dimanche 21 juillet 2013

J3

aujourd'hui jour impair, jour palmito.
après le marché, piscine donc.
le dimanche c'est obligatoire il y a du monde dans les bassins. et il y en avait.
Gilles était là aussi.
Et H mon copain musicien, que j'appellerai donc H-le fou chantant ça lui va bien, était là également.
H bosse avec Gilles, pas de secret ils sont profs tous les deux, comme ça, ça plante le décor.
H m'a invitée à manger chez lui ce midi, on se connait bien, on se dit tout, il a besoin de mon point de vue éclairé de femme, je l'ai sollicité pour Gilles.
c'est bizarre comme sont les choses : au commencement il y eut quelques mots échangés sur un bord de bassin, des nouvelles des enfants essentiellement, de la vie en général. quelques mots, rien de plus. pas de vibration, pas d'éclair dans les yeux.
puis cette découverte de son dos plutôt "parfait" je ne vois pas quel autre adjectif employer. puis le mouvement de son dos qui accompagne mes longueurs de bassin.
ce plaisir qui me gagne de cette observation du mouvement de ce dos.
en parler avec H, en rêver, se dire qu'on y pense, se redire que franchement ce type il est étrange (Gilles) donc y repenser encore, le croiser au magasin, recevoir son clin d'oeil, s'interroger sur lui et y repenser encore une fois, son petit coucou de la main aujourd'hui et son sourire lumineux quand je lui rends son coucou... et me retrouver à en discuter longuement avec H qui me parle de ce collègue, à mots couverts par discrétion, par respect mais qui m'en parle quand même.
ce qui n'était qu'une rencontre surprise, un matage de femme célibataire qui aime les beaux dos devient presque une "idée derrière la tête" en bonne et due forme.
non, j'avais dit : pas de mec !
il ne faut pas que je laisse mon esprit tricoter pour moi.
ça part tellement vite ces impressions de sentiment. parce qu'on y pense, repense et repense encore, on se met à avoir des palpitations quand on le croise, on se met à en rêver la nuit, à s'impatienter de le revoir...
inutile.
à éviter.
ceci dit, Gilles a un problème de santé assez grave qui ne s'arrangera pas avec le temps, Gilles a une grosse plaie au milieu de sa vie qui doit être dure à soigner, Gilles était un homme psychorigide, intransigeant et dur, sa maladie l'a humanisé (dixit H) et le voilà séparé, éloigné de ses enfants, essayant de lutter contre sa maladie comme il peut, quotidiennement.
et bingo, on a le package total de l'homme "écorché" comme ceux vers lesquels je me retourne inlassablement.
là, il ne faut pas que je déconne, je ne dois pas craquer.
après la piscine et le repas chez H, je suis allée voir des expositions de sculptures dans les différents villages des environs "une balade en sculpture" et j'ai croisé un "ex"-amant, pas vu depuis trois ans, je crois, qui me dévorait des yeux tout en me parlant.
amusant.
à quoi ça rime ces "histoires" homme/femme ?
si vous avez un début de réponse, laissez-vous aller et parlez-en...
allez, ce soir, ce sera ciné avec ma frangine, il fait beau et je me sens vivante.

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