me garder.
ce matin, il y avait l'enterrement du prof de gymn. je me suis rapprochée de Gilles et je lui ai parlé. je l'ai même fait presque pleurer en lui parlant de sa relation inexistante avec ses enfants. du coup, il s'est éloigné, je n'ai pas osé proposer qu'un de ces jours, on boive un coup, on aille au ciné ou un-truc-du-genre.
j'ai trouvé que sa vie était triste. il ne part pas en vacances, il reste ici entre piscine, vélo et marchés nocturnes, il ne voit plus ses enfants qu'il ne comprend plus (sa fille en tout cas), il surveille l'évolution de sa maladie et de sa guérison.
j'exagère certainement mais je ne suis pas certaine de vouloir un mec qui ne se promène qu'en chaussures Quetchua. c'est con parce que, bon, il a l'air d'avoir beaucoup morflé et il s'en sort bien. mais jouer les compagnes "infirmières" je ne sais pas si j'en aurais le cran. et puis, cette sale manie que j'ai de mettre les pieds dans le plat, sérieusement.
en tout cas, il n'est pas resté à mes côtés, et il n'y avait plus la même "magie" qu'à la piscine. je l'ai fait fuir...
et puis, mister FB n'a envoyé aucun message depuis hier fin d'après-midi. là encore je ne saisis pas. il était sensé prendre son ordi parce qu'il ne voulait pas se passer de mes messages, il me file son numéro de portable pour qu'on reste connectés et pffuuuiiii ! plus rien. l'ai-je déçu ? effrayé ?
qu'est-ce qui cloche chez moi que les hommes se tirent comme ça, sans insister, au bout d'un moment que je trouve court. mister FB, je ne l'ai jamais éconduit. je n'ai pas été séductrice, je suis restée drôle, cool, sympa, enjouée. et justement il aimait bien, il disait que j'étais son booster d'énergie..
alors quoi ?
du coup, alors que j'allais vraiment super bien, je m'interroge et me trouve nulle, infoutue de séduire, infoutue surtout de la faire sur du long terme.
nulle.
nulle.
nulle.
ça me réussit hein de sortir de ma carapace ???
trop bien !
ce sont certainement des femmes exceptionnelles et les hommes doivent le sentir.
pour ma part, j'ai le chic pour que les hommes craquent assez vite, qu'ils essaient et très vite abandonnent. je ne peux pas dire qu'aucun homme jamais ne s'est accroché pour me séduire, mais d'abord, je ne vous dis pas quels hommes et puis, souvent soit ils abandonnent malgré un début de lien parce qu'ils ont peur, parce qu'ils ne se sentent plus à la hauteur, parce que j'en-sais-rien-moi, soient ils réussissent à me mettre dans leur lit et alors là c'est plié, je suis "la femme du reste de leur vie" et ils ne font plus aucun effort.
bref, je m'interroge beaucoup sur ce que je dois inspirer aux hommes.
je serais certainement surprise de découvrir ce qu'il en est.
mais il est clair que je ne suis pas le genre de femme qu'on regrette d'avoir perdue.
si, il existe deux hommes sur cette Terre qui ont exprimé et expriment encore ça. mais d'abord, ceux-là, ils ne m'intéressent plus et puis, ils n'ont rien fait en temps voulu pour me garder.
ce matin, il y avait l'enterrement du prof de gymn. je me suis rapprochée de Gilles et je lui ai parlé. je l'ai même fait presque pleurer en lui parlant de sa relation inexistante avec ses enfants. du coup, il s'est éloigné, je n'ai pas osé proposer qu'un de ces jours, on boive un coup, on aille au ciné ou un-truc-du-genre.
j'ai trouvé que sa vie était triste. il ne part pas en vacances, il reste ici entre piscine, vélo et marchés nocturnes, il ne voit plus ses enfants qu'il ne comprend plus (sa fille en tout cas), il surveille l'évolution de sa maladie et de sa guérison.
j'exagère certainement mais je ne suis pas certaine de vouloir un mec qui ne se promène qu'en chaussures Quetchua. c'est con parce que, bon, il a l'air d'avoir beaucoup morflé et il s'en sort bien. mais jouer les compagnes "infirmières" je ne sais pas si j'en aurais le cran. et puis, cette sale manie que j'ai de mettre les pieds dans le plat, sérieusement.
en tout cas, il n'est pas resté à mes côtés, et il n'y avait plus la même "magie" qu'à la piscine. je l'ai fait fuir...
et puis, mister FB n'a envoyé aucun message depuis hier fin d'après-midi. là encore je ne saisis pas. il était sensé prendre son ordi parce qu'il ne voulait pas se passer de mes messages, il me file son numéro de portable pour qu'on reste connectés et pffuuuiiii ! plus rien. l'ai-je déçu ? effrayé ?
qu'est-ce qui cloche chez moi que les hommes se tirent comme ça, sans insister, au bout d'un moment que je trouve court. mister FB, je ne l'ai jamais éconduit. je n'ai pas été séductrice, je suis restée drôle, cool, sympa, enjouée. et justement il aimait bien, il disait que j'étais son booster d'énergie..
alors quoi ?
du coup, alors que j'allais vraiment super bien, je m'interroge et me trouve nulle, infoutue de séduire, infoutue surtout de la faire sur du long terme.
nulle.
nulle.
nulle.
