je me suis réveillée avec la tête qui tournait et les yeux gonflés comme si j'avais pleuré toute la nuit. l'orage grondait et la pluie tombait à seaux. je ne suis pas allée courir. j'irai cet après-midi, l'air est resté frais, il ne faut plus que je mange avant.
je me suis enfilée quatre tartines de confiture, ce que je ne fais jamais. d'abord parce que le sucre ce n'est pas mon truc, je fais une sorte d'intolérance au sucre, et parce les tartines le matin à part avec du fromage et du jambon, ce n'est pas mon truc non plus.
je comptais faire ci et ça dans la journée, je vais simplifier mon emploi du temps, ça me permettra de bosser en plus.
j'ai mal à une oreille, je ne sais pas si c'est à forcer de mastiquer du chewing-gum ou si, comme je l'entends dire, il y a un "vent" d'otites qui traine mais je me sens moins vive, c'est sûr.
pourvu que ce ne soit pas un contrecoup de l'absence de Gilles hier... je plaisante bien sûr mais... on ne sait jamais... j'ai beau savoir encaisser et me vanter d'être rodée à toute épreuve et en premier chef la solitude, peut-être que... ça a joué sur mon moral... et donc sur mon physique...
hier, justement, je discutais avec la jolie Cé qui vient de perdre sa meilleure amie, compagne de vie de trente ans, qui s'est suicidée. parce qu'elle ne supportait plus la mort de sa fille depuis plusieurs années. le poids du chagrin était trop lourd à porter, elle n'en avait plus le courage.
et Cé me dit qu'elle sent son corps qui "myopathise". donc elle ne sent plus son corps. parce que son amie est partie, qu'elle se sent abandonnée, ou coupable peut-être de n'avoir pas su soulager sa douleur.
d'accord, elle a un problème à la base, problème qu'elle gère en en freinant les désastreuses conséquences (comme Gilles... oui, bon, ça va, j'arrête avec lui...) mais là, elle n'y arrive plus et elle sent une dégradation de son problème. son corps l'abandonne alors que sa tête tente farouchement de chasser les mauvaises pensées. elle est amputée de son amie. et elle le sent.
voilà, le corps comme acteur de nos souffrances d'âme.
le corps dit, divulgue, montre, annonce, dénonce.
c'est pour cette raison que j'ai toujours aimé l'homéopathie. chercher à comprendre d'abord ce qui nous a blessés, perturbés, dérangés, attaqués, avant de trouver un chemin pour soigner les maux que notre corps manifeste.
rien de tel que le jogging tout à l'heure pour m'obliger à chasser cet état un peu flou dans lequel je suis aujourd'hui.
allez, zou...
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire