hier cela faisait deux mois que ma relation avec mon dernier "lover" avait cessé.
bizarrement d'ailleurs, parce que du jour au lendemain il n'a plus rappelé, et moi non plus, et tout cela parce qu'il s'inquiétait pour son avenir qui risquait de l'emmener vivre loin, loin de moi évidemment, alors que cela faisait seulement deux mois que nous nous voyions, et que j'ai eu l'impudence de dire qu'il était bien trop tôt pour penser à quelque chose, quoi que ce soit, en commun, et que même si cette histoire, à peine commencée, devait donc en rester là, je trouvais que ce que nous avions partagé était déjà sympa. qu'il devait donc donner priorité à cette mutation lointaine et faire peu de cas de nous.
il n'était pas de cet avis, car lui n'avait jamais réellement rien construit et qu'il se disait que la quarantaine approchant, il serait peut-être temps qu'il se pose un peu et qu'une femme super comme moi c'était une vraie belle occasion de se poser un peu.
évidemment le "super comme moi" ça vient de moi, pas de lui, mais j'ai l'honnêteté de reconnaître mes qualités et je sais que pour lui, j'étais un cadeau.
franchement, un psychorigide comme lui, aseptisé, maniaque et égocentrique au possible, je ne pouvais pas rêver, ce serait-ce qu'une seconde, finir mes jours avec lui... soyons raisonnable.
mais il était mignon, pas mauvais amant et avait une chouette conversation.
à la différence, moi j'ai déjà construit et je ne vis aujourd'hui que dans le plaisir de l'instant présent avec aucune intention d'extrapoler ou même de me recaser.
aucune.
que ce soit clair.
c'est étrange, les hommes que je rencontre ne prennent jamais au sérieux cet avertissement que je donne rapidement : "pas de future vie en commun à envisager"et ils s'imaginent tous être "celui qui" me fera changer d'avis. ils finissent tous virés.
normal !
mais ce ne sont pas ces "deux mois de pause sentimentale ou sexuelle" qui ont justifié ce défi "d'un an d'état d'âme à partager" avec vous. c'est mon cher J-la finance.
une crème.
hier donc (jour où j'ai commencé à réfléchir à ce blog), c'était le jour de "baleino-palmito", entendez par là : jour de piscine avec les palmes.
ça n'a pas l'air mais ce n'est pas évident de faire des longueurs rien qu'en palmant et les premières séances je me faisais l'effet d'une baleine bloquée dans du sur-place.
j'alterne : un jour piscine, le lendemain jogging.
j'ai besoin de cette heure quotidienne de sport pour libérer mon énergie.
c'est vous dire si, à 46 ans, je ne ressemble pas à une baleine justement.
en ce moment, ce sont les horaires d'été à la piscine alors chaque matin où je m'y rends dès l'ouverture, je découvre Gilles dans le bassin. là, je ne vais pas tricher, il s'appelle Gilles, je le nomme ici Gilles.
le "plus beau dos que j'ai jamais vu" de toute la terre entière. et moi les beaux dos j'adore. ce type est un orque, un dauphin, un animal marin. son dos bronzé est luisant, large, musclé. une merveille.
et l'homme est charmant.
je ne demande rien d'autre, chaque fois que je viens m'entraîner avec mes palmes que de me régaler du spectacle de son dos magnifique qui plonge et replonge, alors que ses jambes sont serrées autour d'un boudin de mousse.
et le petit clin d'oeil accompagné d'un beau sourire qu'il m'a offert hier a suffi pour me faire planer tout le reste de la journée.
parce qu'on se connait Gilles et moi, mais l'homme n'est pas bavard et il ne vient pas à la piscine faire la causette. ça tombe bien, moi non plus.
hier piscine, ce matin course à pied : 5 kms de sprint 5 kms d'endurance. j'ai battu mes records et ce fut une sensation folle, une ivresse indescriptible. que du bonheur !
bien meilleure qu'une nuit de baise, je vous l'assure.
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