Bruno m'a donné rendez-vous. un rendez-vous furtif juste pour me voir tranquille, rediscuter de cet instant volé où nous nous sommes embrassés, emballés par l'alcool et le délire d'une soirée et dont nous avons gardé un sentiment doux et étrange. quelque chose de différent d'un baiser volé par l'acool et le délire
il a essayé de tenir, d'oublier les sensations que cela lui a laissées, de ne plus avoir envie d'aller plus loin, de ne pas tenter de me revoir mais il n'a pas réussi; un peu plus d'un mois après, le souvenir est resté gravé obsessionnellement en lui.
donc, il m'a réécrit et a fini par me proposer un rendez-vous. hier soir.
on s'est vus dans un chemin de campagne perdu (enfin, bon, il y avait quand même un mec venu roder dans le coin et là, ça craint un peu...) et nous nous sommes embrassés à nouveau, nous avons parlé beaucoup, nous nous sommes encore embrassés.
il n'aurait pas fallu grand-chose pour que ça dérape mais moi je ne me sentais pas.
d'abord parce que je le connais depuis quelques années, que je connais son épouse, que...
en tout cas, j'ai pu, en le voyant de près, me rendre compte qu'il était très mignon, avec de super beaux yeux, très bien foutu, je n'avais jamais remarqué, en fait je ne l'ai jamais regardé ce mec, des bras musclés... bon, par contre il n'est pas grand.
lui, semble penser que cette "aventure" peut devenir sérieuse. moi je sais que non, et j'espère que cela ne créera pas de dégâts.
en fait, je mens, je sais très bien que ça finira en bordel mais il y a une sorte d'excitation à l'idée de ce bordel.
une sorte d'égoïsme satyre de me dire que peu importe l'issue, je me le serai tapée et il aura aimé ça.
en plus, ça m'aide à relativiser pour Christophe, le mec FB.
je crois que de lui, je tombe peu à peu amoureuse et je lui en veux de n'avoir pas cherché à me voir.
je suis même furax, vexée.
alors je lui ai envoyé un message.
j'ai passé la journée loin de chez moi pour le boulot, je suis rentrée claquée, et j'aurais du en fait dormir contre lui. mais il roule toute la semaine, il était crevé, avait besoin de repos. je ne digère pas de ne pas être assez importante pour qu'il ait envie de faire un effort.
alors je lui ai envoyé un message. je le lui ai dit.
je verrai bien sa réaction.
en attendant, je me "console" avec Bruno. et franchement, ce n'est pas dégueu du tout.
je vais même relancer ce type rencontré il y a sept ans qui m'avait sollicitée cet été et proposé d'être mon amant éternel. alors pourquoi pas ? je vais me griser de corps masculins, arrêter de refuser là où je suis tentée, ça m'évitera de m'attacher à Christophe, une chimère virtuelle, un amoureux à distance.
je suis fâchée, c'est sûr mais ça va passer. je vais m'en occuper très rapidement.
et je réfléchis encore : pourquoi est-ce que les hommes ne tiennent pas jusqu'au bout ? pourquoi lâchent-ils avant ?
je n'en sais rien.
je m'en fous.
je n'ai pas envie de me prendre la tête sur ce que je fais, ne fais pas, devrais faire. je prendrai le temps d'y réfléchir quand je serai vieille. et seule. et désoeuvrée..
donc, bref, certainement jamais..
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