ça me réussit hein de sortir de ma carapace ???
trop bien !
dimanche 11 août 2013
J24
c'est très étrange cette faculté d'éteindre le feu aussi vite qu'il ne s'est enflammé.
hier j'ai passé ma journée à guetter mon portable en espérant qu'il allait proposé qu'on se rencontre quelque part. et comme rien n'a été proposé et encore moins envisagé, je me suis vexée, j'ai réfléchi me souvenant que jamais il n'avait écrit qu'il pouvait/voulait me voir et j'ai laissé décanter;
mon plus grand travers c'est mon orgueil, oh boudiou !, je veux bien croire que ça m'a sauvée parfois mais qu'est-ce que ça me bouffe cet orgueil.
alors voilà, le mec il est dans le coin, il écrit "je te tiens au courant pour bousculer les plans" et ? rien ! de rien !
ce genre de faux-plans, on me le fait une fois, pas deux.
j'ai tout rangé vite fait bien fait, les torsions dans le ventre, les yeux qui guettent le message sur le portable, les impatiences.
j'ai écrit cool un ou deux textos, j'ai décidé irrémédiablement que je n'aurais jamais ce mec en face de moi et encore moins dans mon lit, ma vie... et je respire à nouveau tranquille.
il m'a envoyé des photos stupides de verres de cocktails, ou de chaises sur une terrasse. je m'en branle.
et de lui aussi.
je joue les femmes cools, sympas, drôles... comme avant.. mais... il a loupé le coche.
moi je ne regrette rien, il y a Gilles que je verrai demain à l'enterrement, et cet homme qui me propose d'être mon amant éternel.
pas besoin de me prendre la tête avec un type qui n'assume rien et qui habite loin.
heureusement que j'ai cette faculté pour amputer.
je suis à nouveau positionnée dans ma vie de célibataire, j'ai failli perdre le cap, quelle idiote !
demain matin, jog à la fraîche aussi longtemps que je peux.
et boulot l'après-midi.
fini, j'ai tout plié. comme en camping. la tente, les chaises, l'auvent... replier l'emplacement "mister Fb"... c'est tellement facile la vie !
hier j'ai passé ma journée à guetter mon portable en espérant qu'il allait proposé qu'on se rencontre quelque part. et comme rien n'a été proposé et encore moins envisagé, je me suis vexée, j'ai réfléchi me souvenant que jamais il n'avait écrit qu'il pouvait/voulait me voir et j'ai laissé décanter;
mon plus grand travers c'est mon orgueil, oh boudiou !, je veux bien croire que ça m'a sauvée parfois mais qu'est-ce que ça me bouffe cet orgueil.
alors voilà, le mec il est dans le coin, il écrit "je te tiens au courant pour bousculer les plans" et ? rien ! de rien !
ce genre de faux-plans, on me le fait une fois, pas deux.
j'ai tout rangé vite fait bien fait, les torsions dans le ventre, les yeux qui guettent le message sur le portable, les impatiences.
j'ai écrit cool un ou deux textos, j'ai décidé irrémédiablement que je n'aurais jamais ce mec en face de moi et encore moins dans mon lit, ma vie... et je respire à nouveau tranquille.
il m'a envoyé des photos stupides de verres de cocktails, ou de chaises sur une terrasse. je m'en branle.
et de lui aussi.
je joue les femmes cools, sympas, drôles... comme avant.. mais... il a loupé le coche.
moi je ne regrette rien, il y a Gilles que je verrai demain à l'enterrement, et cet homme qui me propose d'être mon amant éternel.
pas besoin de me prendre la tête avec un type qui n'assume rien et qui habite loin.
heureusement que j'ai cette faculté pour amputer.
je suis à nouveau positionnée dans ma vie de célibataire, j'ai failli perdre le cap, quelle idiote !
demain matin, jog à la fraîche aussi longtemps que je peux.
et boulot l'après-midi.
fini, j'ai tout plié. comme en camping. la tente, les chaises, l'auvent... replier l'emplacement "mister Fb"... c'est tellement facile la vie !
samedi 10 août 2013
J23
vingt-trois jours que je vous abreuve de mes réflexions de célibataire.
et là, ce matin à l'aube, mister Fb m'a laissé un message pour dire qu'il venait dans mon coin avec son numéro de portable. du coup, avant de partir courir, je lui ai envoyé un texto...
après tout, depuis hier, je me dis que je ne veux pas gâcher les belles chances qui me sont proposées.
seulement voilà, il n'est déjà plus vraiment dans mon coin, faut qu'il se débrouille pour se libérer et moi en fin d'après-midi j'ai des choses prévues.
donc, je sens gros comme une maison qu'on ne se verra pas et je suis comme une collégienne en stress, incapable de penser à autre chose.
alors que je voulais bosser un peu...
j'ai une grosse appréhension de le voir, d'être déçu, comme dans ces rencontres par des sites de rencontre, sites dont je ne comprends pas l'existence, ou du moins envers lesquels je clame mon refus d'y adhérer...
et là, je suis presque dans la même situation : une rencontre après des échanges de messages.
j'en arriverais presque à espérer que ça foire et qu'on ne réussisse pas à se trouver un moment pour se voir. ça permettrait de rester dans l'incertitude et moi, de retomber dans la solitude qui me fait du bien...
parce que si d'aventure on se plait, il se passera quoi ?
il habite loin de chez moi, j'adore ma région, je ne peux pas vivre ailleurs...
et alors quoi ? une relation à distance ? un truc où on s'attend tout le temps ?
bof bof...
allez, va, je vais me convaincre qu'il vaut mieux qu'on ne se voit pas.. et qu'on reste dans cette sorte de mystère non révélé...
et là, ce matin à l'aube, mister Fb m'a laissé un message pour dire qu'il venait dans mon coin avec son numéro de portable. du coup, avant de partir courir, je lui ai envoyé un texto...
après tout, depuis hier, je me dis que je ne veux pas gâcher les belles chances qui me sont proposées.
seulement voilà, il n'est déjà plus vraiment dans mon coin, faut qu'il se débrouille pour se libérer et moi en fin d'après-midi j'ai des choses prévues.
donc, je sens gros comme une maison qu'on ne se verra pas et je suis comme une collégienne en stress, incapable de penser à autre chose.
