mardi 6 août 2013

J18 et J19

hier à la piscine, il y avait Gilles. et alors que je parlais à mon copain prof de musique, sur le bord du bassin (moi dehors, lui dans l'eau), on s'est fait des signes et des sourires avec Gilles mais ça en est resté là. ce que je suis gourde parfois.
et mister FB m'envoie même en vacances d'adorables petits messages.
bon, ceci dit, le sujet de notre conversation avec mon copain prof de musique c'était le film de la veille "partir" avec Kristin Scott-Thomas, Yvan Attal et Sergi Lopez sur l'adultère ou plutôt ce coup de foudre qui atteint le coeur d'une femme mariée et qui la laisse juste complètement décontenancée. avec cette hésitation entre le confort et l'acquis et l'incertitude du lendemain.
cette culpabilité de faire passer cet amour passionnel qui la bouleverse avant la famille, les enfants, ce foyer construit au fur et à mesure des années, souvent à coup de sacrifices parfois, d'abandons, de compromis... la femme se demande si elle n'est pas égoïste si elle a le droit, si ce qu'elle ressent n'est pas juste un comblement d'un manque inavoué avec des années d'une relation peut-être complice certainement partagée mais pas réellement amoureuse.
en parallèle vient cette certitude qu'on ne vit qu'une fois que la vie peut être courte et réservée de nombreuses surprises et qu'un tel coup de foudre, une telle passion, on ne doit pas passer à côté, on ne doit pas ne pas la vivre. parce qu'une fois vieille et fatiguée par cette vie devenue monotone à côté de ce mari qu'elle n'aime plus et qu'elle a choisi pourtant de ne pas quitter, elle regrettera, elle repassera le fil de cette passion qu'elle a refusée et elle se dira qu'elle a eu tort, qu'elle a tout gâché, qu'elle a laissé passer sa chance. comme trouver un juste équilibre entre ces sentiments contradictoires ?
entre être juste et être soi.
entre penser aux autres d'abord quitte à se faire du mal à soi, ou être heureuse pour soi mais aussi pour les autres qui nous verront heureuse comme jamais.

ensuite est venue la discussion sur l'égoïsme du mari quitté qui préfère détruire que d'accepter. qui préfère voir sa femme malheureuse avec lui qu'heureuse avec un autre.
c'est terrible ce sentiment amoureux, souvent couplé à l'orgueil. si aimer est sensé être la chose la plus merveilleuse, ce me semble être un sacré argument pour créer la zizanie et la catastrophe.
se sentir dépendant de l'autre dans cet élan nouveau et passionnel au point de parfois tout foutre en l'air sans réfléchir, et ne se sentir exister que par le couple qui donne une réponse publique rassurante à la société qui nous entoure est tout aussi destructeur.
je ne crois pas qu'aimer justement autant de souffrances, autant de méchancetés. aimer quelqu'un c'est aussi accepter de le voir heureux... même ailleurs.
je crois qu'on confond amour et reconnaissance, amour et orgueil, amour et dépendance.
j'aimerais bien savoir qui peut prétendre avoir vraiment aimer avec ce sentiment d'abnégation qui va avec...

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