vendredi 2 août 2013

J14 et J15

hier c'était la journée "centre de formation". je travaille hors de chez moi. je m'occupe d'étudiants en formation. bref, je suis prof. tuteur. donc je pars tôt et rentre en fin d'après-midi. comme tous les gens en fait. sauf que les autres jours de la semaine, je bosse autrement.
ça fait quelque temps que je me sens moins motivée pour aller bosser au centre mais hier c'était une vraie chouette journée. et avec mon cher J-la finance on a bien rigolé. il me donne de belles idées pour mes projets, on se stimule, on se respecte.
c'est étrange cette sensation de m'être glissée dans une autre peau, une autre vie.
ou plutôt d'avoir arraché à mon cahier de vie les pages d'avant et de recommencer à écrire sur des feuilles vierges, blanches, propres, attirantes et prometteuses.
je ne ressens plus aucun regret, aucune peine, aucune désolation pour ce qui a pu m'arriver de malheureux, pour ces hommes qui n'ont pas su m'aimer comme je le voulais, ces morts qui m'ont mise KO par leur absence, les occasions que j'ai manquées, les choses que je n'ai pas faites, les rêves qui m'ont nourrie et pourrie aussi...
aujourd'hui j'ai arraché tout cela de mon esprit, je me dis : voilà c'est comme ça, il y a ceux qui correspondent et ceux qui pas, ceux qui vivent et ceux qui pas, il y a ce chemin qui fut le mien et qui me permet aujourd'hui d'être si bien...
je ne sais pas comment expliquer justifier quantifier cette indulgence par rapport à tous ces "ratés" de ma vie, mais rien ne m'inspire colère, désolation, rage, peine, regret.
rien.
ce matin j'ai couru 21,7 kilomètres, j'étais si bien. un semi-marathon quand même ! je n'avais jamais réussi à faire cette distance là. en fait, je n'avais jamais essayé.
j'ai adoré. adoré. adoré.

je ne peux m'empêcher de m'interroger : est-ce qu'un jour, je vais retomber de cet état bienheureux qui est le mien, est-ce qu'un jour à nouveau, je vais me dire que la vie est dure, moche et que je n'ai plus envie de tenir le coup ?
pourvu que non, pourvu que non, pourvu que non...
je suis si bien, simplement.

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