alors que je voulais bosser un peu...
j'ai une grosse appréhension de le voir, d'être déçu, comme dans ces rencontres par des sites de rencontre, sites dont je ne comprends pas l'existence, ou du moins envers lesquels je clame mon refus d'y adhérer...
et là, je suis presque dans la même situation : une rencontre après des échanges de messages.
j'en arriverais presque à espérer que ça foire et qu'on ne réussisse pas à se trouver un moment pour se voir. ça permettrait de rester dans l'incertitude et moi, de retomber dans la solitude qui me fait du bien...
parce que si d'aventure on se plait, il se passera quoi ?
il habite loin de chez moi, j'adore ma région, je ne peux pas vivre ailleurs...
et alors quoi ? une relation à distance ? un truc où on s'attend tout le temps ?
bof bof...
allez, va, je vais me convaincre qu'il vaut mieux qu'on ne se voit pas.. et qu'on reste dans cette sorte de mystère non révélé...
vendredi 9 août 2013
J22
il a appelé pour me dire que le prof de sport était mort dans un accident de moto. là. quelques heures avant son appel.
d'abord ce prof de sport je le connaissais, surtout son frère d'ailleurs qui a un charme fou et en use et abuse. la preuve j'y ai succombé. et je n'ai jamais regretté tant à l'époque ça m'a aidée.
ça m'a aidée cette histoire avec le frère du prof de sport parce que mon "amoureux" venait de se faire happer par son épouse dont il n'avait pas encore divorcé, qui lui avait parlé d'opération, d'hôpital, ... et lui, en homme presque parfait qu'il tentait encore d'être il était retourné à ses côtés, parce qu'il ne pouvait pas l'abandonner, il l'avait déjà fait assez souffrir, la vie l'avait déjà assez fait souffrir comme ça, alors il avait tourné le dos à notre merveilleux amour et était retourné avec elle, chez eux.
moi j'ai vraiment cru mourir et je ne suis pas morte, la preuve, mais cette histoire avec le frère de ce prof m'a aidée vraiment. cet homme au charme et au charisme fous se débrouillait dans son emploi du temps surchargé pour me voir tous les soirs, il m'envoyait des tas de textos tous passionnés... un truc dingue. qui m'a sauvée.
et mon "amoureux" justement est revenu finalement quelques mois après, me disant qu'il ne pouvait respirer sans moi et nous avons alors décidé d'aller jusqu'au bout cette fois, de nous installer ensemble. j'ai eu du mal à lâcher l'histoire un peu dingue avec mon amant, mais je l'ai fait.
et mon amoureux s'est finalement tué en moto, un dimanche soir, jour de l'anniversaire de ma grande fille en venant nous voir.
je me retrouve presque quatre ans après, avec le frère de mon "sauveur" de l'époque qui meurt de la même façon presque que mon amoureux.
j'avais décidé de ne plus voir de signes nulle part, d'arrêter de voir des signes, de ne plus y faire attention, de regarder ailleurs, passer son chemin et vivre le plus légère possible.
je me suis fait rattraper ce soir. je ne sais pas ce que tout ça signifie mais voilà, je cogite.
et je me dis que j'avais presque oublié combien la vie peut être brutale et surprenante et que je dois m'en souvenir pour ne rien gâcher, pour oser, comme avec Gilles notamment, lui que j'ai à peine regardé ce matin à la piscine, à qui je n'ai pas parlé depuis une semaine...
je dois oser, même si avoir un homme n'est pas ce qui me préoccupe mais je ne dois plus hésiter dans ce que je voudrais faire. je dois foncer, putain !
d'abord ce prof de sport je le connaissais, surtout son frère d'ailleurs qui a un charme fou et en use et abuse. la preuve j'y ai succombé. et je n'ai jamais regretté tant à l'époque ça m'a aidée.
ça m'a aidée cette histoire avec le frère du prof de sport parce que mon "amoureux" venait de se faire happer par son épouse dont il n'avait pas encore divorcé, qui lui avait parlé d'opération, d'hôpital, ... et lui, en homme presque parfait qu'il tentait encore d'être il était retourné à ses côtés, parce qu'il ne pouvait pas l'abandonner, il l'avait déjà fait assez souffrir, la vie l'avait déjà assez fait souffrir comme ça, alors il avait tourné le dos à notre merveilleux amour et était retourné avec elle, chez eux.
moi j'ai vraiment cru mourir et je ne suis pas morte, la preuve, mais cette histoire avec le frère de ce prof m'a aidée vraiment. cet homme au charme et au charisme fous se débrouillait dans son emploi du temps surchargé pour me voir tous les soirs, il m'envoyait des tas de textos tous passionnés... un truc dingue. qui m'a sauvée.
et mon "amoureux" justement est revenu finalement quelques mois après, me disant qu'il ne pouvait respirer sans moi et nous avons alors décidé d'aller jusqu'au bout cette fois, de nous installer ensemble. j'ai eu du mal à lâcher l'histoire un peu dingue avec mon amant, mais je l'ai fait.
et mon amoureux s'est finalement tué en moto, un dimanche soir, jour de l'anniversaire de ma grande fille en venant nous voir.
je me retrouve presque quatre ans après, avec le frère de mon "sauveur" de l'époque qui meurt de la même façon presque que mon amoureux.
j'avais décidé de ne plus voir de signes nulle part, d'arrêter de voir des signes, de ne plus y faire attention, de regarder ailleurs, passer son chemin et vivre le plus légère possible.
je me suis fait rattraper ce soir. je ne sais pas ce que tout ça signifie mais voilà, je cogite.
et je me dis que j'avais presque oublié combien la vie peut être brutale et surprenante et que je dois m'en souvenir pour ne rien gâcher, pour oser, comme avec Gilles notamment, lui que j'ai à peine regardé ce matin à la piscine, à qui je n'ai pas parlé depuis une semaine...
