Gilles n'était pas à la piscine aujourd'hui. je me suis dit, très hypocrite : j'espère que c'est de bon augure, qu'il a trouvé une nana (en deux jours ça paraît peu probable, mais vous savez combien on est de mauvaise foi quand on est une femme et qu'on parle d'un homme) ou qu'il a été dans sa famille pour un weekend entouré.
ou bien il est parti en vacances.
il n'empêche.
alors que depuis deux jours, j'échange des dizaines de messages avec un type sur facebook, un maître-nageur passionné par la moto, sympa et mignon comme tout.
alors que j'ai enfin accepté un rendez-vous avec cet homme rencontré il y a sept ans et avec qui je n'avais fait qu'échanger une correspondance délicieusement poétique, puis délicieusement érotique... pour finalement cesser tout échange, de façon un peu brute, ce qui avait eu l'heur de me faire enrager, voire me blesser et ça avait engendré de belles créations, in fine.
il m'avait relancée il y a quelques semaines en disant : tu as du oublier. pas moi.
évidemment, il ne faut pas me chercher comme ça, je n'aime pas qu'on décide de ma vie à ma place, de mes oublis à ma place, de mes souvenirs à ma place.
très vite, l'envie était revenue, cette envie construite à partir de messages bien rédigés, des messages qui touchent au but, qui font mouche. et puis, l'envie était repartie aussi vite. allez savoir. parce que je me suis dit que c'était trop facile pour lui, il revenait quand cela lui disait et il suffisait d'écrire des mots bien choisis pour que l'étincelle reparte. il venait et repartait à son gré et je devais attendre qu'il me fasse signe pour espérer quelque chose. donc j'ai dit : stop, on arrête, je n'ai plus envie.
et puis, parce que je pense un peu trop à Gilles, je me suis dit qu'il fallait que je fasse baisser la pression. alors je lui ai : après tout, proposez-vous un rendez-vous.
et il a répondu rapidement et propose qu'on se voit en septembre.
espérons que je ne sois ni morte ni enterrée ni desséchée d'ici septembre. sinon il ne lui restera de moi qu'une envie comme un os à ronger...
en même temps, je n'arrive pas à boucler mon boulot alors penser à un rendez-vous actuellement, ça serait pure folie.
bref, alors que... je me suis sentie en colère de l'absence de Gilles, comme si je lui en voulais de m'abandonner.
alors j'ai nagé vite, je me suis explosé les cuisses et je me suis à peine faite plaisir.
et j'ai détesté ça.
demain j'irai à l'aube courir pour défouler le reste d'agacement qui perdure.
et dire que j'avais dit : plus aucun mec.
trop forte la fille !
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