retour au bercail. les holidays sont rangées c'est une nouvelle année scolaire qui démarre.
je la sens moyen moyen cette année, parce qu'il y a la grande qui part, la seconde qui va me gonfler avec ses histoires de sorties entre copines et que le bac français l'attend à la fin de l'année et le rikiki qui a son brevet qu'il doit assurer.
parce que j'ai le corps en vrac (genoux, chevilles, adducteurs) et que je n'ai pas baisé depuis trois mois, que je ne veux pas qu'on voit mon corps, que j'entends mes copains Hervé et Guy me raconter leur nouvelle histoire et que c'est parsemé de textos toutes les dix minutes et que je détesterai je le sais. mais que je suis quand même comme une grosse truffe à tout régler seule et que je commence à me dire qu'à deux ça peut être cool aussi mais que je ne dois pas être douée car contrairement à mon copain Guy qui trouve toujours très vite une femme avec qui il reste, avec qui il a des projets, moi NON !
parce que je suis de retour chez moi, je guette un texto de Bruno, je me mets à surveiller chaque coin de rue en espérant le croiser dans son véhicule pro. non pas que j'y tiens et que je suis prête à.. mais un mec pret à braver les interdits et les dangers juste pour me redire que m'embrasser ça a été une sacrée claque pour lui et qu'il n'aspire qu'à une chose : se retrouver contre moi, j'avoue que j'aimerais bien vivre ça un peu.. le mec de Fb m'envoie tjs qq petits textos tjs très mimi mais nous ne franchissons pas la barrière et ma copine kiné ne me fait plus signe comme pour confirmer mes doutes sur les retours négatifs qu'elle a eus à cette fameuse soirée.
c'est drôle, on aime en fonction du lieu où on habite, la région le pays, en fonction des gens qui gravitent autour de nous mais si on habitait ailleurs si on vivait sur une autre planète, qui aimerions-nous ? on croit avoir trouver l'âme soeur,vivre avec des gens qq chose d'incroyable mais qu'en aurait-il été si nous avions vécu ailleurs ? "ma meilleure amie", "mon alter ego", ne dépendent que du lieu où on a planté notre tente et nos racines. mais si on avait vécu ailleurs, alors quoi ?
en vacances il y avait cet homme, ce patron de restaurant qui m'a dit : quelle pitié de vous rencontrer le dernier jour. et je me suis dit : qu'est-ce qui se serait passé si je l'avais rencontré avant, dans sa vie d'avant meme. non pas que l'homme me plaisait mais juste cette réflexion : j'aurais pu rencontrer cet homme un jour si ma route avait croisé la sienne. on aurait peut-être pu s'aimer. et cette idée que partout dans le monde il y a des gens à aimer et qu'on se cantonne à ceux autour de nous. chaque fois que je me déplace je rencontre des gens, je sympathise. alors mon cercle d'amis me parait bien limité si je pense à tous ces gens sur cette Terre que je n'ai jamais rencontrés. et le nombre de mes amants aussi... je crois qu'il est temps que je bouge, que j'aille vivre ailleurs...
donc Bruno ne m"intéresse pas, je veux juste qu'il me fasse signe pour rassurer mon égo.
au moins ça. même si j'ai senti en lui un mec bien, un mec qui me plairait de "vivre" un peu.
après je crois que ça flatterai la confiance en moi et me permettrait d'avancer à foooond ! mais quelle horreur d'attendre et de ne pouvoir en parler à personne..
j'ai décidé d'arrêter de raconter ce genre d'état d'ame à mes quelques amies. raconter ma vie, mes projets oui. mais pas mes ressentis mes désillusions, mes attentes.
faut que j'arrive à garder mon jardin secret pour moi. c'est important ça.
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