je dois oser, même si avoir un homme n'est pas ce qui me préoccupe mais je ne dois plus hésiter dans ce que je voudrais faire. je dois foncer, putain !
jeudi 8 août 2013
J20 et J21
j'essaie de rester régulière mais je n'arrive pas toujours à écrire chaque jour. souvent tous les deux jours.
hier, une vague connaissance m'envoie un message pour me raconter (c'est un homme) qu'il s'est inscrit sur un site de rencontres "adopte-un-mec" et qu'il y a rencontré une jeune femme qui semblait lui plaire. ils ont entamé une relation, il habite en ville, elle à la campagne (ne m'en demandez pas plus, je ne vous livre que les infos qu'il a données), et ils se voyaient, régulièrement ? ça je n'en sais rien, mais tout avait l'air de bien se passer, la femme était "chouette" m'a-t-il écrit, la relation aussi.
pourtant, il ne se sentait pas amoureux, et gardait ses sentiments pour lui. on n'est pas obligés d'être fous d'amour, surtout si on s'est choisis sur un catalogue à distance, pour être bien avec quelqu'un.
mais voilà le hic qui pointe son nez, la fameuse rencontrée a posé la question. sentait-elle qu'il était distant ? voulait-elle se persuader qu'elle pouvait inspirer un amour fou à un homme croisé sur la toile ? voulait-elle se remarier dans les semaines qui suivent ? (problème de papiers pas en règle ? oui, je suis vilaine mais bon... avouez qu'elle cherche !) : elle lui a demandé s'il était amoureux. l'horreur !
je crois que je ne demanderai jamais ça. je m'interrogerai sur moi, est-ce qu'il me plait ? est-ce que j'ai envie de continuer ? mais pas sur ses sentiments à lui, ça non. s'il continue à me baiser, et bien en plus, mais qu'il ne m'aime pas, ça le regarde. s'il se force même mais que moi je prends mon pied, tant pis pour lui ! personne ne demande à personne de se sacrifier, je pars de ce principe, donc tant pis pour celui qui reste sans envie. bref, elle a demandé, il a dit : non, désolé, pas amoureux. elle l'a viré.
je trouve ça trop drôle.
ce n'est pas un coup de foudre dans la rue, l'histoire date de quelques mois, si peu, c'est un tricotage maille par maille, rang par rang d'une histoire, et il faudrait avoir déjà tout le package, l'amour, les sentiments, la défaillance, le manque, le désespoir passionnel...
je ne comprends pas.
mais ça va avec mon incompréhension du fait qu'on fréquente ce genre de sites.
je sais, mes copines me disent, moi je voyage, je rencontre du monde, je suis impliquée dans des trucs, je vois du monde. certain(e)s vont à 8 heures dans un bureau d'où ils/elles sortent à 19 heures, toujours les mêmes deux ou trois personnes avec qui on partage son bureau et personne d'autre. difficile de faire des rencontres dans ce cas, je le concède.
mais moi, je suis une fille de l'instinct, une primitive, une sauvage. faut que je vibre pour que ça fonctionne...
avez-vous déjà essayé vous, les sites de rencontres ?
hier, une vague connaissance m'envoie un message pour me raconter (c'est un homme) qu'il s'est inscrit sur un site de rencontres "adopte-un-mec" et qu'il y a rencontré une jeune femme qui semblait lui plaire. ils ont entamé une relation, il habite en ville, elle à la campagne (ne m'en demandez pas plus, je ne vous livre que les infos qu'il a données), et ils se voyaient, régulièrement ? ça je n'en sais rien, mais tout avait l'air de bien se passer, la femme était "chouette" m'a-t-il écrit, la relation aussi.
pourtant, il ne se sentait pas amoureux, et gardait ses sentiments pour lui. on n'est pas obligés d'être fous d'amour, surtout si on s'est choisis sur un catalogue à distance, pour être bien avec quelqu'un.
mais voilà le hic qui pointe son nez, la fameuse rencontrée a posé la question. sentait-elle qu'il était distant ? voulait-elle se persuader qu'elle pouvait inspirer un amour fou à un homme croisé sur la toile ? voulait-elle se remarier dans les semaines qui suivent ? (problème de papiers pas en règle ? oui, je suis vilaine mais bon... avouez qu'elle cherche !) : elle lui a demandé s'il était amoureux. l'horreur !
je crois que je ne demanderai jamais ça. je m'interrogerai sur moi, est-ce qu'il me plait ? est-ce que j'ai envie de continuer ? mais pas sur ses sentiments à lui, ça non. s'il continue à me baiser, et bien en plus, mais qu'il ne m'aime pas, ça le regarde. s'il se force même mais que moi je prends mon pied, tant pis pour lui ! personne ne demande à personne de se sacrifier, je pars de ce principe, donc tant pis pour celui qui reste sans envie. bref, elle a demandé, il a dit : non, désolé, pas amoureux. elle l'a viré.
je trouve ça trop drôle.
ce n'est pas un coup de foudre dans la rue, l'histoire date de quelques mois, si peu, c'est un tricotage maille par maille, rang par rang d'une histoire, et il faudrait avoir déjà tout le package, l'amour, les sentiments, la défaillance, le manque, le désespoir passionnel...
je ne comprends pas.
mais ça va avec mon incompréhension du fait qu'on fréquente ce genre de sites.
je sais, mes copines me disent, moi je voyage, je rencontre du monde, je suis impliquée dans des trucs, je vois du monde. certain(e)s vont à 8 heures dans un bureau d'où ils/elles sortent à 19 heures, toujours les mêmes deux ou trois personnes avec qui on partage son bureau et personne d'autre. difficile de faire des rencontres dans ce cas, je le concède.
