il a appelé pour me dire que le prof de sport était mort dans un accident de moto. là. quelques heures avant son appel.
d'abord ce prof de sport je le connaissais, surtout son frère d'ailleurs qui a un charme fou et en use et abuse. la preuve j'y ai succombé. et je n'ai jamais regretté tant à l'époque ça m'a aidée.
ça m'a aidée cette histoire avec le frère du prof de sport parce que mon "amoureux" venait de se faire happer par son épouse dont il n'avait pas encore divorcé, qui lui avait parlé d'opération, d'hôpital, ... et lui, en homme presque parfait qu'il tentait encore d'être il était retourné à ses côtés, parce qu'il ne pouvait pas l'abandonner, il l'avait déjà fait assez souffrir, la vie l'avait déjà assez fait souffrir comme ça, alors il avait tourné le dos à notre merveilleux amour et était retourné avec elle, chez eux.
moi j'ai vraiment cru mourir et je ne suis pas morte, la preuve, mais cette histoire avec le frère de ce prof m'a aidée vraiment. cet homme au charme et au charisme fous se débrouillait dans son emploi du temps surchargé pour me voir tous les soirs, il m'envoyait des tas de textos tous passionnés... un truc dingue. qui m'a sauvée.
et mon "amoureux" justement est revenu finalement quelques mois après, me disant qu'il ne pouvait respirer sans moi et nous avons alors décidé d'aller jusqu'au bout cette fois, de nous installer ensemble. j'ai eu du mal à lâcher l'histoire un peu dingue avec mon amant, mais je l'ai fait.
et mon amoureux s'est finalement tué en moto, un dimanche soir, jour de l'anniversaire de ma grande fille en venant nous voir.
je me retrouve presque quatre ans après, avec le frère de mon "sauveur" de l'époque qui meurt de la même façon presque que mon amoureux.
j'avais décidé de ne plus voir de signes nulle part, d'arrêter de voir des signes, de ne plus y faire attention, de regarder ailleurs, passer son chemin et vivre le plus légère possible.
je me suis fait rattraper ce soir. je ne sais pas ce que tout ça signifie mais voilà, je cogite.
et je me dis que j'avais presque oublié combien la vie peut être brutale et surprenante et que je dois m'en souvenir pour ne rien gâcher, pour oser, comme avec Gilles notamment, lui que j'ai à peine regardé ce matin à la piscine, à qui je n'ai pas parlé depuis une semaine...
je dois oser, même si avoir un homme n'est pas ce qui me préoccupe mais je ne dois plus hésiter dans ce que je voudrais faire. je dois foncer, putain !
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