mais moi, je suis une fille de l'instinct, une primitive, une sauvage. faut que je vibre pour que ça fonctionne...
avez-vous déjà essayé vous, les sites de rencontres ?
mardi 6 août 2013
J18 et J19
hier à la piscine, il y avait Gilles. et alors que je parlais à mon copain prof de musique, sur le bord du bassin (moi dehors, lui dans l'eau), on s'est fait des signes et des sourires avec Gilles mais ça en est resté là. ce que je suis gourde parfois.
et mister FB m'envoie même en vacances d'adorables petits messages.
bon, ceci dit, le sujet de notre conversation avec mon copain prof de musique c'était le film de la veille "partir" avec Kristin Scott-Thomas, Yvan Attal et Sergi Lopez sur l'adultère ou plutôt ce coup de foudre qui atteint le coeur d'une femme mariée et qui la laisse juste complètement décontenancée. avec cette hésitation entre le confort et l'acquis et l'incertitude du lendemain.
cette culpabilité de faire passer cet amour passionnel qui la bouleverse avant la famille, les enfants, ce foyer construit au fur et à mesure des années, souvent à coup de sacrifices parfois, d'abandons, de compromis... la femme se demande si elle n'est pas égoïste si elle a le droit, si ce qu'elle ressent n'est pas juste un comblement d'un manque inavoué avec des années d'une relation peut-être complice certainement partagée mais pas réellement amoureuse.
en parallèle vient cette certitude qu'on ne vit qu'une fois que la vie peut être courte et réservée de nombreuses surprises et qu'un tel coup de foudre, une telle passion, on ne doit pas passer à côté, on ne doit pas ne pas la vivre. parce qu'une fois vieille et fatiguée par cette vie devenue monotone à côté de ce mari qu'elle n'aime plus et qu'elle a choisi pourtant de ne pas quitter, elle regrettera, elle repassera le fil de cette passion qu'elle a refusée et elle se dira qu'elle a eu tort, qu'elle a tout gâché, qu'elle a laissé passer sa chance. comme trouver un juste équilibre entre ces sentiments contradictoires ?
entre être juste et être soi.
entre penser aux autres d'abord quitte à se faire du mal à soi, ou être heureuse pour soi mais aussi pour les autres qui nous verront heureuse comme jamais.
ensuite est venue la discussion sur l'égoïsme du mari quitté qui préfère détruire que d'accepter. qui préfère voir sa femme malheureuse avec lui qu'heureuse avec un autre.
c'est terrible ce sentiment amoureux, souvent couplé à l'orgueil. si aimer est sensé être la chose la plus merveilleuse, ce me semble être un sacré argument pour créer la zizanie et la catastrophe.
se sentir dépendant de l'autre dans cet élan nouveau et passionnel au point de parfois tout foutre en l'air sans réfléchir, et ne se sentir exister que par le couple qui donne une réponse publique rassurante à la société qui nous entoure est tout aussi destructeur.
je ne crois pas qu'aimer justement autant de souffrances, autant de méchancetés. aimer quelqu'un c'est aussi accepter de le voir heureux... même ailleurs.
je crois qu'on confond amour et reconnaissance, amour et orgueil, amour et dépendance.
j'aimerais bien savoir qui peut prétendre avoir vraiment aimer avec ce sentiment d'abnégation qui va avec...
et mister FB m'envoie même en vacances d'adorables petits messages.
bon, ceci dit, le sujet de notre conversation avec mon copain prof de musique c'était le film de la veille "partir" avec Kristin Scott-Thomas, Yvan Attal et Sergi Lopez sur l'adultère ou plutôt ce coup de foudre qui atteint le coeur d'une femme mariée et qui la laisse juste complètement décontenancée. avec cette hésitation entre le confort et l'acquis et l'incertitude du lendemain.
cette culpabilité de faire passer cet amour passionnel qui la bouleverse avant la famille, les enfants, ce foyer construit au fur et à mesure des années, souvent à coup de sacrifices parfois, d'abandons, de compromis... la femme se demande si elle n'est pas égoïste si elle a le droit, si ce qu'elle ressent n'est pas juste un comblement d'un manque inavoué avec des années d'une relation peut-être complice certainement partagée mais pas réellement amoureuse.
en parallèle vient cette certitude qu'on ne vit qu'une fois que la vie peut être courte et réservée de nombreuses surprises et qu'un tel coup de foudre, une telle passion, on ne doit pas passer à côté, on ne doit pas ne pas la vivre. parce qu'une fois vieille et fatiguée par cette vie devenue monotone à côté de ce mari qu'elle n'aime plus et qu'elle a choisi pourtant de ne pas quitter, elle regrettera, elle repassera le fil de cette passion qu'elle a refusée et elle se dira qu'elle a eu tort, qu'elle a tout gâché, qu'elle a laissé passer sa chance. comme trouver un juste équilibre entre ces sentiments contradictoires ?
entre être juste et être soi.
entre penser aux autres d'abord quitte à se faire du mal à soi, ou être heureuse pour soi mais aussi pour les autres qui nous verront heureuse comme jamais.
ensuite est venue la discussion sur l'égoïsme du mari quitté qui préfère détruire que d'accepter. qui préfère voir sa femme malheureuse avec lui qu'heureuse avec un autre.
c'est terrible ce sentiment amoureux, souvent couplé à l'orgueil. si aimer est sensé être la chose la plus merveilleuse, ce me semble être un sacré argument pour créer la zizanie et la catastrophe.
se sentir dépendant de l'autre dans cet élan nouveau et passionnel au point de parfois tout foutre en l'air sans réfléchir, et ne se sentir exister que par le couple qui donne une réponse publique rassurante à la société qui nous entoure est tout aussi destructeur.
je ne crois pas qu'aimer justement autant de souffrances, autant de méchancetés. aimer quelqu'un c'est aussi accepter de le voir heureux... même ailleurs.
je crois qu'on confond amour et reconnaissance, amour et orgueil, amour et dépendance.
j'aimerais bien savoir qui peut prétendre avoir vraiment aimer avec ce sentiment d'abnégation qui va avec...
dimanche 4 août 2013
J17
j'essaie de me persuader qu'il est moche, qu'il a un défaut physique terrible, j'ai déjà vu qu'il a un souci de mâchoire, mais sur quelques photos il est assez mignon tout de même.
alors, vraiment, je fouille, je cherche, je regarde ce que je peux trouver sur lui et je me persuade. il doit avoir un problème de prononciation avec une mâchoire comme la sienne. ou avec sa maladie, il doit être assis dans un fauteuil roulant, ou il marche avec une canne ou...
il est maître nageur dit-il et il m'a raconté qu'à partir d'aujourd'hui il fait un entraînement piscine tous les matins. est-ce peut-être aussi à cause de cette maladie ? comme Gilles ?
il faut que je lui invente des tas de tares afin de ne pas continuer à penser à lui toute la journée.
après tout, j'étais "obsédée" par Gilles et ça m'a passé. alors, pourquoi pas lui aussi ?
il est parti hier à l'aube sur la route de ses vacances. il a écrit : ce n'était pas prévu mais j'emporte mon ordi parce que je ne pourrais pas me passer de tes interventions".
résultat : dès que je peux aller jeter un oeil j'y vais. et pour l'instant aucun signe de lui.
tant mieux ! pourvu qu'il m'oublie et que moi aussi.
j'ai déjà vécu une histoire comme ça. un truc délirant, passionnel.
le gars m'a écrit via FB. on se connaissait, disait-il, il m'avait contactée sept ans avant pour des projets. appelée. et nos conversations avaient eu un effet sur lui tel que sept ans après il avait eu envie de me recontacter. au départ, je l'ai repoussé, sèche et cassante comme je sais le faire. ça lui a plu, il semble, il a insisté avec humour.
et peu à peu il a raconté sa vie. remplie de noir, de malheurs, de désespoir. mais toujours avec humour. j'ai raconté aussi. et un jour, pourquoi comment je ne sais plus, mais peut-être en fait que c'était toujours sous-jacent, le ton a changé et on s'est "inventé" une vie parallèle. on vivait aux côtés l'un de l'autre, on se touchait et se voyait même si on habitait loin. on partageait notre quotidien comme deux vrais amants. alors j'ai pris ma voiture et je suis allée chez lui. il avait une gamine handicapée, lui ne pouvait pas venir, j'y suis allée. Cinq heures de route aller, cinq heures de route retour et le battle de mon fils à ne pas louper. weekend intense, à bien des niveaux et pour nous physiquement et émotionnellement une rencontre incroyable. je n'ai pas voulu voir que nous dormions dans un canapé inconfortable dans le salon pendant que sa fille avait son lit, que cette enfant prenait une place trop importante, que l'homme galérait financièrement. je n'ai vu que la merveilleuse entente entre nous deux.
l'histoire s'est poursuivie bien sûr, surtout qu'ensuite il partait en Ecosse voir son autre fille et que nous sommes restés dix jours sans contact et que j'ai senti très douloureusement le manque de lui...
à son retour, on avait franchi un cap. je lui avait manqué aussi. on se parlait par webcam, on s'écrivait sans cesse des petits mots, on vivait réellement l'un avec l'autre. passionnel. il me rendait profondément heureuse.
on a essayé d'organiser des weekends mélangeant mon boulot et nos revoyures, mais il s'attachait et ces envies de nous deux juste nous deux, ça ne collait pas avec la terrible responsabilité qu'il avait envers sa fille handicapée. lors d'un weekend chez lui, où évidemment encore sa fille était là et demandait toutes les attentions, le malaise s'est installé, terrifiant pour moi. je suis partie le coeur en vrac, sachant que c'était fini, je ne voulais pas continuer sur une base de "bricolage de sentiments". encore aujourd'hui, j'y pense et même si je sais qu'il avait un lourd passé qu'il traînait toujours derrière lui, une amertume de vie, et tant de cicatrices non soignées, même si je sais que son avenir est focalisé par la vie de cette enfant qui peut mourir d'un instant à l'autre, je ne peux m'empêcher de ressentir beaucoup d'amour pour lui.
bref, tout cela pour dire que les envolées passionnelles grâce aux messages à distance, aux intentions que l'on grossit, aux sensations que l'on exagère, c'est facile. s'imaginer l'autre et quand la réalité nous rattrape, retomber dans une évidence de "banalité" qui casse tout le charme, c'est facile.
alors avec "mister Fb", je ne veux pas recommencer ça.
déjà je n'ai pas parlé de moi. je lui pose des questions sur lui, il a l'air d'avoir beaucoup souffert aussi (décidément je les attire... ;)) mais lorsqu'il évoque ces moments difficiles et ses rancoeurs, je le rabroue et l'engueule. je ne veux pas entendre ses plaintes.
donc, on se connait si peu, lui encore moins que moi.
et déjà je pense à lui toute la journée.
psit psit ! à éviter !
alors, vraiment, je fouille, je cherche, je regarde ce que je peux trouver sur lui et je me persuade. il doit avoir un problème de prononciation avec une mâchoire comme la sienne. ou avec sa maladie, il doit être assis dans un fauteuil roulant, ou il marche avec une canne ou...
il est maître nageur dit-il et il m'a raconté qu'à partir d'aujourd'hui il fait un entraînement piscine tous les matins. est-ce peut-être aussi à cause de cette maladie ? comme Gilles ?
il faut que je lui invente des tas de tares afin de ne pas continuer à penser à lui toute la journée.
après tout, j'étais "obsédée" par Gilles et ça m'a passé. alors, pourquoi pas lui aussi ?
il est parti hier à l'aube sur la route de ses vacances. il a écrit : ce n'était pas prévu mais j'emporte mon ordi parce que je ne pourrais pas me passer de tes interventions".
résultat : dès que je peux aller jeter un oeil j'y vais. et pour l'instant aucun signe de lui.
tant mieux ! pourvu qu'il m'oublie et que moi aussi.
j'ai déjà vécu une histoire comme ça. un truc délirant, passionnel.
le gars m'a écrit via FB. on se connaissait, disait-il, il m'avait contactée sept ans avant pour des projets. appelée. et nos conversations avaient eu un effet sur lui tel que sept ans après il avait eu envie de me recontacter. au départ, je l'ai repoussé, sèche et cassante comme je sais le faire. ça lui a plu, il semble, il a insisté avec humour.
et peu à peu il a raconté sa vie. remplie de noir, de malheurs, de désespoir. mais toujours avec humour. j'ai raconté aussi. et un jour, pourquoi comment je ne sais plus, mais peut-être en fait que c'était toujours sous-jacent, le ton a changé et on s'est "inventé" une vie parallèle. on vivait aux côtés l'un de l'autre, on se touchait et se voyait même si on habitait loin. on partageait notre quotidien comme deux vrais amants. alors j'ai pris ma voiture et je suis allée chez lui. il avait une gamine handicapée, lui ne pouvait pas venir, j'y suis allée. Cinq heures de route aller, cinq heures de route retour et le battle de mon fils à ne pas louper. weekend intense, à bien des niveaux et pour nous physiquement et émotionnellement une rencontre incroyable. je n'ai pas voulu voir que nous dormions dans un canapé inconfortable dans le salon pendant que sa fille avait son lit, que cette enfant prenait une place trop importante, que l'homme galérait financièrement. je n'ai vu que la merveilleuse entente entre nous deux.
l'histoire s'est poursuivie bien sûr, surtout qu'ensuite il partait en Ecosse voir son autre fille et que nous sommes restés dix jours sans contact et que j'ai senti très douloureusement le manque de lui...
à son retour, on avait franchi un cap. je lui avait manqué aussi. on se parlait par webcam, on s'écrivait sans cesse des petits mots, on vivait réellement l'un avec l'autre. passionnel. il me rendait profondément heureuse.
on a essayé d'organiser des weekends mélangeant mon boulot et nos revoyures, mais il s'attachait et ces envies de nous deux juste nous deux, ça ne collait pas avec la terrible responsabilité qu'il avait envers sa fille handicapée. lors d'un weekend chez lui, où évidemment encore sa fille était là et demandait toutes les attentions, le malaise s'est installé, terrifiant pour moi. je suis partie le coeur en vrac, sachant que c'était fini, je ne voulais pas continuer sur une base de "bricolage de sentiments". encore aujourd'hui, j'y pense et même si je sais qu'il avait un lourd passé qu'il traînait toujours derrière lui, une amertume de vie, et tant de cicatrices non soignées, même si je sais que son avenir est focalisé par la vie de cette enfant qui peut mourir d'un instant à l'autre, je ne peux m'empêcher de ressentir beaucoup d'amour pour lui.
bref, tout cela pour dire que les envolées passionnelles grâce aux messages à distance, aux intentions que l'on grossit, aux sensations que l'on exagère, c'est facile. s'imaginer l'autre et quand la réalité nous rattrape, retomber dans une évidence de "banalité" qui casse tout le charme, c'est facile.
alors avec "mister Fb", je ne veux pas recommencer ça.
déjà je n'ai pas parlé de moi. je lui pose des questions sur lui, il a l'air d'avoir beaucoup souffert aussi (décidément je les attire... ;)) mais lorsqu'il évoque ces moments difficiles et ses rancoeurs, je le rabroue et l'engueule. je ne veux pas entendre ses plaintes.
donc, on se connait si peu, lui encore moins que moi.
et déjà je pense à lui toute la journée.
psit psit ! à éviter !
samedi 3 août 2013
J16
bon, ben, voilà je me suis faite piéger comme une bleue, j'aurais du voir venir quand même... ça sentait le truc à plein nez...
les échanges virtuels on connait et entre un homme et une femme il y a toujours un moment où ça dérape. je m'étais préparée, j'ai cadenassé, mais l'homme est chouette, merde et à force de tous ces messages chaque jour, on est arrivés à ceux que je voulais éviter. en même temps, l'"érotisme" c'est mon boulot du moment alors forcément, on en a parlé.
il est vraiment étrange ce type, tellement "gentleman" et moi je le rembarre sans cesse avec mes gros sabots, mon langage dur.
mais là, hier soir et surtout ce matin, ça a dérapé.
et comme une conne, j'ai pensé à lui toute la journée.
heureusement, il se casse demain pour 4 semaines ici ou là, en congé, et ça permettra de décanter.
de toute façon, avec moi, c'est souvent pareil, je m'emballe et ensuite je me lasse.
je carbure à fond (en pensées) sur le type pendant plusieurs jours et puis, hop, d'un coup sec, je n'ai plus envie d'y penser.
je croise les doigts pour que ça me passe vite parce qu'il habite loin, il a une maladie "incurable", et il va avoir un boulot de commercial sur les routes.
en plus, ce matin, il n'y avait pas Gilles à la piscine.
bon, allez, je vais être patiente et laisser retomber la mayonnaise. en plus, je l'ai un peu rudoyé ce soir et j'ai la sensation d'avoir tout gâché. comme d'hab !
ce n'est pas bien grave.
demain à 6h je fais une course de sprint avec ma coatch et ensuite j'enchaine sur une journée chargée... alors, bon, j'aurais décanté..
pas le moment de flancher, j'étais si bien en célibataire...
les échanges virtuels on connait et entre un homme et une femme il y a toujours un moment où ça dérape. je m'étais préparée, j'ai cadenassé, mais l'homme est chouette, merde et à force de tous ces messages chaque jour, on est arrivés à ceux que je voulais éviter. en même temps, l'"érotisme" c'est mon boulot du moment alors forcément, on en a parlé.
il est vraiment étrange ce type, tellement "gentleman" et moi je le rembarre sans cesse avec mes gros sabots, mon langage dur.
mais là, hier soir et surtout ce matin, ça a dérapé.
et comme une conne, j'ai pensé à lui toute la journée.
heureusement, il se casse demain pour 4 semaines ici ou là, en congé, et ça permettra de décanter.
de toute façon, avec moi, c'est souvent pareil, je m'emballe et ensuite je me lasse.
je carbure à fond (en pensées) sur le type pendant plusieurs jours et puis, hop, d'un coup sec, je n'ai plus envie d'y penser.
je croise les doigts pour que ça me passe vite parce qu'il habite loin, il a une maladie "incurable", et il va avoir un boulot de commercial sur les routes.
en plus, ce matin, il n'y avait pas Gilles à la piscine.
bon, allez, je vais être patiente et laisser retomber la mayonnaise. en plus, je l'ai un peu rudoyé ce soir et j'ai la sensation d'avoir tout gâché. comme d'hab !
ce n'est pas bien grave.
demain à 6h je fais une course de sprint avec ma coatch et ensuite j'enchaine sur une journée chargée... alors, bon, j'aurais décanté..
pas le moment de flancher, j'étais si bien en célibataire...
vendredi 2 août 2013
J14 et J15
hier c'était la journée "centre de formation". je travaille hors de chez moi. je m'occupe d'étudiants en formation. bref, je suis prof. tuteur. donc je pars tôt et rentre en fin d'après-midi. comme tous les gens en fait. sauf que les autres jours de la semaine, je bosse autrement.
ça fait quelque temps que je me sens moins motivée pour aller bosser au centre mais hier c'était une vraie chouette journée. et avec mon cher J-la finance on a bien rigolé. il me donne de belles idées pour mes projets, on se stimule, on se respecte.
c'est étrange cette sensation de m'être glissée dans une autre peau, une autre vie.
ou plutôt d'avoir arraché à mon cahier de vie les pages d'avant et de recommencer à écrire sur des feuilles vierges, blanches, propres, attirantes et prometteuses.
je ne ressens plus aucun regret, aucune peine, aucune désolation pour ce qui a pu m'arriver de malheureux, pour ces hommes qui n'ont pas su m'aimer comme je le voulais, ces morts qui m'ont mise KO par leur absence, les occasions que j'ai manquées, les choses que je n'ai pas faites, les rêves qui m'ont nourrie et pourrie aussi...
aujourd'hui j'ai arraché tout cela de mon esprit, je me dis : voilà c'est comme ça, il y a ceux qui correspondent et ceux qui pas, ceux qui vivent et ceux qui pas, il y a ce chemin qui fut le mien et qui me permet aujourd'hui d'être si bien...
je ne sais pas comment expliquer justifier quantifier cette indulgence par rapport à tous ces "ratés" de ma vie, mais rien ne m'inspire colère, désolation, rage, peine, regret.
rien.
ce matin j'ai couru 21,7 kilomètres, j'étais si bien. un semi-marathon quand même ! je n'avais jamais réussi à faire cette distance là. en fait, je n'avais jamais essayé.
j'ai adoré. adoré. adoré.
je ne peux m'empêcher de m'interroger : est-ce qu'un jour, je vais retomber de cet état bienheureux qui est le mien, est-ce qu'un jour à nouveau, je vais me dire que la vie est dure, moche et que je n'ai plus envie de tenir le coup ?
pourvu que non, pourvu que non, pourvu que non...
je suis si bien, simplement.
ça fait quelque temps que je me sens moins motivée pour aller bosser au centre mais hier c'était une vraie chouette journée. et avec mon cher J-la finance on a bien rigolé. il me donne de belles idées pour mes projets, on se stimule, on se respecte.
c'est étrange cette sensation de m'être glissée dans une autre peau, une autre vie.
ou plutôt d'avoir arraché à mon cahier de vie les pages d'avant et de recommencer à écrire sur des feuilles vierges, blanches, propres, attirantes et prometteuses.
je ne ressens plus aucun regret, aucune peine, aucune désolation pour ce qui a pu m'arriver de malheureux, pour ces hommes qui n'ont pas su m'aimer comme je le voulais, ces morts qui m'ont mise KO par leur absence, les occasions que j'ai manquées, les choses que je n'ai pas faites, les rêves qui m'ont nourrie et pourrie aussi...
aujourd'hui j'ai arraché tout cela de mon esprit, je me dis : voilà c'est comme ça, il y a ceux qui correspondent et ceux qui pas, ceux qui vivent et ceux qui pas, il y a ce chemin qui fut le mien et qui me permet aujourd'hui d'être si bien...
je ne sais pas comment expliquer justifier quantifier cette indulgence par rapport à tous ces "ratés" de ma vie, mais rien ne m'inspire colère, désolation, rage, peine, regret.
rien.
ce matin j'ai couru 21,7 kilomètres, j'étais si bien. un semi-marathon quand même ! je n'avais jamais réussi à faire cette distance là. en fait, je n'avais jamais essayé.
j'ai adoré. adoré. adoré.
je ne peux m'empêcher de m'interroger : est-ce qu'un jour, je vais retomber de cet état bienheureux qui est le mien, est-ce qu'un jour à nouveau, je vais me dire que la vie est dure, moche et que je n'ai plus envie de tenir le coup ?
pourvu que non, pourvu que non, pourvu que non...
je suis si bien, simplement.
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